La société malade

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La société malade

Libérer son esprit des dogmes véhiculés par la société.

© Alain Paquette, 2018.

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Aucune reproduction n'est autorisée sans l'obtention, au préalable, d'une autorisation 
écrite de l'auteur.

Pour toutes questions et les requêtes d'édition, veuillez envoyer un courriel à
questions@revorealm.com

NOTE : Je corrige présentement le texte, désolé pour les fautes restantes, elles seront corrigées sous peu. Merci.

IMPORTANT : J’ajouterai aussi bientôt la troisième section du livre, environ 40-60 pages supplémentaires pour clôturer la discussion et exposer comment le mode de vie de consommation nous rend malade par notre exposition aux polluants cancérigènes divers.

Tables des matières

Introduction.

Première section : influences reçues de la société.

Éduqués à accepter la maladie.

Propagandes, contexte social et idéologie actuelle.

Deuxième section : Mode de vie dénaturé.

Propagation du stress.

Conclusion.

Notes.

 

Introduction

C’est un long cheminement que celui qui m’amène à vous livrer cette oeuvre. C’est en 2002 que la vie m’a placé sur cette route. J’avais alors dix-neuf ans. En confiant le rétablissement de ma santé à la médecine, j’allais développer une escalade de troubles de santé dont les principaux étaient :

  • Syndrome d’hypersensibilité chimique,
  • Syndrome de fatigue chronique,
  • Arythmie cardiaque,
  • Troubles circulatoires,
  • Trouble de la glycémie,
  • Hypersensibilité à la lumière,
  • Hypersensibilité aux bruits,
  • Eczéma,
  • Graves troubles au foie,
  • Douleurs articulaires,
  • Dégénérescence cognitive (difficultés à parler correctement, perte rapide de facultés telles que la mémoire, la créativité, les capacités d’apprentissage, etc.)
  • Faiblesse osseuse.

En 2004, je frôlais la mort, j’avais perdu espoir, il ne semblait exister aucune solution médicale à mes problèmes. Je constatais du même coup mon exaspération à attendre après une science médicale inefficace pour traiter les maladies chroniques dont je souffrais. J’entrepris de me guérir par moi-même en essayant de découvrir les véritables causes à la base de mes maux. La proximité de la mort induit alors un cheminement amenant mon esprit à s’ouvrir pour voir le monde sous un autre regard. Je pris alors une décision qui changeant le cours de mon existence à tous jamais : mettre ma conscience au service de mon corps et transformer mon existence en fonction de tout ce que je pouvais apprendre du langage avec lequel mon corps parlait (la maladie et ses symptômes).

Mon hypersensibilité chimique multiple engendrait en moi de vives réactions lors de mes expositions à une multitude de produits chimiques. En percevant ce syndrome, cette “maladie”, comme un langage du corps envers ma conscience, cela m’a permis d’obtenir une formation inestimable en matière de santé, développée simplement par l’écoute de mon corps. Mes sens se retrouvaient exacerbés à des niveaux difficilement concevables pour les gens n’ayant jamais connu ce trouble. Je détectais chaque polluant présent autour de moi que ce soit dans ma nourriture, dans mon eau, sur ma peau, dans l’air, etc.

Bien sûr, cela eut vite fait de dresser une multitude d’obstacles sur mon chemin. Par exemple, je ne pouvais lire le journal ou même m’approcher d’un livre imprimé, car l’odeur de l’encre m’était insupportable. Je ne pouvais pas non plus être en contact prolongé avec la plupart des gens, entre autres à cause des odeurs qu’ils transportent sur eux sans s’en rendre compte : parfums, résidus de détergents à lessive, cigarette, maquillage, après-rasage, etc. J’étais évidemment incapable de demeurer à l’intérieur de la plupart des lieux publics : centres commerciaux, cinéma, école, etc. car ces lieux sont remplis d’odeurs diverses. J’étais à ce point sensible que je goûtais toutes les impuretés présentes dans les aliments, par exemple la présence de pesticides ou bien d’OGM. Je m’intoxiquais d’une simple balade en voiture, incommodé par l’odeur d’échappement des voitures, de l’asphalte, du smog, de l’odeur des pneus, etc. Difficile à croire bien sûr, mais ce fut ma réalité durant des années.

Ayant vécu ce type d’expérience et étant parvenu à guérir l’ensemble de mes troubles de santé sans l’aide de la médecine, j’ai tenté de transmettre ce cheminement incroyable de différentes façons : livres, conférences, Youtube, etc. En 2007, je publiais mon premier livre sur l’alimentation intitulé le Guide Alimentaire Rajeunissant. Dans ce livre, j’annonçais une trilogie qui à terme permettrait à n’importe quelle personne de comprendre d’où proviennent les maladies et comment les guérir sans l’aide de la médecine. Pour se faire, je dois expliquer des vérités universelles immuables qu’il faut comprendre afin de vivre en santé et harmonieusement sur Terre. La discussion est intimement liée à la manière dont nous traitons non seulement notre corps, mais la planète sur laquelle nous vivons.

Henry David Thoreau, philosophe du XIXe siècle disait : « Notre intérêt est au comble lorsque la science raconte ce que les hommes connaissent déjà, soit par la pratique, soit d’instinct, pour ce que cela seul est une véritable humanité, ou relation de l’humaine expérience. ». C’est ce que je vous offre avec tout mon coeur et toute l’honnêteté que la vie m’a permis de développer.

En choisissant de faire confiance à mon corps et en abandonnant les méthodes de guérison utilisées en médecine moderne, j’ai été mis en contact avec un savoir universel simple d’une telle beauté qu’il n’est pas étonnant que j’aie choisi par la suite d’y consacrer la partie la plus importante de ma vie. En écoutant mon corps et en l’utilisant comme un compas, je me suis laissé guider vers la guérison et j’ai pu mieux comprendre ce que nous faisons qui nuit à la vie sur Terre, et ce, autant à la vie autour de nous qu’à la vie en nous, ce qui d’un point de vue universel consiste en une seule et même chose.

De cette expérience, j’ai pu relever un fait important : lorsque le corps est mis dans un état compromettant sa vie, nous éprouvons des symptômes (que nous nommons parfois maladies) qui sont en fait des manifestations d’un langage qu’utilise notre corps pour informer notre conscience[1] de ce qui ne va pas. Je distinguerai toujours ces deux dimensions de l’être que sont le corps, que j’associe à l’inconscient en psychologie, et la conscience, qu’on pourrait qualifier par le terme ‘moi’ si on utilisait la terminologie de Carl Gustav Jung mais je l’appellerai plutôt le conscient. Le conscient est donc la somme des influences reçues et la personne que nous croyons être, ce que nous désirons atteindre dans le cadre de la société. L’inconscient est plutôt ce que nous sommes vraiment, mais qui est refoulé, l’expression de notre vraie nature, complètement détachée des inclinaisons ou influences qu’engendre la société en nous.

Même si cela peut paraître difficile à accepter aux premiers abords, le corps sait toujours ce qu’il fait, et tout ce qu’il fait est dans le but de vivre et de retrouver l’équilibre nécessaire à la vie, mais il faut savoir que parfois cet équilibre est trop perturbé pour que la conscience puisse comprendre et même accepter tout le chemin à faire pour retrouver une vie harmonieuse du point de vue de l’équilibre que recherche la vie en nous. D’où le conflit inévitable qu’engendre la structure sociale actuelle entre le conscient et l’inconscient. Le corps aspire à des choses bien différentes de celles que la conscience s’entête à valoriser : argent, pouvoir, succès et autres ne nourrissent pas le corps, mais seulement l’égo. Souvent, les besoins du corps sont radicalement opposés aux intérêts particuliers de notre vie de tous les jours.

Pour de nombreuses maladies chroniques, la médecine n’identifie pas clairement ce qui distingue une personne « malade » d’une autre dite « en santé », c’est le cas par exemple pour le syndrome d’hypersensibilité chimique multiple, le syndrome de fatigue chronique et d’autres maladies chroniques qui étaient émergentes au début des années 2000. Il est triste d’affirmer qu’elle n’a pas encore intégré dans ses techniques le maintien de la santé, trop occupée est-elle à concentrer ses efforts sur la maladie. Elle ne s’attarde pas suffisamment sur les raisons pour lesquelles le niveau d’énergie et le sentiment de bien-être chutent drastiquement chez certaines personnes, malgré qu’elles ne soient pas nécessairement déclarées comme étant malades. Ce livre s’adresse donc aux gens qui désirent optimiser leur santé et vivre à leur plein potentiel.

En vérité, tous nos maux, des petits aux gros, puisent leur source dans des circonstances physiques internes. Il m’est apparu évident que toutes les maladies dont je souffrais jadis n’étaient qu’un cri d’alarme de mon corps face à un problème imminent qui le guettait, ce problème était la contamination excessive de ses tissus par divers polluants. Dans ce livre, j’engloberai sous les termes toxines ou déchets ces polluants accumulés par le corps qu’il faut éliminer pour guérir.

Une personne a toujours le choix de voir sa maladie comme une malédiction dont elle n’est pas responsable ou bien au contraire, elle peut la percevoir comme un outil pour réorienter sa vie dans une direction plus harmonieuse. La nature n’a guère d’intérêt dans nos loisirs et nos passions subjectives, dans sa structure tout est simple: si vous obéissez à ses règles, vous serez préservés et vos gestes entretiendrons en vous l’équilibre nécessaire à la santé; au contraire, si vous n’êtes pas à l’écoute de l’équilibre qu’elle propose, vous serez recyclés plus rapidement. La nature est basée sur l’équilibre, c’est ce qu’elle recherche et étant nous-mêmes les fruits de cette nature, si vous comprenez cet équilibre qu’elle propose, alors vous améliorerez votre sentiment de vivre et votre vitalité.

On nous éduque à vivre une vie préfabriquée, standardisée, à ne pas tenir compte des petits symptômes, à les mater à coups de médicaments pour poursuivre un idéal de vie « au-dessus » de ces désagréments. Vivre dans le sentiment de son omnipuissance, en ne songeant qu’à nos ambitions, qu’à nos plaisirs personnels et totalement insouciants des nécessités, voire des contraintes, qu’impose le maintien de la vie sur Terre est très nuisible et constitue la principale raison des problèmes qu’on rencontre présentement sur Terre : réchauffement climatique, augmentation des taux de cancers, problèmes d’apprentissages des enfants, embonpoint, etc.

Avant de comprendre que nous devons nous laisser guider par notre corps et cesser de rechercher des solutions médicales miraculeuses à un mode de vie qui ne fait aucun sens, la plupart des gens ont besoin de passer de longues années à souffrir de maladies ou de limitations quelconques. Un autre but de ce livre est de vivre ces prises de conscience sans avoir à passer par la maladie et la souffrance. Une personne malade ne doit pas voir sa maladie comme une limitation à ses ambitions vraisemblablement nuisibles qui l’ont mené jusque-là, mais plutôt, comme un tremplin permettant de redéfinir sa pensée et de se concentrer sur des enjeux plus fondamentaux. Par exemple, transformer son environnement de vie, son alimentation, sa gestion de son repos et de son stress pour que ceux-ci soient plus sains.

Dès que j’ai fait entièrement confiance à ce que mon corps me disait, ce que je ressentais au fond de moi-même, mon état de santé n’a cessé de s’améliorer. C’est mon corps qui m’a tout appris. Il faut se battre pour notre corps et non contre lui, même si nous ne sommes pas éduqués ainsi[2]. Je dois dire que j’ai souffert aussi longtemps que j’ai continué de faire à ma tête en suivant simplement les pressions sociales et les influences qui agissaient sur moi.

Le plus grand défi pour atteindre une santé exceptionnelle ne s’effectue donc pas face aux difficultés de changer nos habitudes, mais bien contre nous-mêmes et notre tendance à ne pas vouloir nous détacher des comportements et des pensées populaires valorisées par les médias, mais qui favorisent une logique de maladie.

Rares sont les humains capables d’agir différemment des autres, la plupart des gens veulent vivre comme tout le monde, et c’est pour cette raison que beaucoup de gens développent des maladies graves comme tout le monde. Lisez ce livre jusqu’au bout et vous aurez appris à vous détacher des influences destructrices que vous envoie sans cesse la société.

 

Regard sur les influences qui nous entourent

Au cours de ma vie, j’ai appris et expérimenté un fait digne de mention auquel on attribue trop souvent un utopisme non mérité. Cela consiste en la prise de conscience suivante : «nous n’avons pas à vivre malades si tel est le désir qui anime et harmonise nos comportements». La maladie est la partie de notre existence dont la responsabilité est humaine. C’est pourquoi nous pouvons agir sur elle en cessant de perpétuer les gestes ou les habitudes qui nous ont conduits à la maladie. Nos maladies ne sont pas le fruit d’un malencontreux hasard, elles sont alimentées par le détournement de notre temps et de notre énergie vers des considérations de moindre valeur : travail routinier, intérêts financiers, consommation de médias, valorisation de sa personne par rapport aux autres, etc.

Lorsque j’ai expérimenté les effets de changements radicaux d’habitudes de vie, j’ai constaté des conclusions identiques à celles issues des anciennes sciences reconnues comme la médecine chinoise ou bien la connaissance en herboristerie des peuples indigènes ou encore les propriétés fantastiques constatées par Hippocrate concernant certains aliments. Tous ces savoirs sont d’une grande valeur pratique, leur utilité se situe bien au-delà des expériences scientifiques modernes réalisées à partir d’éprouvettes, de cellules clonées hors de l’organisme, d’animaux modifiés génétiquement, d’aliments dont on a séparé ou recréé artificiellement les substances « bénéfiques », etc. Les sciences “anciennes” étudiaient les lois de la nature pour en découvrir les interactions avec l’homme, la science moderne étudie l’homme pour tenter de le détacher des lois de la nature.

Par contre, pour parvenir à des résultats avec les sciences “anciennes”, il faut s’impliquer dans notre guérison, s’éduquer, ouvrir notre esprit, évoluer en plus de les utiliser dans un contexte global où toute notre attitude face à la vie change. L’avantage qu’offre la science médicale moderne est qu’elle n’exige à peu près rien du patient, mis à part que celui-ci suive le traitement, le client est donc passif. Dans le cas d’une guérison naturelle, la notion de patient n’existe pas, l’humain garde toute sa dignité et tente de comprendre le lien qui s’est rompu entre lui et la nature. Le déséquilibre qui a causé le problème observé sera le guide vers la guérison.

Selon Jean-Jacques Rousseau, philosophe français du 18e siècle, l’homme dans son état de nature[3] était un animal parfaitement comblé dans ses besoins et possédait une vie bien équilibrée avec la nature.

« je vois un animal moins fort que les uns, moins agile que les autres, mais, à tout prendre, organisé le plus avantageusement de tous. Je le vois se rassasiant sous un chêne, se désaltérant au premier ruisseau, trouvant son lit au pied du même arbre qui lui a fourni son repas, et voilà ses besoins satisfaits. »[4]

Il en tira la conclusion que c’était les rapports entre humains qui détournaient l’homme de sa vraie nature et qui ultimement, le conduisait vers la maladie. Il remarqua d’ailleurs que tous les animaux que l’homme a domestiqués au cours de son histoire vivent moins longtemps en captivité que dans la nature. Et pourtant, n’ont-ils pas la vie facilitée par les bons soins de l’homme?

Selon plusieurs philosophes, c’est la civilisation qui a «dénaturé» l’humain[5], donc qui l’a déconnecté des enseignements que prône la nature dans ses schémas universels. Après avoir appris à vivre en groupes sociaux plus nombreux, l’être humain a accentué son sentiment d’existence et développé une culture de lui-même. Il s’est élevé en maître suprême de la Terre et a valorisé l’étude de lui-même et de ses capacités, c’est ce qu’on nomme l’anthropocentrisme, le fait que l’humain se voit et se pense au centre du monde. À s’observer constamment, à s’étudier et à se fasciner lui-même, l’humain en vient à se déconnecter fondamentalement du monde qui l’entoure. C’est ce qu’engendre la vie de société pour tous les humains. C’est au cours de ce long processus qu’il a perdu de vue les enseignements naturels provenant du contact quotidien avec les cycles de la nature.

Schéma no.1 : Le cycle des influences façonnant la conscience

Schéma no.1 : dans le cycle qui renouvelle le point de vue humain, on remarque la présence d’éléments issus de la nature et d’autres qui proviennent de sources humaines. Les sources humaines sont à la base d’interprétations de la nature plus ou moins équilibrées – ce sont des manifestations des schémas de la nature interprétés par l’humain. Ainsi, on retrouve dans le fonctionnement de nos sociétés, dans l’art de toute époque, dans les religions ainsi que dans les croyances de nos proches, certains éléments tirés d’observation plus ou moins juste de “loi” de la nature. Par contre, depuis plusieurs milliers d’années, les influences qui proviennent de l’observation de la nature sont en chute constante. C’est ainsi que cet élément en vient à perdre son influence sur une grande partie de la population d’aujourd’hui peu confrontée aux véritables cycles naturels, ce qui appauvrit notre vision du monde et éloigne notre conscience de l’influence la plus équilibrée d’entre toutes.

C’est ce qui m’apparaît comme étant une phase d’évolution. L’homme s’approche aujourd’hui d’un point où il devra effectuer une réconciliation avec sa vision initiale d’animal évoluant naturellement dans l’état de nature[6]. Plus nous nous engouffrons dans la maladie, plus nous pouvons du même coup ressentir la nécessité d’harmoniser notre vie avec la nature pour permettre notre survie comme espèce et pour assurer notre prospérité sur les plans fondamentaux de l’existence : capacité physique, potentiel intellectuel, déploiement des facultés, etc. Il fallut, durant des millénaires, tester jusqu’à quel point notre espèce pouvait s’octroyer une liberté d’agir, avant d’en percevoir aujourd’hui la limite s’affichant devant nous par le dépérissement graduel, mais inquiétant que subit présentement notre espèce et l’environnement qui nous entoure.

C’est alors que nous en arrivons à comprendre une chose toute simple, qui fut évidente à notre commencement en tant qu’espèce. Nous sommes soumis à quelque chose, l’humain n’est pas au sommet de quoi que ce soit si ce n’est qu’il est au sommet des responsabilités qu’il doit prendre en tant qu’espèce. Nous qui aimons tant croire à une liberté infinie fictive basée sur la prospérité matérielle et la conquête incessante de nouveaux espaces. Il n’y a que les esprits mal éduqués qui peuvent rêver de quitter la Terre et de coloniser d’autres planètes. Des connaissances élémentaires en physique et en probabilité permettent de déduire que l’homme et la Terre sont liés indéfiniment par leur structure vivante et leurs propriétés physiques. Jusqu’à preuve du contraire, nous n’avons qu’une seule Terre pour nous nourrir, nous faire vivre, nous émerveiller et nous faire prospérer. Tous ces films qui montrent des humains colonisant l’espace et d’autres planètes font miroiter au grand public une solution à notre manque de responsabilité face à nos comportements. En harmonie avec la mentalité de consommateur qui découle du système capitaliste, l’idée d’aller conquérir d’autres planètes détourne les gens du drame qui se produit actuellement avec la seule réalité qui soit : la vie sur la planète Terre dépérit. Indéniablement, l’humain est soumis à la nature, même si nous avons le choix de la dominer ou la contrôler[7] grâce à nos connaissances et nos technologies, nous voyons doucement que cette domination est fictive, car lorsque nous l’appliquons à grande échelle, nous semons dans nos gestes ce qui causera tôt ou tard notre tort. L’homme étant doté de raison, il a le choix de vivre heureux et en santé sur Terre ou bien de produire de la souffrance, le choix est sien : il sera gardien ou bourreau de la vie sur Terre.

L’attitude de domination, le manque de vision dans l’intégration de nos vies à la nature, le manque d’humilité, la difficulté de la science à reconnaître une intelligence propre au schéma vivant, voici tant d’éléments qui nous ont éloignés d’un riche savoir qui jadis appartenait encore aux humains les plus «primitifs».

Les peuples ancestraux parvenaient à vivre en harmonie avec la nature, ils savaient la respecter et l’étudiaient constamment. Ils tentaient de vivre en trouvant leur rôle dans le cycle de la vie de manière à ne pas le perturber. Dans chacun de leurs gestes quotidiens, ces peuples manifestaient un respect envers la nature pourvoyeur de toutes les richesses et détentrice d’un savoir infini. Ils vénéraient les plantes, les arbres, le soleil et même les proies dont ils se nourrissaient.

Au contraire, nous vivons dans un monde où nous prenons tous pour acquis, comme si tout nous était dû. Cette mentalité est précurseur de maladie et alimente de nombreux problèmes : réchauffement climatique, perte de biodiversité, propagation des OGM, augmentation des cas de cancers, etc. Pourtant, nous continuons de penser à notre prospérité personnelle plutôt que de nous rallier aux besoins universels de la nature qui devraient normalement avoir priorité sur nos ambitions personnelles. Les gens attendent une sorte de signal d’alarme, le dernier instant, la catastrophe; avant de réaliser qu’il faut accepter les compromis dès aujourd’hui et ne plus attendre après les autres pour agir. Le combat pour notre santé est le même que celui pour une planète en santé et c’est pourquoi je vous parle de ces enjeux.

En tant que société, nous adoptons présentement une attitude inverse à celle qui devrait être la nôtre si nous voulions vraiment vivre harmonieusement et en santé. Rien ne sert d’investir des milliards de dollars dans des systèmes de santé, des médicaments pour prévenir de soi-disant épidémies, des vaccins, des assurances médicales, etc. lorsque nous n’avons pas pris le soin, au préalable, d’éloigner de la vie du citoyen toutes ces choses et ces croyances véhiculées qui lui sont néfastes. La société dépense des milliards pour contrer les maladies, mais n’investit pas suffisamment dans les endroits cruciaux qui déterminent la santé d’un peuple : alimentation des enfants, qualité de l’air (intérieur et extérieur), qualité de l’eau, qualité des terres agricoles, qualité des semences, etc.

« Chaque maladie a une cause naturelle et aucune n’arrive sans l’intervention de la nature. »[8]

Nous choisissons de laisser des entreprises vendre n’importe quoi et inculquer de fausses croyances aux gens, car nous croyons que cela nous est favorable du point de vue économique. La liberté d’agir est une chose que l’Amérique vénère au point de s’autodétruire pour la liberté de s’enrichir. C’est un rêve, un mirage qui permet la propagation d’informations biaisées qui éduquent des populations à s’autodétruire pour enrichir une minorité. Ne réalisons-nous pas que tous ces problèmes sont reliés et qu’en s’attaquant sérieusement à l’un d’entre eux, nous allons du même coup nous attaquer à l’ensemble du problème? Agir pour la santé du peuple est le même combat que celui d’agir pour l’environnement, c’est le même combat que celui de mieux répartir la richesse et c’est aussi le même combat que celui de la prospérité économique. On ne peut pas faire un monde prospère avec des gens malades tout autant qu’on ne peut faire un monde de gens en santé en laissant les industries répandre les polluants dans leurs milieux de vie et dans leur alimentation. Tout est lié, comme l’avait compris les peuples anciens et maintenant c’est à nous de le comprendre et d’agir.

Celui qui comprend ses ennemis véritables est puissant face au dénouement de son existence, car il peut transformer son comportement et améliorer sa qualité de vie. D’où l’importance de parler de ces choses librement et de ne pas avoir peur de brasser les conventions établies pour en démystifier les nuances et y débusquer les dogmes qu’il est temps de mettre de côté.

« L’état de tutelle est l’incapacité de se servir de son entendement sans la conduite d’un autre. Paresse et lâcheté sont les causes qui font qu’un si grand nombre d’hommes […] reste volontiers toute leur vie dans un état de tutelle. Si j’ai un livre qui a de l’entendement à ma place, un directeur de conscience qui a de la conscience à ma place, un médecin qui juge à ma place de mon régime alimentaire, etc. je n’ai alors pas moi-même à fournir d’efforts.[9] »

 « Avec si peu de sources de maux, l’homme dans l’état de nature n’a donc guère besoin de remèdes, moins encore de médecins; l’espèce humaine n’est point non plus à cet égard de pire condition que toutes les autres, et il est aisé de savoir des chasseurs si dans leurs courses ils trouvent beaucoup d’animaux infirmes. Plusieurs en trouvent-ils qui ont reçu des blessures considérables très bien cicatrisées, qui ont eu des os, et même des membres, rompus et repris sans autre chirurgien que le temps, sans autre régime que leur vie ordinaire, et qui n’en sont pas moins parfaitement guéris pour n’avoir point été tourmentés d’incisions, empoisonnés de drogues, ni exténués de jeûnes. »[10]

 

La définition négative[11] de la santé

Toute personne saine d’esprit désire être en santé. Par contre, aujourd’hui chaque personne invente sa définition de la santé en fonction de ce qu’il lui est agréable de croire pour justifier son mode de vie. Par exemple, le fumeur parvient à se convaincre que la cigarette ne causera pas sa perte, qu’il est plus fort que cela. Plus récemment, on entend parler des “vertus” de la marijuana, une drogue toxique des plus néfaste, mais pourtant, beaucoup de gens en vantent les mérites. Comment de tels discours peuvent-ils faire leur place dans ce monde? En fait, puisque chaque personne met dans l’équation de la santé ce qu’il ou elle est prêt(e) à endurer comme maux ou comme désagréments, personne ne semble s’entendre sur ce qui est universellement mauvais et universellement bon. La question alors, n’est pas de savoir ce qui est mauvais ou bon, mais plutôt de savoir ce qui est endurable pour les uns et non endurable pour les autres. Questionnement inévitablement relatif à chaque individu et qui ne mène à aucun résultat utile pour établir un référentiel clair.

En demandant aux gens comment va leur santé, on peut savoir beaucoup de choses sur eux. La personne est-elle consciente de l’état de son corps ou ne l’est-elle pas? Se voit-elle dépérir ou vit-elle simplement dans l’image qu’elle se projette d’elle-même? Semble-t-elle être à l’écoute des signes subtils ou fait-elle la sourde oreille en insinuant que tout est parfait? La manière dont nous concevons la santé a un impact si important qu’il faut prendre le temps de restituer les faits.

Nous avons, en tant que société, pris la mauvaise habitude de définir l’état de santé comme étant l’absence de maladie. Les gens vont voir leur médecin et si celui-ci ne leur trouve rien d’anormal, alors ils se croient en santé, voilà tout. Ne voyez-vous pas l’immense effet placebo qu’il y a derrière cette façon de prendre soin de notre santé? Comment pouvons-nous concevoir de considérer absolu le jugement d’une personne qui ne sait rien sur nous, qui prend à peine cinq ou dix minutes pour nous observer?

Définir quelque chose en fonction de l’absence d’une autre chose est une définition que l’on dit « négative ». C’est un peu comme si on se limitait à qualifier la beauté ainsi : « ce n’est pas laid» et qu’on déduisait ensuite que cela doit être beau. Imaginez comment cela limite notre point de vue dans le sens positif de la chose. La santé, lorsque définie négativement, n’est pas comprise pour toute la subtilité qui la caractérise, mais simplement pour ce qu’elle n’est pas à première vue. En plus, le fait de nous contenter à la définir comme l’absence de maladies ne nous apporte aucune prise de conscience sur notre état bien avant de sombrer dans la maladie.

En accord avec la manière dont les gens d’aujourd’hui sont éduqués à penser, une personne s’estime en santé jusqu’au jour où on lui découvre une ou plusieurs maladies. Considérant qu’aucune maladie grave[12] responsables de la mort d’une majorité de la population n’apparaît par hasard et spontanément, force est de constater que le corps subit au fils des ans, un cheminement graduel vers le développement de maladies, donc que la santé d’un individu est largement perdue bien avant que l’état de maladie ne soit atteint[13]. C’est en s’intéressant à la santé pour ce qu’elle est, et en reconnaissant l’influence de chaque comportement néfaste adopté au cours d’une vie, qu’on peut se donner les moyens de travailler à l’améliorer jour après jour.  C’est le seul but véritable à atteindre pour un esprit conscient et non corrompu par l’argent : vivre suffisamment conscient des conséquences de nos gestes pour parvenir à poser des gestes qui sont en accord avec le maintien de notre santé et de l’équilibre de la vie.

Malgré le fait que la définition négative de la santé soit très répandue dans la culture populaire nord-américaine, l’OMS[14] reconnaît une définition assez réaliste de ce en quoi consiste la santé. Observons-la un instant :

Définition de la santé selon L’OMS : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »[15]

Selon cette définition, la santé est donc une notion définie positivement, une recherche d’optimisation de notre état. Il existe donc une grande différence entre cet idéal théorique et notre mode de vie précurseur de maladie dans lequel nous refusons trop souvent de reconnaître l’impact néfaste de nombreux comportements que nous perpétrons quotidiennement et même de la pollution du monde qui nous entoure, conséquence directe de nos comportements de consommateurs.

Prise de conscience : une définition négative de la santé qui prendrait la forme suivante : « quelqu’un qui n’est pas malade est en santé » nuit à notre bien-être.

Dans la définition négative de la santé, chaque individu est influencé à vivre selon une optique négative que l’on pourrait caractérisée par la pensée suivante : « je vis, car je ne suis pas mort ». Loin encore d’un second état d’existence, plus riche, qui pourrait se décrire sommairement avec cette pensée : « je vis, car j’interagis avec le monde extérieur ». Sachant fort bien que cette prise de conscience sur la nécessité inhérente à l’existence d’être affectée et d’affecter le monde extérieur n’est qu’un premier pas vers l’éveil d’un équilibre nécessaire entre ces interactions, ce qui défini le seuil de la prise de conscience du besoin d’une pensée équilibrée : « je vis, car j’atteins un équilibre suffisant avec le monde extérieur ». Pousser quelque peu dans son raisonnement, cette pensée implique que l’individu doit s’interroger sur l’approfondissement possible de l’équilibre entre lui et les instances qui l’entourent : autant sur le plan humain que sur le plan sociétal ou le plan physique (dans le sens de la nourriture, air et eau qu’il met en contact avec son corps). Ce cheminement exige son lot de patience, d’humilité et d’honnêteté, trois denrées en déclin de nos jours et dont la conquête exige un travail continu sur nous-mêmes.

Le cheminement d’une personne qui désire vivre en santé commence donc par une leçon d’humilité, l’acceptation de nombreux compromis, la diminution de l’égo et une grande remise en question de la légitimité d’une vie de consommation. En voulant faire de l’homme une marchandise, et en le considérant comme tel[16], nous avons appris à ne voir que sa présence physique, et inconsciemment, nous avons associé cette présence physique au tout que constitue la vie. Un exemple de ce genre de manière de penser est le fait qu’une personne qui paraît en santé est mieux perçue qu’une personne obèse ou dont l’apparence est moins «charmante». Pourtant, l’apparence externe est bien peu révélatrice de notre réel état de santé. Les toxines qui s’accumulent dans le corps se logent dans les cellules ainsi que dans les vaisseaux sanguins, bien loin du regard des autres. C’est au cours de ce processus d’accumulation ou d’encrassement du métabolisme que notre corps perd sa vitalité et chemine graduellement vers l’état de maladie. Nos croyances populaires ont ramené les nuances de l’existence à un langage binaire: vie et mort. Nous demeurons incapables d’attribuer honnêtement à cette vie des degrés d’intensité autre que ceux liés à notre opinion personnelle[17]. C’est de cette manière de pensée, basée sur une perspective de société de consommation, que découle la définition négative de la santé. Elle devient une sorte de nécessité pour permettre l’aveuglement nécessaire face à nos responsabilités envers la vie en nous et celle qui nous entoure. Tout ce mépris des éléments fondamentaux[18] de la vie est nécessaire pour convaincre les gens de poursuivre le mode de vie de consommation valorisé en notre époque.

La santé est une notion relative à chacun certes, mais par contre, elle respecte des schémas universels valables pour tous les êtres vivants. C’est donc dire qu’une tendance qui engendre des déséquilibres l’est de façon générale pour tous êtres humains, malgré que pour certains l’effet néfaste puisse être atténué ou accentué selon ses capacités, son bagage d’expériences de vie ou ses besoins.

Pour en revenir à la définition négative de la santé, elle découle aussi d’un refus d’admettre un ordre naturel de l’univers qui transcende toutes les instances vivantes. Un refus qui provient de la peur de retomber dans diverses croyances religieuses. Dès qu’on ramène l’idée que le monde est régi par une certaine ”intelligence” que certains ont nommée Dieu, nous sommes aussitôt marginalisés par la science qui clame son autorité sur toutes vérités. Malheureusement, en refusant tout ordre a priori de l’univers[19], nous refusons toutes limitations de nos actions pour servir un schéma au-delà du nôtre. Étrangement, ce fut là la première étape de mon éveil de conscience que d’accepter le fait que le monde est équilibré par une force plus grande que la nôtre et qu’une certaine harmonie de vie nous est proposée par la structure du monde en soi. En acceptant cette idée, j’ai du même coup compris qu’il devait y avoir une «volonté» dans l’intelligence qui engendre la vie et c’est de cette volonté que j’ai dû m’approcher pour guérir.

L’être humain fut doté de raison, un outil merveilleux qui une fois modérée par l’éveil à un schéma d’existence plus grandiose que celui de l’égo personnel, a la possibilité de lui faire voir le monde sous un jour nouveau, défini par des motivations universelles.

Nous n’avons pas été conçus dans le seul et unique but de vivre pour des considérations extérieures. À travers nos actions, et la distance de celles-ci par rapport à l’équilibre a priori nécessaire à la vie, nous devenons des êtres partiellement vivants en quête d’ajouts extérieurs, car nous ressentons un manque, un vide, une sorte de déception face à ce qu’aurait dû être l’existence, le souvenir d’une essence pure de nous-mêmes que nous n’avons jamais vécue pleinement puisque nous nous sommes réduits à notre rôle social et dénaturé de toute part par divers déséquilibres. Ayant été éduqués toute notre vie à croire que le manque est extérieur à nous-mêmes, nous ne sommes plus à même de constater que nos plus grandes pertes sont intérieures, au niveau de nos facultés fondamentales, c’est-à-dire notre intelligence, notre éveil à nos propres facultés ainsi que notre capacité à innover, à évoluer.

Nous attribuons au vieillissement le fait de perdre notre vitalité alors que cela est faux. Ce n’est pas le temps en soi qui fait vieillir, c’est simplement le délai d’exposition prolongé à des déséquilibres de vie qui engendre la perte de vitalité dans notre corps. Le temps n’est pas le vrai tueur, il faut plutôt s’intéresser à la qualité de notre vie et de notre environnement durant ce temps.

 

La déresponsabilisation

La vision d’une économie capitaliste comme on la connaît nécessite le développement d’êtres humains qui ne reconnaissent pas le besoin d’assumer les conséquences de leur vie d‘un point vu environnemental. En effet, les gens ne sont pas redevables et ne voient pas pratiquement pas les déchets que leurs choix de vie rejettent dans l’environnement. Pour la plupart, ils n’y seront pas confrontés et ainsi n’auront pas à réfléchir aux problèmes que cela représente. Nous sommes en quelque sorte encouragés à vivre chaque jour inconscient des nécessités de la vie et de l’impact de l’accumulation de ces déchets sur notre santé.

Plusieurs contradictions entre la manière d’agir du peuple et l’idéal que nous voudrions défendre existent : les gens mangent de la viande, mais ne veulent pas tuer d’animaux, les gens jettent aux poubelles, mais n’aiment pas les dépotoirs, les gens consomment de l’essence, mais se plaignent de la pollution produite par les compagnies pétrolières, les gens mangent de la restauration rapide, mais ne veulent pas prendre de poids, les gens tombent malades, mais hésitent avant de changer leurs habitudes, les gens veulent protéger l’environnement, mais achètent sans cesse du neuf, les gens se plaignent de la pauvreté grandissante, mais conservent leur fortune pour eux seuls, etc. Tout notre monde fonctionne sur un principe d’hypocrisie déculpabilisée par la généralisation de comportements désaxés que la majorité des gens adoptent, c’est pourquoi plus personne ne s’en insurge.

Nous pourrions caractériser l’attitude sociale dominante qui guide le développement de nos sociétés avec une analogie : nous vivons tout comme des autruches la tête dans le sable. Parfois, il vient un désir de sortir la tête du sable et de vivre la tête haute, mais lorsque nous nous dépoussiérons les idées et regardons aux alentours, ce que nous voyons est une planète remplie d’autruches la tête dans le sable, ce qui tôt ou tard a pour effet de nous inciter à remettre notre tête dans le sable pour rejoindre le mouvement social dominant et la facilité de l’insouciance qui s’y rattache. La seule façon de rendre une vie la tête hors du sable attrayante serait qu’une quantité suffisante de gens vivent la tête hors du sable. En d’autres termes, bien que l’individu possède parfois de réelles ambitions à améliorer sa manière de vivre pour aider la planète, pour sa santé et/ou pour les générations à venir, ces bonnes volontés demeurent enfouies en lui jusqu’au jour où de tels rêves deviennent à la fois ceux de la majorité[20] et que la société dans laquelle il vit devienne adaptée à valoriser les individus qui possèdent de tels rêves. Au contraire, si la société a tendance à faire passer pour marginal de tels états de pensées, alors l’individu, recherchant souvent l’appréciation sociale avant toute autre chose, aura beaucoup de mal à se détacher des attentes à son égard et poursuivra sa vie selon le courant social dominant.

La société d’aujourd’hui nous propulse dans une vision de la vie qui valorise le fait que la richesse de notre existence se situe à l’extérieur de notre personne[21]. Puisque le capitalisme va à l’encontre de l’autodétermination de l’individu[22], la population en général laisse le contexte extérieur imposer la contrainte que doit prendre leur existence. L’individu se définit donc en tant que fin dans le cadre du système capitaliste, et non comme une fin en soi dans un cadre universel de la vie sur Terre[23]. D’où la conséquence qu’il ne voit point d’intérêt à cultiver ses haricots s’il peut les acheter, se souciant encore très peu de la différence de qualité et d’impact environnemental qui résulte d’une activité ou de l’autre. C’est ce que je nomme un détournement des éléments fondamentaux de l’existence à la faveur d’éléments superficiels. La société d’aujourd’hui nourrit sans cesse ce type de comportement duquel quelqu’un espère tirer profit.

C’est de ce détournement que naît la déresponsabilisation à l’égard de nos gestes et même de notre santé. Le fait que le capitalisme nous responsabilise envers une seule instance : les nécessités économiques de nos vies, nous fait croire que cette instance devrait par la suite régler l’ensemble des autres dimensions auxquelles nous sommes confrontés au cours d’une vie : problèmes de santé, problèmes psychologiques, problèmes de comportements, problèmes de divertissement, problèmes environnementaux, etc. C’est en ce sens que le citoyen fut éduqué à ne considérer qu’une seule et unique responsabilité qu’il croit être fondamentale mais qui en vérité ne l’est point : celle des responsabilités économiques. Le bon citoyen est donc, aux yeux des lois et du système, celui qui respecte les contraintes économiques et qui fait prospérer le pays en ce sens. C’est du moins ce qu’on veut faire croire aux gens.

Le citoyen s’abandonne ainsi au jeu capitaliste en commençant à cumuler sa valeur fictive pour en retirer des « avantages » subséquents. Chacun des avantages que lui procure ses gains le détache petit à petit des responsabilités qui auparavant étaient entre ses mains : culture et éducation, choix et préparation des aliments; écoute et soins de son corps; éveil de ses facultés naturelles et entretien de celles-ci; implication bénévole dans sa communauté; débrouillardise dans la construction et l’entretien des nécessités, respect de l’environnement qui l’entoure, aider ceux qu’il peut aider, etc. De cette perte de contact avec les réalités fondamentales de l’existence, l’individu en vient à devoir faire confiance à d’autres personnes sur des sujets auxquelles il ne possède pas d’expérience ni de connaissances. C’est ainsi que tout perd son sens et que l’abus naît.

En effet, un exemple d’une telle situation serait la confiance du peuple à l’égard des techniques de la médecine conventionnelle qui entraîne les conséquences qu’on connaît tels l’abus de médicaments ou bien les erreurs médicales trop fréquentes sans même parler de tous les effets secondaires des traitements qu’elle utilise. De plus, je soutiens que l’avancement de la médecine entraîne insidieusement l’aggravation du dépérissement généralisée de la population, car celle-ci ne sait plus comment prendre soin d’elle-même et à même peur de se traiter naturellement par ses propres moyens. Le fait de reléguer le soin de notre santé à une tierce personne a pour effet de détacher les gens de leur corps dans le sens large du terme. La population a donc graduellement cessé de réfléchir par elle-même aux sources possibles de ses maux, d’où la situation d’aujourd’hui dans laquelle le peuple ne reconnaît plus qu’une infime partie de ses responsabilités dans le développement de la grande majorité de ses maladies.

Il est étonnant de constater à quel point les gens croient que les maladies « s’attrapent », que celles-ci se passent d’un individu à l’autre en respectant une sorte de loi du hasard. En réalité, nous cultivons nos maladies à travers nos gestes et nos habitudes, que nous en soyons conscients ou non. L’information véridique sur les causes réelles des différentes maladies que nous développons est encore méconnue du grand public. Il est évident que cette ignorance de la population est favorable à plusieurs industries.

La société[24] éduque le peuple à dépendre de tout, et à vouloir tout régler par l’achat de biens ou de services. Le citoyen se voit donc de plus en plus soumis à d’innombrables impératifs économiques. C’est pourquoi l’importance de l’argent s’accentue dans l’esprit des gens et cela transforme plusieurs personnes en être unidimensionnel se contentant d’assumer leurs responsabilités économiques, cela étant déjà largement demandant je le concède. C’est de cet éloignement envers les besoins essentiels que le citoyen en vient à ne plus savoir évaluer correctement la conséquence de ses gestes sur sa capacité à vivre en santé. Il vit déconnecté des référentiels nécessaires à son épanouissement fondamental et s’obsède de quelque chose dont il devrait au contraire tenter de diminuer l’influence sur sa personne : ses moyens d’obtenir de la richesse, ses comptes à payer, ses avoirs personnels et sa fortune.

La déresponsabilisation du peuple est un choix facile, mais naïf qu’effectue la société entière dans son mode de gouvernance. Ce choix consiste à ne pas contraindre l’épanouissement du mode de vie de consommation pour la protection de la capacité de vivre d’aujourd’hui et de demain. C’est un choix égoïste effectué par des nations entières afin de profiter au maximum de tout sans voir le prix à payer de ces abus. Personne ne veut ou n’a le courage de limiter les « droits » qu’on croit encore légitimes à tous : ceux de consommer, de jeter, d’acheter, d’exploiter le territoire, d’exploiter les ressources naturelles et d’exploiter les autres par le prolétariat.

La déresponsabilisation du peuple envers le mode de vie nord-américain, nuisible à la fois pour eux-mêmes et la planète qui les nourrit, est aussi une conséquence d’une course vers un idéal de société hypothétique promis par la science. Certains croient peut-être que c’est un sacrifice nécessaire pour l’avancement de notre espèce, mais c’est faux. Notre empressement à vouloir favoriser le développement de nos technologies se traduit au contraire par une altération de notre prospérité fondamentale[25], ce qui tôt ou tard nous rend encore plus dépendants des technologies; cercle vicieux qui engendre un recul des capacités autonomes des individus. En réalité, c’est notre phobie à vouloir « évoluer » rapidement qui engendre la majorité de nos problèmes et qui écourte le temps qui nous est donné sur cette terre, en plus de mettre des obstacles considérables dans la vie des gens. D’ailleurs, le problème de cette «évolution» valorisée par l’inconscience globale qui nous gouverne est qu’elle n’est qu’extérieure à nous et n’insuffle rien de nouveau à l’intérieur de nous.

Nous vivons dans un monde qui se doit de déresponsabiliser chaque personne face aux conséquences de ses gestes d’un point de vue environnemental, sinon le monde devrait changer, et c’est justement ce que plusieurs personnes dont les intérêts pèsent lourd ne veulent point. Par contre, pour guérir le corps, et je parle des grandes guérisons que la science qualifie encore d’inexplicable, ce qu’il faut faire en premier lieu c’est reprendre conscience des responsabilités qui sont nôtres en matière de santé et de protection de l’environnement, car vous le constaterez bientôt si ce n’est déjà fait : tout ce qui nuit à l’environnement nuit à la santé. Et à travers cette route vers votre prise de conscience de toutes les responsabilités qui sont vôtres, mais que vous avez pris l’habitude de reléguer à d’autres dans le cadre d’une vie de consommation, vous comprendrez d’où votre maladie a puisé sa source et par quels moyens vous pourrez enfin vous en débarrasser.

À retenir :

  • Une grande partie de la population se déresponsabilise à l’égard de l’impact des gestes qu’ils posent sur l’environnement et sur leur santé à long terme.
  • La société d’aujourd’hui nous propulse dans une vision de la vie qui valorise le fait que la richesse de notre existence se situerait à l’extérieur de notre personne. C’est pourquoi l’individu sent une responsabilité à l’égard des contraintes économiques qu’il doit rencontrer, mais sent beaucoup moins la responsabilité des gestes qu’ils posent sur les autres plans de responsabilités : maintien de l’environnement, maintien de sa santé, principes d’équité, etc.
  • Nous perdons de vu l’essentiel pour nous donner aux éléments superficiels de l’existence.
  • Le fait de reléguer le soin de notre santé à une tierce personne a eu pour effet de détacher les gens de leur corps dans le sens large du terme.
  • Croire que la science sauvera le monde est la pire des utopies. Cela favorise davantage la déresponsabilisation du peuple à l’égard des gestes posés au quotidien.

 

Première section : influences reçues de la société

 

L’influence de la société qui nous entoure sur nos comportements et notre façon de concevoir une vie « normale » est immense et pour plusieurs, insoupçonnée. La majorité de nos comportements découlent de notre éducation, celle-ci étant façonnée par la somme des influences qu’exerce la société sur nous dès nos premiers jours.

La raison pour laquelle les gens ne parviennent pas à guérir et régénérer leur corps est parce qu’ils n’osent jamais s’aventurer au-delà des dogmes véhiculés par la société en ce qui concerne la définition d’un mode de vie sain. Le jour où nous désirons retrouver les vérités universelles qui peuvent nous redonner la santé, il faut accepter de critiquer honnêtement la manière de penser qui nous a conduits vers la maladie. Par la suite, il faut s’abandonner à ce qui nous reste d’un instinct enfoui en nous et dont la vocation première fut jadis de nous guider vers une vie saine, sans la nécessité de comprendre d’un œil scientifique le monde qui nous entoure.

Le but de cette section est de vous faire prendre conscience de l’influence qu’a la société sur vos conceptions face à la santé, ou inversement, face au développement de maladies. Il faut déconstruire ces croyances pour ouvrir notre esprit aux vérités qui permettent de guérir le corps par nos actions quotidiennes.

Éduqués à accepter la maladie

Les pires obstacles de la vie sont ceux que nous disposons inconsciemment dans notre assiette.

C’est incroyable de constater à quel point le fait de voir notre sort uni à celui de nos pairs induit dans l’humain une acceptation des pires conditions de vie et l’acceptation d’une fatalité arrivée avant l’heure. Le sentiment de faire partie du même troupeau, des mêmes problèmes et des mêmes maux sont de doux sédatifs à notre instinct de vie et bloquent les processus naturels d’instincts de guérison.

Lorsque j’ai frôlé la mort, je me souviens avoir au départ baissé les bras. Puisque la médecine ne disposait pas des moyens pour me guérir, je me suis dit tout bêtement : « mon heure est venue » et j’ai d’abord accepté le fait que j’étais en train de mourir. J’avais été parfaitement programmé pour parvenir à me convaincre que le dénouement de ma vie, en termes de santé, n’avait pas de lien particulier avec les actions que j’avais posées dans le passé; ainsi, je me trouvais nullement responsable, ni apte à changer quoi que ce soit pour la reconquérir. Dans cette façon de penser populaire dans laquelle je vivais alors, je me percevais impuissant à me guérir moi-même.

Mais le temps à passé, quelques jours, puis quelques semaines, et je ne mourrais pas encore, mon cœur battait difficilement, à trente-neuf pulsations minutes, mais il ne s’arrêtait pas malgré un épuisement mortel qui m’envahissait lentement. J’ai alors compris une première chose : mon corps ne se sentait pas prêt à mourir, il n’était pas inscrit en lui de mourir si jeune. L’espoir de survivre devait donc exister pour qu’il n’abandonne pas le combat et me garde en vie. C’est à force de passer des journées alitées à réfléchir sur mon éventuelle mort que je me suis rappelé comment ce corps avait été bon, performant, agréable à habiter, et comment je ne l’avais jamais pris en considération, comment je l’avais pris pour acquis et négligé.

Est alors née une dualité dans mon existence, corps et conscience sont devenus pour moi deux entités distinctes devant cohabitées. Auparavant, j’avais toujours perçu le corps comme étant un simple véhicule, bien que je le savais essentiel, je le maintenais subordonné à ma conscience et mes ambitions subjectives. Par contre, avec ces événements, je compris que le corps est primaire et que la conscience est secondaire, puisqu’elle découle du corps et que sa splendeur, sa profondeur et sa particularité sont proportionnelles à la santé de celui-ci. Pour réaliser cela, il me fallut tomber malade au point de voir mes facultés dépérir jusqu’à un point que je croyais de ”non-retour”. Ce n’est qu’une fois au bord du gouffre que j’ai compris qu’une part de la conscience doit apprendre à écouter les besoins du corps, que cela constitue une évolution dans notre manière de penser actuelle, une phase d’évolution à atteindre pour perdurer en tant qu’espèce prospère. Cette prise de conscience étant capable de balancer naturellement notre égo et de modérer ce que nous nommons, un peu naïvement, la liberté.

L’écoute du corps est une science complexe que chaque individu doit explorer puisqu’il s’agit là d’un accès privilégié vers une connaissance universelle qui nous unis, par notre désir de vivre pleinement l’essence de qui nous sommes, avec le monde extérieur. Je mis donc en pratique cette technique simple et de fils en aiguilles, tout redevint dans l’ordre naturel des choses, même ma santé fut restaurée après quelques années. Du même coup, j’ai vu mes facultés reprendre de la vigueur et cela a confirmé à quel point santé et facultés du corps sont des éléments proportionnels entre eux.

Malheureusement, tout ce que j’ai dû apprendre de mon corps pour guérir fut entièrement à l’encontre de la manière dont la société nord-américaine éduque la jeunesse d’aujourd’hui.

Pour la plupart, les gens sont éduqués à accepter leurs maladies et à ne pas s’interroger sur leurs responsabilités face à leur développement. Voilà qui est bien triste et qui empêche d’accéder à une vie beaucoup plus riche en signification. Plusieurs sont à chercher des solutions externes à leurs maux alors que toutes les réponses sont inscrites naturellement en nous. Il suffit de faire place à l’écoute de ce que l’on sait, mais auquel on ne porte plus suffisamment d’attention puisque la société est parvenue à nous convaincre de porter notre attention ailleurs. Sans le faire exprès sans doute, les gens méprisent la valorisation des éléments les plus simples que leur communique leur corps : fatigue, malaises, inconforts, etc. C’est pourtant là que le corps nous parle…

Imaginons un exemple typique d’une grande simplicité. Par exemple, une personne qui aurait des brûlements d’estomac chaque fois qu’elle mange un plat en particulier. Vu les influences et l’éducation qu’elle reçoit de nos jours, cette personne n’aura pas nécessairement le réflexe d’éviter systématiquement les aliments qui lui causent des malaises même si elle en perçoit chaque fois des effets néfastes. De nombreuses publicités éduquent le peuple en mettant l’accent sur le fait que l’individu peut continuer à manger ce qu’il aime puisque des solutions « magiques » contre ses symptômes sont en vente partout! C’est ainsi que nous finissons par banaliser un trouble et à ne plus limiter nos comportements selon une dynamique de respect des messages que nous envoi le corps. En d’autres termes, convaincus que les solutions à nos maux proposées un peu partout sont réelles, nous sommes portés à négliger notre corps quotidiennement et à agir « contre nature » sans prendre conscience de toute l’importance de nos choix sur notre santé à long terme. À force de vouloir tout régler les problèmes qui découlent de nos gestes par des remèdes extérieurs, les gens en viennent à ne plus constater que leur corps leur parle. Ainsi, ils perdent le réflexe d’associer les symptômes qu’ils ressentent à leurs habitudes alimentaires ou d’autre nature.

Chaque jour, d’innombrables publicités éduquent le peuple à devenir sourd face aux symptômes que manifeste le corps. Pourtant, ces symptômes sont la chose la plus réelle qui soit et, selon les conclusions de mes expériences, chaque symptôme du corps n’est rien d’autre qu’un outil mis à la disposition de la conscience pour parvenir à retrouver un comportement qui permettra le retour à l’équilibre du corps. Tous les symptômes sont importants, car c’est à travers ceux-ci que s’érige le langage du corps. Certains de ces symptômes sont plus évidents, d’autres plus subtiles, mais l’approfondissement dans cette science fut le moyen qui me permit de comprendre comment équilibrer chacun de mes comportements pour parvenir à compenser les torts que j’avais fait subir à mon corps dans le passé. Rien de ce que le corps dit n’est arbitraire ou inutile, chaque symptôme est un signe d’encrassement du métabolisme qui conduit tranquillement vers le vieillissement prématuré et le développement de maladie.

La beauté de cette histoire c’est que nous pouvons facilement changer les croyances qui nous nuisent au jour le jour. Notre corps est un compagnon précieux dont le propos est des plus enrichissants une fois que nous savons l’interpréter. Par contre, avant même d’entendre ce qu’il ne cesse de nous dire, il nous faut cesser de croire que la maladie nous arrive par hasard, ou pire encore qu’elle est programmée en nous. Voilà ce dont nous discuterons maintenant.

 

La fausse fatalité génétique…

C’est dommage que ce soit souvent en vieillissant que nous commençions à comprendre le besoin de prendre soin de notre santé. Il semble que ce soit au moment où nous sentons qu’elle nous glisse entre les doigts que nous nous y intéressons enfin. Pour la plupart des gens, cette prise de conscience se produit tardivement au cours de leur existence, mais dans mon cas, ce fut dès l’âge de dix-neuf ans.

À ce moment où je suis tombé gravement malade, j’ai remarqué que nous sommes éduqués à accepter le fait que plus nous sommes vieux, plus il est normal de voir notre santé se dégrader. Mais si tel était vraiment le cas, pourquoi certains octogénaires ne se sentent-ils pas vieux alors qu’il existe des gens à peine dans la trentaine visiblement affaiblis par leur courte vie? Pourquoi y a-t-il des jeunes dans la vingtaine qui font des crises cardiaques, ACV et qui souffrent de cancer? Pourquoi certains deviennent-ils stériles très jeunes? Il y tant de questions dont les réponses sont vagues lorsque l’on adopte le point de vue offert par notre science médicale actuelle. Leur conception de la vieillesse serait-elle erronée? Cela m’apparaît évident.

En fait, vieillir n’est pas un phénomène qui se produit sans que nous ne puissions rien y changer. Nous participons à notre vieillissement à chaque moment de notre vie et nous influençons l’état de notre santé à chaque geste que nous posons. Chaque repas, chaque stress inutile, chaque manque de repos, chaque exposition à des substances nocives et donc, dans une certaine mesure, chacune de nos respirations viennent influencer notre longévité d’une manière plus ou moins significative; infinitésimal serait le mot exact. Vous comprendrez plus en profondeur l’impact de chacun de ces gestes sur votre santé au cours du reste de ce livre.

Pourquoi les gens ne vieillissent-ils pas de la même manière alors? Une question dont la réponse me semble aujourd’hui très claire fut durant les dix-neuf premières années de ma vie une énigme que je considérais sans explication officielle. Je me suis longtemps dit que tout devait être une question de génétique; certains étaient plus chanceux que d’autres, voilà tout. La génétique était la meilleure explication que j’avais en ma possession pour expliquer sommairement l’énorme différence entre la vitesse de dégénérescence des individus qui m’entouraient. Cette explication faisait d’autant plus mon affaire qu’elle me permettait de ne pas me sentir coupable face à la négligence que j’adoptais à l’égard de ma santé. Dans cette optique de vie, l’importance de l’alimentation ou d’éviter les polluants n’était pas vraiment soulignée et celle-ci ne me paraissait donc pas un facteur grandement décisif de la longévité. En fait, le bagage de croyances que m’avait légué la société m’avait fait croire que mon impact, de par mes comportements, sur le dénouement de ma santé était bien moindre qu’une sorte de capacité innée, fortement liée à la génétique, d’être en santé.

Dans les années 80-90, la médecine a beaucoup utilisé la génétique comme explication à des problèmes de santé et je ne doute pas qu’elle l’utilise encore pour longtemps. C’est souvent une bonne façon de camoufler l’incompréhension des faits réels qui causent une maladie. Nous déplaçons la faute sur un gène plutôt que d’assumer les conséquences de nos gestes, un comportement enfantin, un refus d’accepter notre responsabilité face au dénouement de notre vie. Bien sûr, certaines personnes peuvent être plus prédisposées à souffrir d’un type particulier de maladie, tout comme un gène peut avoir un rôle à jouer dans certaines prédispositions face à certaines maladies, mais je crois que personne n’est condamné à quoi que ce soit partant du fait que nous puissions venir au monde avec un minimum de santé.

Ce que je n’aime surtout pas avec le fait d’utiliser la génétique comme « explication » à différentes maladies, c’est qu’il suffit de dire qu’un problème est lié à la génétique pour rendre les gens totalement insouciants face à leur pouvoir extraordinaire de conserver la santé. Prétendre que le développement d’une maladie découle de la génétique c’est comme dire : « vous êtes prédestinés à la maladie, elle dort en vous, impossible d’y échapper! ». Chez plusieurs, cela favorise une négligence des besoins du corps dû au sentiment d’impuissance face à l’inévitable destin fatal : « Pourquoi me priverais-je de ci ou de ça? Il faut bien mourir de quelque chose!» Une phrase fétiche de la négligence envers la vie!

Évidemment, certains éléments de la détérioration de la santé peuvent être associés à des facteurs génétiques, par exemple l’incidence d’artériosclérose ou bien de prise de poids excessive présente chez certains types d’individu. Chaque corps humain est unique et réagit aux situations auxquelles il est confronté par l’entremise de divers mécanismes compensatoires par lesquels interviennent les gênes, souvent pour fabriquer certaines protéines, certains anticorps, certaines enzymes, etc. Mais il faut comprendre que ce n’est pas là l’explication du problème : vous ne devenez pas les veines obstruées et ne développez pas un excès de poids considérable par hasard et par la simple fatalité de votre existence! L’étude de la génétique est plutôt une constatation des réactions fréquentes pour certains types d’organismes lorsqu’ils sont soumis à des circonstances spécifiques que le corps considère comme déséquilibrées : alimentation déséquilibrée, stress, manque de repos, exposition à divers polluants, etc. Les preuves de ces constations s’observent en temps réel lorsque nous prenons le temps d’observer comment des asiatiques, qui dans leur pays ne connaissaient encore, il y a de cela quelques années, que peu de cas d’obésité, deviennent de plus en plus obèses depuis l’intrusion des chaînes d’alimentation nord-américaines dans leur pays[26].

Nous somme donc très loin de la fatalité du genre : « mon père, mon grand-père, mes frères et mes oncles sont morts du cœur, je vais aussi mourir du cœur! », car ce cœur ne se bloque pas tout seul, et par preuve, l’impact de nos gestes est si important que je suis parvenu à débloquer naturellement une grande quantité de mes artères en apprenant à rééquilibrer les besoins de mon corps. Tout mettre sur le dos de la génétique est une attitude qui tend à garder les gens dans l’ignorance des sources réelles de leurs malaises pour pouvoir facilement abuser d’eux. Si les gens savaient ce qui les rend réellement malades, je vous garantis que la société connaîtrait de grands changements.

À retenir :

  • Il n’est pas normal de voir notre santé se dégrader lorsque nous vieillissons.
  • Nous participons à notre vieillissement à chaque moment de notre vie et nous influençons l’état de notre santé à chaque geste que nous posons.
  • La génétique n’est pas la cause première du développement de maladies.
  • Croire en la génétique comme source de maladie favorise une négligence du citoyen à l’égard de sa responsabilité dans le développement de ses maladies.

 

Corrélation d’habitudes, corrélations de maladies…

Il existe des maladies génétiques, c’est vrai; mais celles-ci sont rares comparativement aux maladies épidémiques et chroniques dont nous traitons dans cette discussion. En général, nous pouvons affirmer que la majorité des maladies ne connaissent pas leur véritable source dans la génétique[27]. Obésité, cancers, crise cardiaque, diabète, asthme, autisme, colon irritable, etc. ne sont pas des maladies enclenchées avant tout par l’action de gènes, mais elles sont plutôt nourries par une certaine négligence humaine à l’égard des habitudes de vie d’une majorité de personnes. La science évolue rapidement sur ce point de vue et reconnaît de plus en plus l’influence déterminante des habitudes de vie dans le développement de nos maladies. Ainsi, la fatalité liée à la génétique, comme quoi nos futures maladies seraient programmées en nous, s’estompe tranquillement. En réalité, la génétique n’est pas le facteur déclenchant du développement des maladies, mais constitue simplement un outil pour catégoriser l’expression particulière qu’auront différents organismes face à des circonstances inadéquates pour le maintien de la santé du corps. C’est pourquoi la génétique peut nous renseigner sur les troubles que développeront certains types d’organismes dans des circonstances de vie typiquement nord-américaines; mais il ne faut pas se leurrer, ce sont les circonstances de vie qui sont les causes réelles du développement des maladies.

L’idée d’observer les réactions du corps selon la génétique, ou plus généralement, le type de métabolisme unique de chacun, est une idée vieille de plusieurs milliers d’années. En effet, la médecine chinoise avait déjà classé les individus selon leur type de métabolisme, soit yin, neutre ou yang. Elle associe à chaque type de métabolisme des faiblesses caractéristiques et des maladies qui sont plus propices à se développer. Il y a plus de deux mille ans, Hippocrate distinguait déjà les maladies susceptibles de toucher les individus selon des types généraux basés sur la physionomie du corps.

Malgré ces constations indéniables qu’ont effectuée la médecine chinoise, Hippocrate, les peuples amérindiens et la science moderne, il semble avant tout que se soit des facteurs externes qui provoquent chez différents individus l’apparition de maladies. Sur ce point, mon expérience m’a confirmé que dans la maladie, seule la manifestation du déséquilibre possède un lien avec le type de métabolisme (et donc avec la génétique), mais le déséquilibre en tant que tel puise toujours sa source dans des comportements ou des environnements de vie de l’organisme, des éléments sur lesquelles nous avons un pouvoir de changement.

« 95 percent of the human population arrives on this planet with a perfectly functional set of gene blueprints.” – Dr. Bruce Lipton

Bien que notre génétique ne soit pas la raison première pour laquelle nous développons des maladies, cette pensée est encore grandement répandue et elle continue de causer son lot de torts à la population. En effet, tant que nous continuons à attribuer la responsabilité du développement de nos maladies à l’incapacité de la médecine de nous guérir, la mauvaise génétique dont nous avons héritée, la grande malchance qui s’acharne sur nous ainsi que le malheureux hasard nous ayant conduit dans l’état de maladie; nous ne sommes pas en train de travailler à faire prendre du mieux à notre corps. Nous ne sommes pas non plus en train de nous interroger à savoir pourquoi nous sommes réellement tombés malades, ce qui nous permettrait d’agir pour modifier nos comportements nuisibles pour notre corps.

La première étape de toute guérison est donc de refuser d’être condamné à quoi que ce soit par nos gênes et surtout d’arrêter de croire que d’autres personnes que nous doivent s’occuper de nous remettre sur pieds.

À une certaine époque, la médecine constatait des corrélations intéressantes entre les maladies présentes chez les membres d’une même famille, de génération en génération. Avec la découverte de la génétique et de son importance dans le développement des caractéristiques d’un être vivant, l’hypothèse que celle-ci pouvait être une explication au développement de certaines maladies vit le jour. Personne ne peut nier l’hérédité qui unit les membres d’une même famille, mais, du même coup, personne ne peut nier que les mœurs d’une famille ont souvent de grandes similitudes. C’est pourquoi considérer la génétique comme la « cause » du problème demeure très hâtif une fois que l’on comprend l’ampleur des causes possibles qui peuvent justifier ce type de corrélations. En fait, dès lors qu’on prend en considération le mode de vie et les milieux de vie de ces mêmes individus, on constate un autre fait tout aussi important, mais grandement négligé: les habitudes de vie des parents influencent grandement celles des enfants et sont souvent léguées à leurs enfants sous forme similaires. De plus, les enfants se développent dans un milieu de vie identique à celui des parents, et ainsi, ils absorbent les mêmes toxines.

L’enfant apprend à forger ses conceptions de la vie dès un très jeune âge. En observant ses parents et les autres adultes qu’il côtoie, il détermine les notions de juste et de raisonnable selon la manière des gens qui l’entoure d’aborder ces mêmes notions. Ainsi, les mœurs alimentaires des parents possèdent une grande influence sur les choix alimentaires qu’effectue l’enfant une fois adulte (qu’il en soit conscient ou non). Si lors de la jeunesse la mère accoutume son enfant à des déjeuners à base d’œufs, pains et viandes et si son père mange une demi-boîte de gâteau devant lui chaque soir, alors il est possible qu’il perpétue ces habitudes dans une certaine mesure, sans jamais les remettre en question, jusqu’au jour où sa santé en sera visiblement affectée[28]. À ce moment, s’il suit le raisonnement que lui aura légué la société, il se dira : « c’est normal, mon dépérissement provient de la génétique de mes parents qui ont connu ce même genre de troubles de santé. » Et vous voyez très bien en quel sens penser ainsi mène à une sorte de cercle vicieux dont il devient difficile de sortir et qui favorise de croire en la génétique comme cause de nos maladies. Jamais un individu qui pense ainsi ne pourra prendre conscience du fait que chaque jour de sa vie, il a tranquillement cheminé vers le même résultat que ses parents, car ses mœurs étaient similaires.

Il ne faut pas s’étonner que nous observions des corrélations parfois très fortes entre le développement de maladie d’un certain type chez les parents et ensuite chez les enfants d’une même famille. Il y a d’innombrables façons de léguer à ses enfants des habitudes qui favoriseront diverses maladies. D’ailleurs les influences de la société nord-américaine ont tendance à nous transmettre de mauvaises habitudes de vie en termes de maintien de notre santé.

L’influence des habitudes de vie et du contexte environnant est si dominante pour le dénouement futur de notre santé que de nos jours les maladies ne sont plus seulement des phénomènes observables à l’échelle des familles, mais deviennent des tendances sociales qui caractérisent la société dans laquelle nous vivons. On les observe varier d’un pays à l’autre en fonction des habitudes et de l’environnement qui varie d’un endroit à l’autre. Ainsi, selon le mode de vie sédentaire, l’exposition à divers polluants et les déséquilibres de l’alimentation, on dénote un peuple américain obèse, diabétique, cardiaque, etc.

Les années de jeunesse sont celles qui revêtent la plus grande importance pour le dénouement futur de la santé d’un individu. Puisque le corps humain se construit majoritairement avant l’âge de dix-huit ans, l’alimentation durant la jeunesse a plus d’impact sur la santé à long terme que l’alimentation une fois adulte. La raison simple qui explique une telle différence entre l’impact des années de jeunesse et l’impact du reste de notre vie adulte consiste en ce fait qu’une fois bien construit, le corps ne fait que s’entretenir pour le reste de ses jours. Ainsi, comme une maison qui fut bien construite sera beaucoup moins difficile d’entretien qu’une maison construite avec des matériaux déjà à moitié usés ou inadéquats, un corps fait de la bonne manière[29] est un gage de santé forte pour le reste d’une vie.

C’est ainsi que les jeunes qui prennent exemple sur les excès que peuvent commettre leurs parents s’encrassent à un niveau exponentiel comparativement à ceux-ci. Si l’on compare les conditions de jeunesse qu’ont connus les baby-boomers par rapport à celles que connaissent les jeunes d’aujourd’hui, on ne doit pas s’étonner que des maladies que l’on croyait associées au vieillissement ne frappent de plus en plus jeune ces nouvelles générations qui n’ont pas connu un monde aussi exempt de pollution.

Un milieu de vie riche en contaminants tels que la cigarette ou autres diminue fortement le potentiel de santé des jeunes enfants. En fait, sur un enfant, l’effet des contaminants est des dizaines de fois plus néfaste que sur un adulte qui s’y expose de façon beaucoup plus importante, surtout si cet adulte a connu une jeunesse relativement exempte de ces sources de pollution. Les organes de filtration de l’enfant sont beaucoup plus petits et l’encrassement du métabolisme est accentué par rapport à une même exposition pour un adulte dont le corps est bien construit. Le corps humain devient le reflet de la pureté des milieux de vie dans lequel il s’est construit et ainsi, en fonction de cette pureté ou de cette « contamination initiale » de ses cellules, la santé future en est directement affectée[30].

Outre l’alimentation et les polluants présents dans le milieu de vie d’une même famille, il existe aussi d’autres raisons impliquant, cette fois-ci, le mode de vie des parents, qui peuvent être léguées aux enfants et nuire à leur santé future. Par exemple, des parents qui vivent un stress continu peuvent transmettre ce type de comportement à leurs enfants[31]. D’autres qui ne font qu’écouter la télévision toute la soirée lèguent souvent une partie de leurs habitudes sédentaires à leur descendance. Ainsi, il est probable qu’un jeune enfant ayant vu ses parents assis tous les jours devant la télévision percevra une telle attitude comme étant acceptable à moins que quelque chose dans sa vie n’éveille sa conscience.

Ce n’est donc pas la génétique qui nous rend malade, mais bien notre façon vivre et notre environnement de vie au regard des besoins de notre organisme. La génétique n’a qu’un rôle à jouer une fois que le corps est grandement contaminé et dénaturé. Elle peut nous informer sur la manière dont le corps réagira face à la contamination de ses tissus. Il est donc très important de comprendre que les maladies ne puissent pas leur source dans la génétique, elles sont les résultantes, d’abord et avant tout, de déséquilibres présents entre les besoins de l’organisme et le monde qui l’entoure.

Maladies = manifestation d’un déséquilibre

À retenir :

  • Les habitudes de vie sont un facteur beaucoup plus déterminant que la génétique dans le développement de nos maladies
  • Les corrélations d’habitude de vie chez différents membres d’une même famille expliquent bien la présence de maladies similaires.
  • L’enfant acquiert ses conceptions de la vie en fonction des croyances et habitudes de ses parents.
  • C’est surtout par les habitudes alimentaires et les habitudes de vie que les parents lèguent de futurs problèmes de santé à leurs enfants.
  • Les années de jeunesse sont celles qui revêtent la plus grande importance pour le dénouement futur de la santé de l’individu.
  • Le développement de maladie est un signe d’un déséquilibre présent entre les besoins du corps et nos habitudes de vie.

 

Anecdote : le noyau n’est pas le cerveau…

Le Dr. Bruce Lipton, un ancien chercheur américain en biologie, explique très simplement pourquoi la vie d’un organisme, dont le corps est constitué de cellules, ne peut pas être dictée par sa génétique. Selon nos connaissances en sciences, tout le bagage génétique de l’être vivant serait entreposé dans le noyau de la cellule, plus précisément dans les chromosomes qui sont en quelque sorte des entrepôts à gênes. De cette observation, il a longtemps été pensé que le noyau de la cellule devait correspondre, par analogie, au cerveau du corps humain, donc à l’endroit où se prennent les décisions qui orientent la vie de la cellule. Évidemment, si l’on croit que la génétique « décide » quelque chose, il devient naturel d’associer, par analogie, le cerveau de la cellule à son noyau.

Or, des expériences répétées ayant eu lieu depuis les années 1950 ont démontré que les cellules peuvent très bien vivre même si on leur retire leur noyau! Même une fois dépourvues de leur bagage génétique, les cellules continuent de se comporter de façon normale : elles mangent, évitent les polluants et effectuent une grande partie de leur activité régulière.

Ces observations menèrent Bruce Lipton à se questionner sur les raisons qui pouvaient expliquer une telle observation? Au fil de ses recherches, il a conclu que le noyau de la cellule correspondait plutôt, par analogie, aux testicules chez l’homme ou aux ovules chez la femme. Un bagage génétique nécessaire pour la reproduction de l’organisme, mais ne déterminant aucunement comment l’organisme (ou la cellule) doit agir.

La génétique n’est que le « livre de recettes » à suivre pour créer les protéines nécessaires aux fonctions vivantes. Il faut donc une instance décisionnelle qui se situe ailleurs pour déterminer laquelle des recettes la cellule doit-elle choisir dans les situations qu’elle doit affronter. Ce choix décisionnel est intrinsèque à ce que nous nommons « vie » et naît des interactions que subit la cellule avec l’environnement extérieur.

Il y a donc quelque chose qui guide la cellule bien au-delà de sa génétique. Selon Bruce Lipton, ce serait la membrane cellulaire qui serait analogue au cerveau chez l’homme puisque c’est cette même membrane qui est constamment sollicitée par les stimuli du milieu externe. Il va de soi que ce qui entoure la cellule possède un impact encore plus considérable que sa génétique dans le déploiement de son existence et des choix qu’elle effectue pour survivre.

Aux États-Unis, Bruce Lipton connaît un grand succès avec sa théorie controversée qui en somme explique comment nos croyances affectent notre biologie. Cette théorie est d’ailleurs souvent mal interprétée et n’a rien à voir avec une autre école de pensée que l’on nomme la biologie totale. Pour Bruce Lipton, nos croyances affectent la manière dont les cellules se comportent et la détermination de l’organisme. Par contre, il n’insinue pas que nous pouvons guérir n’importe quelle pathologie seulement par la pensée positive.

Les conclusions du Dr. Bruce Lipton soutiennent l’argument que la capacité de vivre ou de mourir n’est pas reliée directement à la génétique, mais à d’autres facteurs davantage liés au milieu environnant de l’organisme vivant, ce qui concorde sur ce point avec mon expérience.

D’ailleurs, voici un extrait des résultats d’une recherche datant de 1955 qui aurait dû depuis longtemps nous faire comprendre que la génétique, ou le noyau de la cellule, n’a aucun pouvoir décisionnel dans le dénouement de la vie.

Résumé :

  1. L’ablation du noyau ne modifie pas la consommation d’oxygène de l’algue Acetabulariaet elle n’exerce que peu d’effets sur la pénétration du Phosphore.
  2. Une synthèse nette de protéines et d’ARN est possible dans les fragments anucléés; elle peut même être initialement plus rapide dans ces fragments que dans les moitiés nucléées, mais elle se ralentit ensuite.
  3. L’incorporation de précurseurs radioactifs dans les protéines et l’ARN se poursuit pendant plusieurs mois à un taux normal en l’absence du noyau.[32]

Darwin et les hasards de l’évolution…

Une autre croyance érigée en nous vient fausser notre compréhension de la vie ainsi que notre capacité à transformer nos existences pour parvenir à vivre au plein potentiel prévu par la bienveillance des circonstances qui nous ont fait voir le jour. Cette croyance est vieille de plus d’un siècle et puise sa source en grande partie des conclusions de Darwin, puis par la suite par ceux qui ont lu Darwin et qui ont interprété ces expériences et commentaires, qui laissaient clairement sous-entendre que le hasard serait le principal responsable des modifications génétiques chez les êtres vivants.

Mais quelle est donc la conséquence pour notre discussion d’une hypothèse si « hasardeuse » faîtes par un homme dont les propos furent tant étudiés? En supposant que le hasard façonnait l’univers, Darwin venait de déresponsabiliser tout ce qui existe à l’égard du dénouement de son existence. Il venait de rejeter du revers de la main le fait que la nature sait ce qu’elle fait dans la moindre de ces concrétisations lorsqu’elle favorise une évolution au détriment d’une autre. Attribuer l’évolution au hasard, c’est destituer la nature de ce qu’elle a de plus fondamental : un sens; celui-ci qui apparait être la recherche d’un équilibre profond menant à la complexification des instances[33]. C’est aussi refuser le fait que se sont les circonstances externes, incarnant une intelligence à grand déploiement, qui définissent bien précisément, ce qui adviendra d’une espèce au cours de son évolution.

« Bientôt j’aperçus l’importance de ce moyen de la nature, qui consiste à conserver dans les nouveaux individus reproduits, tout ce que les suites de la vie et des circonstances influentes avoient fait acquérir dans l’organisation de ceux qui leur ont transmis l’existence. »

                        – Jean-Baptiste de Lamarck, Philosophie zoologique

Darwin supposa que le hasard devait être à l’origine de l’évolution des espèces et de la vie sur Terre! Conséquence hâtive de cette supposition : l’évolution étant fruit du hasard, la nature n’a donc aucune intelligence qui lui est propre, elle est aléatoire et notre existence est due à une série d’événements n’ayant aucun sens plus profond, puisqu’ils découlent du hasard. De cette conclusion, il devint facile de rejeter l’existence de règles particulières que la nature tenterait de nous enseigner et que nous pourrions tenter de comprendre pour mieux vivre. Cette opinion fut un tremplin exceptionnel pour l’émancipation de l’égo humain.

Dans cette optique darwinienne grandement répandue, il n’existerait aucune raison de nous restreindre dans nos tentatives de contrôler la nature, puisque tout ce qui s’y trouve relèverait du hasard et que rien n’y serait planification optimisée, harmonie méticuleusement agencée. À voir le monde de ce point de vue, les OGM seraient sans impacts négatifs (ce qui est faux selon les réactions qu’ils engendrent dans mon corps), la pollution n’existerait probablement pas, puisque tout est matière pouvant circuler au hasard sans risquer de débalancer l’ordre du monde. Or, on voit que plus la société avance dans le cours du temps, plus nous découvrons tout le contraire; qu’il existe bel et bien un ordre précis que nous sommes à risque de perturber si nos comportements n’y sont pas harmonisés.

Le problème de voir le monde comme étant régi par le hasard est donc colossal et entraîne la majorité des comportements qui sont source de maladies, car cette mentalité pousse le citoyen à croire qu’il peut faire ce qu’il veut de sa vie sans devoir en assumer les conséquences véritables sur le plan de sa santé et de son cheminement personnel. Cela amoindrit son appartenance à un schéma d’existence plus riche, un destin qui lui serait préférable pour lui permettre d’atteindre un plus grand bonheur.

Malheureusement, cette pensée anime aussi à tort une grande part de la pensée scientifique actuelle. Elle fait croire à de nombreux chercheurs que nous ne sommes pas à risque de débalancer quoi que se soit en voulant façonner la nature aux besoins capricieux de l’homme. Ce n’est pas parce que l’homme est capable de soulever une lourde pierre que ce geste est réellement à son avantage. Il peut alors se l’échapper sur la tête, en faire mauvais usage ou bien, dans les pires cas, provoquer un éboulis… Imaginez, on ne parle ici que d’une roche, qu’en est-il de la modification des écosystèmes ou bien de l’utilisation de l’énergie nucléaire?

Aussi étonnant que cela puisse paraître, des scientifiques de nombreuses générations ont adhéré à cette hypothèse soutenue par certaines conclusions de Darwin. C’est ainsi que toutes les sciences anciennes qui percevaient la nature comme nourricière harmonieuse d’une sagesse infinie et qui prônaient de s’en inspirer, voir même de la vénérer dans son intégrité, n’ont plus eues leur raison d’êtres. Dès que la science se mit à les dénigrer en disant que toute cette splendeur n’était due qu’au hasard et qu’il semblait ridicule d’étudier ses motivations, puisqu’une instance aléatoire ne peut avoir d’intentions, les sciences anciennes furent rapidement mises au rancart par une science moderne qui clamait sa suprématie sur le vivant. Si une personne accepte l’idée que l’évolution est associée au hasard, alors, l’humain apparaît comme une sorte «d’être supérieur» pouvant mettre ses désirs aux guides de l’évolution de la vie sur Terre sans que cela ne soit malsain et sans percevoir clairement la limite qu’il doit imposer lui-même à ses agissements. Cette limite découlerait justement de la reconnaissance que le monde ne découle pas du hasard, mais plutôt d’un ordre prédéfinis qui recherche un but précis dans lequel l’humain possède un rôle.

Il faut dire que lorsque cette conclusion de Darwin fut énoncée, à la fin du 19e siècle, elle tombait parfaitement à point pour discréditer l’existence d’un Dieu ou d’une intelligence supérieure à celle de l’homme qui se manifeste à travers la nature. La science était à cette époque en féroce lutte contre la religion vue les dogmes que celle-ci instaurait dans l’esprit du peuple. En ce sens, il est compréhensible que le dénigrement d’une intelligence propre à la vie sur Terre ait été partie intégrante d’un processus de libération face aux doctrines religieuses.

De nos jours, faire perdurer et renforcer cette pensée malsaine que l’humain peut contourner les lois de la nature par la puissance de ses technologies est une excellente manière pour certaines industries comme celles des pesticides ou des OGM d’attirer de jeunes chercheurs. Cette vision hasardeuse est donc profitable au capitaliste, système politique ayant peu d’éthique et qui s’hypnotise de ses sottises.

Dans L’homme végétal, un livre fort bien construit dont le raisonnement est profond et crédible, l’auteur nous expose une réflexion sur les évidences de l’autonomie intrinsèque au vivant : donc de la capacité du vivant de s’auto définir. Position entièrement à l’encontre de celle qui prétend que les organismes sont des éléments passifs étant affectées par les conditions externes et subissant les modifications issues du hasard des conditions de leur existence.

À travers cette œuvre, d’innombrables exemples d’une capacité propre à la vie de s’adapter suivant un schéma particulier plutôt qu’un autre, toujours dans l’optique d’une recherche de stabilité accrue, nous sont présentés. Je me suis permis de vous en citer quelques lignes. Le livre offre nombre d’arguments et d’explications scientifiques que je ne pourrai détailler ici, mais que je vous invite à consulter.

Voici donc selon le livre L’homme végétal pour une autonomie du vivant de Gérard Nissim Amzallag Docteur en biologie, trois des preuves qui exposent en quoi la vie est autonome et ainsi, qu’elle ne peut pas être déterminée par le hasard.

Preuve no.1 : L’évolution convergente

Si le hasard était à la barre de l’évolution, alors comment pourrions-nous expliquer le fait que dans des lieux éloignés, sans ancêtres communs, différentes espèces exposées à des milieux de vie très différents aient pu développer les mêmes types d’organes, pour la même fonction et la même fin. Un organe aussi complexe que l’œil n’est pas quelque chose de facilement acquis pour un organisme qui n’en possède point. Et pourtant, plusieurs espèces ont développé ce même œil avec tant de similarité, dans des lieux, des époques et des lignées différentes.

 « La convergence est observée quand un même caractère apparaît plusieurs fois dans l’histoire du vivant, et ce de façon indépendante. Les insectes respirent non pas a l’aide de poumons, mais par des trachées […]. Il S’agit là d’un système aussi original que complexe, qui permet une respiration très efficace.

Il est tentant d’imaginer que les trachées étaient déjà présentes chez l’ancêtre commun à tous ces animaux. Or il n’en est rien […]. Par conséquent, les descendants terrestres de ces ancêtres fondateurs des lignées ont tous développé le même appareil respiratoire, et ce de façon indépendante.

L’œil non plus ne s’est pas formé une seule fois pour se voir ensuite progressivement amélioré au fil de l’évolution. Plutôt qu’un heureux hasard des circonstances, il semblerait qu’un organe fonctionnel de la vision ait émergé plus de quarante fois dans l’histoire du monde animal, et ce de façon indépendante. »[34]

Il semble plutôt évident que le schéma de la vie sait ce qu’il désire construire, et qu’il préfère seulement y apporter des modifications mineures en fonction des particularités de chaque espèce et de chaque milieu de vie. On perçoit aisément une constance, une tendance qui caractérisent la présence d’une intelligence naturelle qui survole l’instance vivante. Cela est contraire à la définition d’un monde gérer par le hasard.

Preuve no.2 : Le retour du caractère génétique original

Saviez-vous qu’on peut modifier la génétique d’une plante en lui ajoutant un gène issu d’une autre forme de vie, c’est ce que l’on nomme un OGM. Les plantes ainsi formées peuvent exprimer le gène nouveau même si celui-ci n’a jamais fait parti de leur génome, c’est le soi-disant génie du « génie génétique ». Dans la majorité des cas, ces gênes permettent par exemple, d’aider la plante à produire elle-même un pesticide ou bien à résister à des épandages importants d’herbicides.

Fait intéressant relaté dans le livre de M. Amzallag : plusieurs études démontrent qu’après quelques générations, on constate souvent que les plantes retrouvent leur structure génétique initiale et cessent d’exprimer les gènes qu’on leur ajoute.

C’est là une preuve qui démontre qu’on ne peut duper la nature aussi facilement. Que celle-ci n’est pas cette espèce de « machine » passive réglée par le hasard et malléable à la main de l’homme, tout comme la science actuelle voudrait le faire croire. Comment une entité dirigée par le hasard pourrait-elle choisir d’éliminer un gêne qui lui fut implanté pour retrouver précisément la structure génétique qu’elle possédait avant la modification. Cette constatation appuie d’ailleurs le fait que la génétique ne peut être à la barre du dénouement de la vie, car si la génétique doit être à la base de toutes les évolutions d’une espèce, comment qualifie-t-ton le fait qu’une plante modifie elle-même sa génétique?

Comprenez-moi bien, je ne suis pas en train de dire que les plantes pensent par elles-mêmes, mais simplement que l’ensemble des interactions que constitue la vie, une fois superposées à la structure physique de la plante engendre « une reconnaissance d’une instabilité structurelle qui doit être corrigée », dans ce cas : la présence d’un gène ajouté par l’homme. L’intelligence dont je parle n’est pas produite uniquement dans la plante, elle englobe la plante comme parti de son Tout, elle est à la fois dans la plante et autour de la plante. Cette compréhension sera fort utile pour comprendre comment le corps tombe malade et comment faire pour l’aider à se guérir.

Je n’ai rien contre le fait que l’on rebute la notion de Dieu tel que la présente la religion, mais sans doute n’est-il pas sain non plus de rejeter la notion d’intelligence supérieure à l’homme qui guide le schéma vivant.

Preuve no.3 : Les organismes manifestent une autonomie liée aux circonstances

Les bactéries utilisent certains mécanismes très précis pour assimiler leur nourriture. Il existe certaines bactéries qui ne peuvent se nourrir que d’une seule source d’énergie, par exemple un sucre comme le lactose. Si l’on prive une bactérie de ce genre de l’opéron[35] lui permettant de produire les enzymes utilisées dans le mécanisme d’assimilation de ce sucre, alors nous pourrions nous attendre à ce que ces bactéries décèdent advenant que l’unique source de nourriture à leur disposition soit du lactose. Hors, il fut constaté que les bactéries placées dans de telles circonstances développent rapidement d’autres méthodes pour assimiler leur unique nourriture. Plus surprenant encore, ces méthodes nouvelles d’assimilation peuvent varier d’une bactérie à l’autre même si celles-ci sont placées dans les mêmes circonstances!

Imaginez, des êtres aussi simples que des bactéries sont capables de manière intrinsèque d’inventer ou d’adapter leurs mécanismes d’absorption de nourriture; et cela, même une fois amputés de la séquence du génome qui permettait de fabriquer les molécules nécessaires à cette assimilation. En plus, elles parviennent à faire preuve d’une « créativité » suffisante pour ne pas toute arriver à la même solution pour contrer ce problème.

« On est d’autant plus loin du hasard salvateur que le détail même des « mutations » correspond exactement aux substrats que l’enzyme reconnaît et dégrade, et qu’une pareille « innovation » se produit en même temps sur une protéine transporteuse et une protéine régulatrice spécialement sensible au lactose. »[36]

Voilà donc un fait scientifique incroyable qui renseigne beaucoup sur la volonté du vivant, sur son autonomie et sur sa capacité à s’adapter pour la recherche d’un équilibre, d’une stabilité et d’une harmonie grandissante au monde qui l’entoure. Malheureusement, ce type de fait est très peu discuté dans les médias comparativement à toute la propagande qu’on y trouve pour les intérêts économiques quelconques qui veulent manipuler le vivant pour le soi-disant bien de l’homme. Pourtant, ces faits sont révélateurs et viendraient réveiller la population sur l’outrage que nous commentons actuellement vis-à-vis les lois d’équilibres de la vie qui nous entoure. C’est de cet éloignement par rapport à l’idéal d’équilibre que prône la nature que découle l’augmentation des cas de maladies.

Aux vues de mon expérience, il m’est apparu qu’il n’y a pas de hasard en ce qui concerne la notion de santé. J’ai pu sentir qu’en transformant mes habitudes, j’améliorais mon état en fonction de l’équilibre de mes choix, et que cet équilibre n’était en rien subjectif, mais s’imbriquait naturellement dans l’équilibre de la nature qui nous entoure. La cellule ne pense donc pas comme nous l’entendons, mais ses agissements reflètent un comportement réfléchi qui s’adapte à d’innombrables circonstances. Dans notre corps, les maladies ne sont souvent que des mécanismes de compensation des déséquilibres que nous entretenons depuis trop longtemps. Chaque décision de la vie en nous et autour de nous est à percevoir comme l’observation de la capacité d’optimisation du vivant dans la poursuite de son idéal d’équilibre.

La dualité d’harmonisation chez l’humain

Autonomie du vivant : capacité intrinsèque des organismes vivants à s’adapter aux circonstances externes selon l’équilibre que prône la nature. Cela s’effectue à travers les interactions qu’ils entretiennent avec la nature (au niveau fondamental de leurs besoins en milieu naturel).

Autonomie de l’homme : capacité développée par les humains pour s’adapter aux circonstances externes liées à la vie sociale et le contact avec d’autres humains (au niveau social de leurs besoins en milieu social).

L’humain d’aujourd’hui vit donc dans un paradoxe en ce sens qu’il doit parvenir à s’harmoniser sur deux plans de vie à la fois, celui de la société et celui de la nature. La société exige de lui des comptes rendus en termes de responsabilités sociales et économiques tandis que la nature exige de lui des comptes rendus en terme de l’entretien de l’équilibre qu’elle prône et qui permet à la vie d’exister, de se développer et d’évoluer sur Terre. Le paradoxe ne découle pas directement de cette dualité, mais provient plutôt de la structure sociale actuelle qui favorise, sans l’admettre, d’agir à contre sens de l’équilibre de la nature. Un observateur moindrement objectif sur notre situation pourra rapidement constater que plus une personne atteint une grande symbiose avec la société, plus elle embrasse ses valeurs et ses idéaux, plus elle risque d’agir à contre sens des valeurs fondamentales de conservation et d’évolution fondamentale de la vie sur Terre.

Pour le moment, la grande majorité des humains vivants sur Terre n’ont pas encore pris une conscience réelle de la nécessité d’harmoniser leurs comportements à la nature : c’est-à-dire d’accepter de soumettre leur conscience à des impératifs naturels en termes d’alimentation, de respect de leur corps et de maintien de l’environnement. Pourtant, tous les humains de la Terre acceptent relativement bien les notions inventées par l’homme de possession personnelle et de dévouement à une substance fictive que l’on nomme de l’argent. Je crois que cela se produit, car les gens ne sont pas conscients des véritables conséquences de négliger leur émancipation fondamentale, cela leur paraît banal. Beaucoup ne perçoivent pas non plus ce qu’ils auraient à gagner d’immensément enrichissant en acceptant les contraintes naturelles, qui ne constituent qu’un tremplin aux facultés des humains, contrairement aux contraintes sociales qui la plupart du temps sont des obstacles au développement complet d’un individu.

À la suite de la prise en considération de ces observations, j’espère que vous pourrez entrevoir la possibilité que le schéma de la vie sur Terre possède une intelligence qui lui est propre. Toute la nature agit dans le but d’atteindre une structure idéale a priori, c’est donc dire qu’au-delà de ce qu’on connaît aujourd’hui et des imperfections que le désir humain a engendrées dans la nature, sur une échelle beaucoup plus vaste de milliers, voir millions d’années, la vie recherche un ordre relativement précis, si ce n’est strictement précis. C’est en retrouvant cette précision et en m’en approchant par l’écoute de mon corps que j’ai pu guérir, ou mieux encore, que j’ai pu laisser mon corps se guérir lui-même. La même chose se produirait si on laissait la planète se guérir en arrêtant de la polluer: elle retrouverait ses facultés créatrices et approfondirait son équilibre. Ceci est un cycle universel qui est le reflet de l’équilibre dans lequel la Terre se situe au niveau de la schématisation de la matière (système solaire, distance du soleil, composition minérale, orbite quasi circulaire, taille, etc.). Nous discuterons des schématisations et des règles qui les unissent entre eux dans des livres futurs.

À retenir :

  • L’évolution de la vie et de son équilibre ne sont pas des notions arbitraires gérées par le hasard, mais sont plutôt des notions précises que la vie nous invite à découvrir et à explorer.
  • La science a la mauvaise tendance d’attribuer l’ordre du monde au hasard, ce qui engendre le mépris de l’équilibre naturel du monde et l’ambition débordante des industries malsaines.
  • L’humain vit dans une dualité d’harmonisation entre les attentes sociales à son égard et les nécessités naturelles telles que l’alimentation, le repos, la méditation, l’amour et l’exercice. Souvent nous ne considérons pas les nécessités naturelles à leur juste valeur.
  • Il faut éviter de contrôler la vie sur Terre, il faut plutôt la laisser poursuivre sa « volonté » et savoir qu’elle recherche sans cesse un équilibre grandissant lorsqu’on l’observe.
  • La vie sur Terre manifeste une intelligence qui lui est propre.

 

Propagandes, contexte social et idéologie actuelle

Lorsque j’étais plus jeune, je croyais vivre dans un monde bien réfléchi, je croyais en ce que m’enseignaient la télévision et les différents médias, pas nécessairement aux publicités, mais lorsqu’un soit disant “spécialiste” émettait une opinion, j’y portais attention. À cette époque, je n’étais pas conscient que derrière à peu près tout ce qu’on nous dit par le biais des médias se cachent des intérêts privés dont l’objectif est de nous manipuler pour enrichir des intérêts privés. Voir derrière toute cette propagande qui est à la base de l’« éducation populaire » fut nécessaire pour cesser de croire aux innombrables sottises qui éloignent les gens d’une connaissance véritable en lien avec notre santé et l’impact réel de chaque geste.

J’aimerais donc vous offrir un regard plus objectif de la situation qui vous entoure afin que vous puissiez remettre en perspective les informations que vous livrent les gens en qui vous avez confiance autour de vous ou par le biais de la télé, la radio, l’internet, etc. Trop de gens font confiance aveuglément à des sources d’informations qui dissimulent des intérêts privés et font la propagande de différents produits ou moeurs entièrement malsains.

Observons plus en profondeur les raisons pour lesquelles l’information qu’on nous livre est systématiquement biaisée par des intérêts quelconques, cela nous permettra d’arrêter de chercher des solutions aux mauvais endroits et de réorienter notre confiance envers les bonnes instances, envers les choses essentielles.

 

Le monde actuel

Le capitalisme fonctionne sur des principes de possessions personnelles. Plus vous achetez, plus l’on considère que l’économie va bien et que le monde est « prospère ». D’un autre côté, plus vous achetez, plus des ressources sont extraites de la terre, transformées puis transportées pour satisfaire à vos besoins. Chaque production de matériel et chaque transport de matériel engendrent de la pollution, et la pollution entraîne à son tour un impact sur notre santé.

Avec cette simple explication, on constate facilement que prospérité économique ne rime en rien avec la « prospérité » au sens plus fondamental du terme, une prospérité que je nomme la prospérité fondamentale, puisque le monde peut être prospère économiquement dans un temps donné tout en négligeant la nature et la santé des citoyens qui habitent ce monde. Vous comprenez qu’un décalage très important existe entre prospérité économique et prospérité fondamentale.

Prospérité fondamentale : développement des instances naturelles (espèces, écosystèmes, etc.), développement des facultés chez les êtres vivants, augmentation des créations de la nature, augmentation des ressources de bases nécessaires à la vie, approfondissement de l’équilibre et de la stabilité de la vie sur Terre, évolution fondamentale des êtres vivants, véritable évolution, sentiment de bonheur profond et durable.

Prospérité économique : dégradation des instances naturelles, pertes de facultés chez les êtres vivants, diminution des capacités de création de la nature, diminution des ressources de bases nécessaires à la vie, détérioration de l’équilibre et de la stabilité de la vie sur Terre, augmentation des valeurs fictives liées à l’argent et à la détention de capital, évolution superficielle extérieure, évolution artificielle, course pour un bonheur fugace.

La seule mesure sur laquelle le capitalisme base son succès est la rentrée d’argent dans les coffres de l’État sans tenir réellement compte de la diminution des ressources naturelles à la base de toutes productions matérielles, ni de l’impact de la pression que ce système impose sur la santé des citoyens, ni de la dégradation de la condition naturelle de la Terre. La chute continue de la biodiversité sur Terre et l’augmentation de la pollution sont deux conséquences qui ont un impact immense sur la capacité de l’humain à vivre en santé pour la simple et bonne raison que tout ce que l’humain utilise pour rester en vie, il le puise dans son environnement et dans les ressources offertes par la biodiversité. Cela veut dire que plus la biodiversité diminue, plus les manifestations de l’intelligence vivante qui nous entoure deviennent pauvres et monotones, ce qui du même coup rend nos corps et nos esprits pauvres et monotones, en ce sens que toutes les images qui alimentent nos pensées sont puisées à même ce que la nature nous montre comme spectacle depuis la nuit des temps; tout cela est schématisé dans les coins les plus profonds de la psyché humaine[37]. D’un autre côté, la chute de biodiversité engendre la diminution des plantes comestibles, des espèces régulatrices d’écosystèmes et en chacune de ses instances c’est la diminution des ressources les plus élémentaires nous permettant de vivre de manière saine[38], des structures chimiques créées par la nature et susceptibles d’avoir un intérêt pour notre connaissance, mais certainement aussi, pour notre santé.

Lorsque nous nous interrogeons sur les raisons qui motivent la direction néfaste qu’emprunte notre société, il semble que l’on puisse pour la plupart les rattacher à une cause principale : le pouvoir de l’argent et le désir d’enrichissement d’intérêts privés au détriment des intérêts de tous. Ici, je ne fais que constater ce que beaucoup constatent. Nous sommes d’ailleurs tous sous le joug de cette tendance sociale répandue et nous reproduisons malgré nous la mentalité défectueuse dont nous constatons chaque jour les méfaits.

Mais peut-être ne voyez-vous pas le lien qui unit l’épidémie de maladie à laquelle nous faisons face au capitalisme du marché? Pensez-y un peu. À l’échelle planétaire, combien de décisions sont prises chaque jour dans la tête d’un humain qui songe à augmenter le profit qu’il tire de son travail? Chaque fois qu’on place le désir d’obtenir le profit et les nécessités qui s’en suivent en haut de notre échelle de priorité, on relègue plus bas la santé et le maintien de l’équilibre que prône la nature. C’est ainsi que le souci de l’environnement et le respect de la condition d’égalité que nous devons à nos confrères humains et des autres espèces se font subtilement oubliés à la faveur de notre propre intérêt à prospérer dans l’univers de valorisation mis de l’avant par la société.

Voici quelques exemples simples qui expriment l’impact de la mentalité capitaliste sur notre façon de vivre. Pensons d’abord aux méthodes d’agriculture actuelles, faisant usage de nombreux produits malsains autant pour la Terre que pour les êtres vivants. Malgré que nous sachions ces produits chimiques potentiellement cancérogènes et malsains pour l’environnement, force est de constater que la majorité des pays de notre planète carburent avec ces poisons tout en ayant l’impression, chacun de leur côté, que ce comportement est tout à fait normal et légitime.

Cela s’explique dû à la hiérarchisation qui découle du capitalisme du marché et qui positionne en haut de l’échelle des priorités l’enrichissement personnel ou plus généralement énoncé : l’enrichissement privé (enrichissement d’une corporation, d’une nation, d’une famille, d’une personne, etc.). En ce sens, il n’est pas étonnant d’observer une déculpabilisation quasi totale des individus à l’égard de leurs gestes malsains pour l’environnement. L’humain se juge lui-même trop souvent par rapport au standard social plutôt que d’écouter sa raison et la voie honnête qu’il abrite en lui. Le standard social étant aujourd’hui largement désaxé, chacun se déculpabilise de ces gestes par l’adhérence à un moule social qui valorise l’aspect économique de la chose.

 

Les pays riches puisent leurs richesses des pays plus pauvres (main d’œuvre, minerais, pétrole, pierres précieuses, bois, alimentation, etc.). D’une manière ou d’une autre, les représentants de pays riches achètent à faible prix des denrées qui dans leur pays valent le plein prix. Cette exploitation permet aux pays riches de vivre une vie au-dessus de leurs moyens en s’appropriant pour peu d’efforts, le fruit du travail des pays plus pauvres. C’est de ce déséquilibre qu’est né le mode de vie nord-américain de surconsommation. Derrière celui-ci se cache donc l’exploitation des autres, sous plusieurs niveaux.

À retenir :

  • La prospérité économique n’est pas compatible avec la prospérité fondamentale en ce sens que le développement de l’économie nécessite beaucoup de consommation de la part du citoyen, alors que chaque chose consommée engendre une pollution plus ou moins importante, qui à l’échelle d’une nation, devient un fardeau immense.
  • Chaque fois qu’on place le désir d’obtenir le profit et les nécessités qui s’en suivent en haut de notre échelle de priorités, on relègue plus bas la santé et le maintien de l’équilibre que prône la nature.

 

Valeur de l’argent

Qu’est-ce que l’argent? Quelle valeur faut-il attribuer à cette icône fictive quand on voit des pays qui en manquent, faire des emprunts des milliers de milliards de dollars[39]? Combien de milliards de dettes cumulent les pays de ce monde? Et à qui doivent-ils tout cet argent? Force m’est de constater que rien ne change du fait que l’argent soit disponible ou non. Rien ne s’accomplit d’argent seul, ce n’est qu’un intermédiaire embarrassant entre les véritables ressources et les besoins humains. Que vaut l’argent si l’on peut l’inventer, l’effacer (faillite), modifier sa valeur, etc. Que vaut l’argent si dans un pays un certain travail rapporte cent fois moins que dans un autre? Que vaut l’argent si certains en font plus en une journée à ne rien faire que d’autres durant toute leur vie à suer de leur front? Une telle mesure fictive ne mérite pas qu’on y sacrifie la plus belle partie de notre vie pas plus que notre santé. C’est aussi en abandonnant cette référence que vous permettrez non seulement à votre corps, mais aussi au monde entier, de sortir du cycle de création de maladies.

Quand on sait que la majorité de l’argent de la planète appartient à une minorité riche qui n’en a même plus besoin, on se demande à quoi bon croire en cette mascarade qu’est le pouvoir fictif de l’argent. Il semble évident que cette dynamique n’est pas profitable en soi pour l’avancement de tous et n’est qu’une manière perfectionnée d’asservir les gens à la puissance des minorités riches – un esclavagisme dans lequel on fait miroiter une liberté possible aussi probable qu’un billet de loterie gagnant.

L’exemple des conséquences désastreuses du capitalisme sur l’agriculture, les pêches, la production d’animaux d’élevage, les techniques d’éducation, l’optique de développement du territoire, l’industrie alimentaire, l’industrie automobile, manufacturière, des hautes technologies, etc. nous permet de constater toute l’ampleur du mal qui s’empare de l’esprit humain lorsque celui-ci se met à penser en termes de rentabilisation.

La pression qu’exerce le marché sur toute la chaîne de production implique à chaque étape une perte de qualité en vue d’augmenter la rentabilité. Les producteurs ne prennent souvent en compte que deux facteurs : la quantité qu’ils peuvent produire et le profit maximal qu’ils peuvent en tirer. Évidemment, tout esprit moindrement intelligent peut faire l’optimisation de cette formule en vue de maximiser les profits : il suffit de produire au moindre coût les plus grandes quantités possible. Cela devient donc l’objectif absolu nourri par la société de consommation. Or, il est évident qu’à long terme, cette conséquence du capitalisme conduit l’humain dans un état où les produits qu’ils consomment sont pour la plupart, de piètre qualité. En agriculture, c’est ce désir grandement répandu d’augmenter la production au moindre coût qui justifie la décision d’utiliser des engrais chimiques et des pesticides chimiques[40]. Dans la construction de biens d’usage quotidien, c’est aussi cette mentalité qui conduit les entreprises à rechercher des matériaux peu dispendieux qui, en ce moment, sont souvent faits avec divers résidus pétroliers susceptibles de nuire à notre santé.

Les gens qui prennent ces décisions nuisibles à l’ensemble de l’humanité ne sont pas toujours conscients des torts qu’ils causent. Certes, le cultivateur ne désire pas nuire à la planète lorsqu’il agit en cultivant des OGM ou en utilisant divers produits chimiques, pas plus qu’il ne veut nuire à ses pairs qui consommeront la nourriture de moindre qualité qu’il a produite. Il ne fait que se soumettre à ce que la société exige[41] et ironiquement, il remplit son devoir envers celle-ci : rentabilisé au maximum ses activités. Il substitue à l’attitude humaine normale de perfectionnement de l’art, l’attitude capitaliste de rentabilisation. Et puisque le fruit de son geste s’inscrit parfaitement dans le standard social actuel, il n’en vient que très rarement à constater l’incohérence de son action par rapport à un idéal possible d’une humanité saine pour tous ainsi que la régression de ses méthodes sur le plan de la qualité de vie possible de par ses actions.

La pression économique nous met dans un état peu favorable à choisir nos actions en fonction d’une optimisation de la qualité de ce que nous faisons, à moins d’oublier la recherche de profit, ce qui veut aussi dire qu’il faudrait oublier presque tout intérêt au commerce. En ce moment, chaque personne et chaque entreprise possèdent son seuil d’équilibre entre la recherche de qualité et la recherche de profit, mais tous sont largement influencés par le contexte économique. En général, l’intérêt à l’enrichissement a pour effet de faire diminuer le temps que nous sommes prêts à accorder au perfectionnement d’une idée, d’une technologie, d’un art, d’un médicament, etc.

La transcendance du désir de rendement

Dans une société basée sur le rendement :

  • Les pays s’imposent le rendement : mettent en œuvre des politiques qui poussent les ressources tant humaines que naturelles à leur limite d’exploitation ce qui impose un haut rendement à toutes les sous-instances du pays : population, entreprises, agriculteurs, etc. La finalité de ce choix est la dégradation ou l’épuisement prématuré des ressources naturelles (la santé de la population étant une des plus précieuses ressources naturelles) et l’augmentation de la pollution engendrée par les activités économiques diverses n’ayant pas été optimisés dans une perspective environnementale.
  • L’individu s’impose le rendement : la conscience impose la nécessité de rendement au corps, puis cela affecte tous ses systèmes : digestif, nerveux, hépatique, rénale, etc. Ce qui se traduit en un rendement demandé à chaque cellule du corps d’où une production accrue de déchets et un épuisement rapide des ressources.
  • L’entreprise s’impose le rendement ce qui a diverses conséquences : pression accrue de rendement sur les employés, perte de qualité en vue d’augmenter les profits ou les ventes, création de produits jetables peu durables, sous-considérations des impacts environnementaux nuisibles des activités de l’entreprise, production accrue de déchets.
  • L’agriculteur impose le rendement à ses terres ce qui finit par le pousser à utiliser des produits dont l’objectif est d’augmenter la production de ses champs tout en fournissant le moins d’efforts possible. D’où l’usage de pesticides, herbicides et engrais chimiques. À moyen terme, cela conduit à la perte de qualité des aliments vue la pollution des terres agricoles par divers produits chimiques dangereux pour la santé.

Pas besoin de faire de grandes études pour constater à quel point les choses que nous achetons de nos jours ne sont plus durables et possèdent ainsi une durée de vie très limitée : voiture, téléphone cellulaire, téléviseur, appareils photo numériques, caméra, système audio, électroménagers, etc. Encore une fois c’est le désir de rentabilisation qui favorise l’augmentation des déchets produits par l’humanité pour la simple et bonne raison que si un fabricant choisit de faire des appareils qui durent trop longtemps et qui ne brisent jamais, il n’optimise pas sa capacité à renouveler ses ventes. La recherche de profits amène donc la majorité des entreprises à construire leurs produits avec des matériaux de moindre qualité, obtenus à moindre coût. C’est pourquoi tant de choses que nous achetons finissent par être dysfonctionnelles après seulement quelques années, et parfois même, après quelques mois. La recherche de profits entre clairement en conflit avec la création de produits durables et de qualité, deux nécessités d’une humanité qui se voudrait en harmonie avec l’environnement.

Il y a donc pression constante de la part du contexte économique qui s’exerce sur l’individu et sur les entreprises, ce qui mène à une perte de la qualité en vue d’augmenter la quantité, une conséquence inévitable du capitalisme qui affecte tous les secteurs de productions, de l’éducation de nos enfants à la production de notre nourriture. C’est un effet unilatéral et irréversible de la recherche de capital qui nuit à la santé du peuple. C’est aussi un effet inévitable de la société de consommation dans laquelle chaque individu vit pour le poursuite d’un idéal futur, inconscient de ses responsabilités fondamentales, et se laisse entraîner dans une panoplie de modes passagères qui rendent l’idée d’un pur dévouement au respect de la vie une sorte d’utopie archaïque.

Conséquence du capitalisme :

Recherche de quantité au-devant de la qualité -> perte de qualité et nivelage par le bas.

C’est autant dans les décisions qui orientent la vie des personnes prises une à une que dans les décisions qui orientent les nations entières que nous faisons quotidiennement ce mauvais pari de croire en l’économie au devant de la satisfaction des besoins fondamentaux de tous les humains.

Au niveau des nations, les conséquences de cette aliénation à l’argent de la volonté humaine deviennent encore plus fatales pour notre avenir en termes de santé. Si nous voyons aujourd’hui les stocks de poissons, denrée nutritionnelle par excellence pour une bonne santé, à leurs plus bas niveaux, c’est simplement, car au fil des années, les gouvernements ont choisi de faire passer les revenus en taxes et en impôts d’entreprises polluantes au devant de la préservation des habitats marins de toutes sortes. Ce sont les mêmes raisons qui entachent la réputation de cette denrée vu la pollution dont elle est victime. La surpêche, pour laquelle nous percevons tout de suite le lien avec l’intérêt d’enrichissement privé, a causé la perte partielle et la menace d’une perte perpétuelle d’une denrée santé essentielle à notre santé[42].

Conséquence du capitalisme : faire passer l’intérêt économique au devant des intérêts fondamentaux du peuple. C’est-à-dire l’accès à de l’eau, de la nourriture, des sols, de l’air et des divertissements purs[43]. Cela engendre la destruction des habitats naturels et pollution des denrées essentielles à la vie.

Chaque jour, nous posons des gestes en fonction de ce que nous croyons être en faveur de notre intérêt personnel, celui-ci étant défini par la structure même de notre cadre social. Voyant la tendance actuelle qui porte la majorité des gens à suivre un programme de vie qui met à l’avant plan le dévouement dans une tâche nommée « travail », nous oublions que le but fondamental de l’existence n’est pas de s’employer pour servir une cause partisane pour une entreprise, mais au contraire, il s’agit plutôt de faire fructifier l’essence de notre particularité en tant qu’humain et non en tant que simple outil économique. Apprendre à vivre dans l’équilibre de Qui nous sommes au-devant du très convoité Ce que nous sommes, voilà qui demande patience et humilité. Vivre ainsi peut quand même nous positionner dans le cadre social, mais de manière à favoriser l’optimisation de nos talents naturels, et ce, dans une perspective de pur dévouement moral à nos forces naturelles, et non dans une perspective de rentabilisation. La nuance est subtile, mais elle fait toute la différence entre un monde qui court après un idéal virtuel et un autre où la véritable prospérité devient possible. Pour toucher à ce « Qui nous sommes », un détachement face à l’idéal de vie véhiculé de nos jours est nécessaire.

Du fait que nous avons construit des sociétés qui obligent une recherche de capital pour combler les besoins de bases et obtenir une prospérité sociale, nous choisissons délibérément, quoiqu’un peu sans autre option, de combler nos besoins fondamentaux par l’entremise de la recherche de capital. C’est donc dire que si je désire être apprécié et aimé, je reproduis des actions ou je tente d’obtenir le statut social que j’associe au respect, ce qui rime souvent avec le fait d’obtenir de la richesse; si je veux manger, je ne chasse et ne tue pas, j’achète simplement du boucher à l’aide de mon argent; si je veux un habitat de vie, je paye un loyer ou une maison; si je m’ennuie, je ne recherche aucun sens plus profond à ma vie et me contente d’acheter du divertissement, etc. Durant tout ce temps que j’utilise pour rencontrer des idéaux sociaux, je ne vis pas ma vie.

Bien vite, cette puissance que nous attribuons à l’argent obsède les hommes et les femmes au point qu’ils en viennent tous à déterminer la valeur de leur vie en fonction de cette échelle : « j’ai réussi ma vie, car j’en vaux deux, je suis heureux, car je peux obtenir ceci ou cela, malheureux, car je ne peux faire ceci ou cela, etc. ne prenant jamais pleinement conscience qu’une majorité de nos désirs sont des stéréotypes programmés en nous par les médias et les entreprises : des influences biaisées qui favorisent l’asservissement du peuple aux grandes entreprises génératrices de faux besoins.

Toute la confusion dans les croyances populaires en termes de santé est générée par un désir d’enrichissement quelconque à la base de toutes les formes de médias. Je qualifie donc la problématique engendrée par le désir d’enrichissement bien au-delà de tout autre fléau, comme étant le fléau suprême qui engendre une série de comportements qui nuisent à notre santé de toutes les façons imaginables.

Je nomme simplement  corruption par l’argent l’effet qu’à ce désir d’enrichissement sur l’échelle des valeurs humaines. La corruption par l’argent est une conséquence inévitable du fait d’en être arrivé à déterminer la valeur d’une personne et d’une vie humaine selon une échelle matérielle ou monétaire. Elle transforme l’arbre des priorités supplantant nos besoins fondamentaux à la faveur d’une seule et unique unité de mesure : les besoins économiques. Elle donne l’illusion qu’il faut vivre pour amasser de l’argent et que cela constitue la voie d’une vie réussie. Par la pression qu’elle induit en plaçant tous les individus dans un cadre où le capital domine, elle favorise la perte du contact avec le sens véritable de la vie qui se situe davantage dans la recherche de paix, d’amour, du développement des facultés personnelles et du partage. En obsédant l’individu, elle l’amène à oublier d’apprécier la beauté de ses sens et de respecter le véhicule qui lui sert de médium dans la vie sur Terre. Elle nourrit le cycle de vie suivant :

Corps = véhicule permettant à la conscience d’atteindre ses ambitions subjectives qui sont l’expression de sa liberté (programmées par la société de consommation).

et détruit le suivant :

Corps = diapason nous permettant de vivre en harmonie avec nous-mêmes et la nature.

 «Comme si cette population était libre de choisir son mode de vie alors que tous les médias d’information, la publicité, le développement des villes, les guerres et même le système d’éducation sont contrôlés par ceux-là mêmes qui ont le plus d’intérêt à l’asservissement de l’homme à la matière de l’argent. »[44]

 « Enfin l’ambition dévorante, l’ardeur d’élevé sa fortune relative, moins par un véritable besoin que pour se mettre au-dessus des autres, inspire à tous les hommes un noir penchant à se nuire mutuellement, une jalousie secrète d’autant plus dangereuse que, pour faire son coup plus en sureté, elle prend souvent le masque de la bienveillance »[45]

Définition d’une personne corrompue par l’argent : Toute personne se plaçant dans un état d’esprit lui permettant de négliger des valeurs morales élémentaires telles que le respect de l’environnement, la justice, l’équité et le respect d’autrui, dans le but d’obtenir de l’argent pour des fins privées.

Le but de la vie sur Terre n’est pas d’amasser des biens matériels, je suis certain que vous le savez, mais n’attendez pas d’être sur votre lit de mort pour le réaliser et enfin transformer votre vie. Quand nous y pensons un instant, nous polluons notre planète pour de l’argent, nous laissons des gens mourir de faim pour l’argent, nous détruisons des espèces merveilleuses pour l’argent, nous empoisonnons nos champs, notre air et notre eau pour l’argent, nous laissons le peuple dans l’ignorance pour l’argent, nous exploitons nos frères pour l’argent, nous détruisons le potentiel véritable de l’humanité pour l’argent!

Cette grosse machine économique qu’est devenue la Terre se doit de tourner le  plus vite possible et cela semble la priorité absolue. Nous avons oublié nos responsabilités envers la vie merveilleuse qui nous entoure et qui nous a fait voir le jour par seul désir d’amasser une substance que nous avons nous-mêmes créée et qui n’a aucune valeur en soi. C’est cette mentalité même d’orienter nos vies selon un standard fictif désaxé des lois universelles d’équilibre qui est la source de nos problèmes actuels en termes de santé.

Les bonheurs les plus profonds et les plus durables sont ceux qui ne coûtent rien et que nous pouvons partager avec les autres d’égal à égal. C’est de tous ces petits moments avec les proches dont nous nous souvenons le plus lorsque la vie veut nous quitter et c’est aussi c’est moments qui nous manquent le plus. Nourrissez votre corps d’amour et de partage et vous vivrez en santé pour de longues années.

 « On a ôté aux travailleurs la possibilité de posséder pour leur propre compte les matières premières, les instruments de travail et donc la possibilité de rester en possession du produit de leur travail,  libres en tout cas de le consommer ou de le vendre »[46]

Je n’ai encore jamais rencontré un homme libre, choisissant lui-même son destin, et pourtant croyez-moi j’ai connu bien des personnes suffisamment riches pour prétendre n’appartenir à personne alors qu’ils appartenaient entièrement à un moule. Un homme libéré entièrement des idéaux artificiels que nourrit la société – ces clichés tellement répandus que tout le monde en rêve – est un homme qui ne vit que pour la poursuite de son idéal au-devant des considérations économiques, et cet idéal n’est jamais économique, mais plutôt idéologique. Ce type d’individu traine en tout temps sa valeur avec lui, même lorsqu’il est nu et dépourvu de logis. Bien que cela ne concorde pas tellement avec la manière dont la société est construite, il n’existe tout de même qu’une seule hiérarchie possible à l’atteinte d’une vie équilibrée :

Hiérarchisation de l’existence équilibrée[47][48]

Les humains d’aujourd’hui ne vivent souvent plus pour eux, mais bien avant pour les autres, et ce, dans le mauvais sens du terme. Nous avons cette tendance bien instaurée de trop considérer les attentes des autres à notre égard et souvent nous définissons les paramètres de nos vies sur des standards préétablis faits de clichés desquelles il faudrait plutôt se détacher. L’un porte les vêtements « qu’il croit » lui plaire, l’autre la voiture « qu’il estime » à son image, un autre encore étudie pour occuper un emploi auquel « il associe » du respect, etc., mais tous ces gens sont simplement des expressions des attentes d’une société à leur égard. Ceux qui croient vivre pour eux sont simplement inconscients que ce qu’ils croient être « pour eux » est en fait une tentative d’entrer dans ce moule social qu’ils croient intrinsèque à la vie[49]. Étant inconscients d’une autre vie possible, ne pouvant pas l’imaginer et encore moins la vivre, alors ils assimilent que leurs choix, issus du contexte social qui les entoure, sont véritablement l’expression de leur personne qui exprime sa liberté. Pure illusion, mais qui paraît bien réelle puisque suffisamment de gens vivent dans la même illusion, ce qui suffit à lui donner un sens.

À retenir :

  • La seule mesure sur laquelle le capitalisme base son succès est la rentrée d’argent dans les coffres de l’État sans tenir réellement compte de la diminution des ressources naturelles à la base de toutes productions matérielles.
  • Le désir de la société de s’enrichir sans cesse stimule le développement des maladies. Chaque fois qu’on place le désir d’obtenir le profit et les nécessités qui s’en suivent en haut de notre échelle de priorité, on relègue plus bas la santé et le maintien de l’équilibre que prône la nature.
  • La pression économique et le désir d’enrichissement affectent la chaîne de production et engendrent souvent une perte de qualité en vue d’augmenter la rentabilité.
  • La société fait le choix aveugle de choisir le développement économique au-devant des besoins fondamentaux des humains tels que l’accès à l’eau, la nourriture et l’air pur. Ultimement, c’est un choix perdant pour tous.
  • Dans une vie équilibrée, les besoins fondamentaux du corps et le respect de l’environnement sont à la base des choix de l’individu, au-devant des considérations économiques.
  • La corruption par l’argent est un phénomène inévitable d’une société capitaliste qui dévie la volonté humaine de sa vocation naturelle à la faveur d’une recherche incessante de richesses extérieures et de pouvoir.

Désinformation et éducation du peuple

En laissant les entreprises effectuer l’éducation du peuple et élaborer les nouveaux standards qui définissent une vie « saine », « écolo », « à la mode », etc., la société alimente des croyances biaisées qui en quelque sorte servent sa vocation de prospérité économique. En effet, le système actuel ne peut perdurer que s’il entretient une sorte d’hypocrisie dont nous avons discuté : acheter, dépenser et consommer pour tenter de régler nos problèmes et/ou pour avoir le sentiment de vivre pleinement. De plus, cette philosophie de consommation favorise une tolérance à l’égard des éléments malsains, car leur vente est un moteur d’économie. Il devient alors très difficile de se battre contre un produit populaire ou une industrie entière qui génère de grands bénéfices, bien que l’on sache ce produit ou cette industrie mauvaise pour la santé et pour l’environnement. Malheureusement, nos politiciens n’ont pas le courage ni le niveau de conscientisation nécessaire pour assurer un véritable contrôle sur les propagandes faites par les industries privées qui éloignent le peuple d’une connaissance juste.

Le président d’une grande corporation considère sans doute qu’il agit de la bonne manière en produisant une publicité dans laquelle il tente de convaincre les consommateurs que le produit qu’il offre est bon pour la santé. Les personnes qui s’enrichissent des activités d’une entreprise, aussi malsaine soit-elle, sont sans doute assez influencées elles-mêmes par la société et ses idéaux pour parvenir à se déculpabiliser. Il est évident qu’elles ne sont pas conscientes des référentiels de santé auxquels je fais référence. De plus, elles ne pensent certainement pas leurs décisions d’un point de vue universel[50] et se contentent seulement de rechercher leurs avantages immédiats, ce que la société juge acceptable, voire légitime. La plupart des gens jugent légitimes tout ce qu’ils désirent et s’octroient sans problème le droit de vivre au-dessus des autres en se plaçant dans un rôle social qui favorise la dégradation de la condition de l’ensemble pour améliorer la leur.

Je n’ai pas d’opinions claires sur la question de savoir si des gens de mauvaise foi concertent délibérément pour amener la société dans de tels problèmes de désinformation à l’égard des risques pour la santé de nombreux produits domestiques. Je suppose que la majorité des gens, dirigeants d’entreprises ou politiciens, croient agir correctement lorsqu’ils posent les gestes qu’ils estiment bons pour leur préservation et « l’évolution »[51] de la société. Pourtant, ces gestes engendrent la dégradation de la situation globale dans laquelle nous vivons. Ces personnes perçoivent-elles cette dégradation?

Le politicien vit totalement déconnecté des réalités environnementales, alors que c’est lui qui, selon la structure sociale actuelle, est appelé à gérer les libertés que possèdent les entreprises dans ce domaine. Pouvons-nous blâmer un individu enrobé de son confort au point qu’il n’arrive plus à voir l’urgence d’agir, ni l’utilité que pourrait revêtir sa fonction si moindrement, il s’instruisait sur les questions importantes pour l’avenir d’une nation. Si nous étions moindrement lucides, nous ne serions pas surpris du manque de vigueur dont font preuve les politiciens lorsqu’il est temps de défendre les intérêts pour la santé du peuple et pour l’environnement, car pouvons-nous vraiment nous attendre à plus de la part d’individus qui entrent chez eux chaque soir pour perpétrer un mode de vie de consommation? Qu’ils amènent des idées qui permettraient de limiter l’épanouissement de ce mode de vie, en lequel ils ne voient sans doute aucun réel problème puisqu’ils l’adoptent eux-mêmes, voilà qui serait bien étonnant.

De ces réalités inhérentes aux décideurs de nos sociétés, soit les dirigeants d’entreprises et les politiciens, nous constatons aisément que la société est prise dans un cercle vicieux né du capitalisme qui favorise l’état de confusion sociale face aux véritables référentiels sains :

Cycle des propagandes jusqu’à l’insertion dans la culture populaire

Figure : Désir d’enrichissement -> propagandes envers les « bienfaits » d’un produit -> éducation de la population par la publicité -> perte des référentiels universels en terme de santé -> propagandes envers les bienfaits de produits malsains par le peuple (le peuple ayant été éduqué par des propagandes, il perpétuera la désinformation sans même en être conscient) -> propagandes envers les bienfaits d’un produit (étant conscient ou inconscient que ce que je dis est un mensonge)

À mes yeux, ce n’est pas simplement par un désir délibéré de malveillance que la situation dégénère, mais bien davantage dû à l’omission d’éthique ou de morale de la part des gens ayant la responsabilité d’en faire preuve. Autrement dit, peu de gens se mettent dans l’idée d’être malveillants envers d’autres ou de nuire à leur santé, mais la plupart omettent simplement de considérer l’autre dans leur choix. Croire que l’humain, dans un contexte capitaliste, peut s’astreindre à la moralité de considérer son prochain comme son égal et, pour le sujet qui nous intéresse, d’octroyer aux autres le droit à la même qualité de vie qu’il désire obtenir, est une utopie reconfirmée jour après jour par la perpétuation de notre mode de vie.

Peut-être vous demandez-vous de quelle manière, concrètement, ce manque d’éthique de la part de nos décideurs peut engendrer des problèmes ou des maladies dans votre vie? C’est très simple, notre alimentation et nos milieux de vie sont construits sur des standards qui favorisent la contamination prématurée de notre organisme et en ce sens, favorise le développement de divers troubles de santé. Je peux difficilement exprimer l’ampleur du choc que j’ai subi lorsque j’ai constaté à quel point toutes mes croyances héritées de la société de consommation n’avaient en fait aucun sens valable pour le maintien de la vie qui nous habite. Même si j’étais un jeune homme sincère dans ma motivation à prendre soin de ma santé, les informations que j’avais reçues des médias et de mes proches ne pouvaient faire autrement que de me conduire dans un état de dépérissement.

Il est possible que certains de mes lecteurs n’identifient pas aussi facilement l’ampleur du problème de propagandes que je tente de décrire, j’aimerais donc donner quelques exemples du visage que prennent ces propagandes pour vous permettre de bien identifier ce dont je parle.

D’abord, considérons le fait suivant : toute personne vivant en société se garde en contact avec le reste du monde par le biais des médias que sont la télévision, l’internet, la radio, les publications papier, etc. Advenant que ces sources d’informations ne soient pas disponibles, la plupart des gens interrogeront un proche ou toute autre personne pour être informés de ce qui se passe dans le monde qui les entoure. Nous constatons rapidement que la connaissance des proches, ou même celle des étrangers, combinée avec l’influence des médias composent ce qu’il serait juste de nommer «  la connaissance populaire ». En effet, rares sont ceux qui iront consulter un enseignant universitaire spécialisé sur la question ou bien les études de chercheurs au doctorat pour établir leur opinion lorsqu’une question se présente devant eux. Pour la plupart des gens, internet, les magasines, la télévision ou la radio feront très bien l’affaire.

Dans d’autres cas, une personne s’informera sans poser de question mais simplement par l’observation des comportements jugés « acceptables » ou « inacceptables » autour d’elle. Ce que nous observons chez les autres à tendance à nous influencer, que nous le voulions ou non, surtout lorsque nous sommes jeunes. Or, après un certain temps, et vu la redondance des comportements et des croyances exprimées par les sources médiatiques telles que les films, les feuilletons, les émissions variétés, etc., il se crée un « standard » des comportements et croyances populaires. Ce dénominateur commun, qui sert de référence aux mœurs de la société entière, est littéralement basé sur des sources d’influences subjectives et des opinions personnelles de journalistes, de proches, de personnalités connues, d’auteurs, d’émissions de télévision, etc. Donc, il n’est pas étonnant de découvrir de véritables failles dans nos connaissances lorsque nous les comparons à de l’information objective, mieux réfléchie et souvent, moins accessible.

Dans ce contexte de subjectivité des propos, où il semble préférable de dire quelque chose qui plaît aux goûts du public plutôt que quelque chose de vrai, il n’est pas étonnant que chacun ne se gêne pas à énoncer les propos qui soient à son avantage et que personne ne veuille parler des vrais problèmes, vu les nombreux conflits de croyances que suscitent ce genre de discussions. Par contre, celui qui confronte les gens dans leur subjectivité, en épiant le fond de leur pensée, celui-là découvre un fait étonnant : de plus en plus de personnes se construisent leurs propres « vérités ». Peut-être est-ce pour parvenir à se donner bonne conscience en ce qui à trait au mode de vie déraisonné qu’ils mettent en pratique? À croire que, même s’ils le défendent, le mode de vie qu’ils adoptent les laisse avec une telle amertume qu’ils doivent le camoufler par la construction de mensonges en lesquels ils se forcent à croire[52].

Ainsi, constatant la rupture de nos croyances avec une référence plus universelle, une référence qui parle d’elle-même, comme la nature ou les lois de la physique, il devient naturel d’orienter ses propos dans l’idée de plaire à un intérêt extérieur, d’œuvrer dans la plus profonde subjectivité. Cette pratique étant très en vogue, la confusion dans nos croyances les plus élémentaires devient immense et peu de gens osent affronter les différences entre les croyances des individus pour tenter de trouver les réponses véritables à toutes ces questions si importantes que nous nous posons tous au moins une fois dans notre vie : comment demeurer en santé, comment prendre soin de notre corps, qu’est-ce qu’une alimentation saine, quels sont les éléments à surveiller pour ne pas tomber malade, comment bien vivre pour notre corps et notre planète, comment vivre heureux, etc. Contrairement à la pensée populaire, il existe bel et bien des principes universels valables pour tous dans ces domaines. Plus vous en apprendrez sur le sujet, plus vous verrez que toutes ces questions sont liées et leur solution tend dans une direction unique que j’essaie de vous faire entrevoir : l’écoute de sa propre voie, de son destin si vous voulez, et l’implication quotidienne dans la réalisation de soi à travers cette voie naturelle qui est nôtre.

La pourriture dans l’enchâssure de nos croyances est étendue à un tel point que la société s’est adaptée pour intégrer les fausses croyances dans un réseau d’éducation qui forme les professionnels de la « santé » de demain. Ainsi, les médecins sur une formation d’environ cinq ans auront plusieurs années de cours consacrées à l’étude de drogues, appelées aussi médicaments ou parfois antibiotiques, et bien peu de temps consacré à l’étude du mode de vie du patient ou même de son milieu de vie, deux des aspects essentiels qu’une bonne médecine devrait considérer bien au-devant de la médication.

Pour le citoyen actuel, cette façon de traiter les patients à coup de médicaments semble si naturelle qu’elle n’est plus remise en question malgré les innombrables effets secondaires et problèmes discutés précédemment qui découlent de cette approche de traitement des maladies. Pourtant, ces faits sont connus, même très bien connus, mais l’éducation populaire a fini par empêcher les gens de voir clairement les conséquences de la réalité qui les entoure, ils ne font que s’y plier sans la remettre en question, elle semble pour eux entièrement naturelle et presque immuable. Il devient alors naturel et acceptable de souffrir de nausée, vomissement, diarrhée, ou de maux de cœur sous la prise de médicaments, alors qu’il serait difficile de faire accepter à plusieurs personnes de se priver de certains aliments pour aider leur santé à long terme ou bien de devoir enlever de leur milieu de vie les polluants à la base de nombreux problèmes chroniques. Nous n’agissons pas ainsi, en affrontant directement la source des problèmes, car la confusion règne encore dans nos croyances concernant la santé, et ce, même dans l’esprit de nos médecins qui sont aussi influencés par la propagande et les mœurs désaxées de nos sociétés. De plus, nous n’agissons pas ainsi, car la société met tellement de pression sur nous que nous hésitons à prendre le temps nécessaire pour effectuer les remises en question qui permettent une telle émancipation de la pensée.

Une telle chose est définie acceptable non pas pour ce qu’elle est vraiment, mais plutôt, pour ce que l’opinion populaire en pense. Et les entreprises sont passées maîtres dans l’art de manipuler l’opinion populaire. C’est pourquoi, il faut constater à quel point les gens se forcent à endurer les pires traitements tout en parvenant à se convaincre qu’il s’agit là d’un processus normal, simplement car c’est ainsi que la majorité des gens pensent et qu’en agissant de cette manière, ils n’ont au moins pas peur de faire fausse route, ni à affronter le jugement des autres, ce qui semble être les deux principales raisons qui empêchent les gens d’explorer de nouvelles voies par eux-mêmes.

Les gens ne voient pas le choix véritable qui s’offre à eux lorsque la maladie les frappe. Tout le contexte qui les entoure exerce une pression pour que leur routine ne change jamais et cela les empêche de s’éveiller à l’équilibre qu’ils ont perdu depuis un bon moment avec des cycles plus importants que ceux de la bourse ou du télé-horaire. La connaissance populaire n’a intégré que la vision capitaliste de la maladie : donc la vente de produits et services. Elle n’a pas intégré la responsabilisation de l’individu par rapport à son rôle dans le développement de ses maladies ainsi que son lien brisé, ou malmené, d’avec les principes de la nature de laquelle son corps émane.

Les médecins ne sont pas les seuls professionnels de la santé sur qui les entreprises ont une influence majeure. Les nutritionnistes ont une formation basée sur beaucoup d’éléments très intéressants, mais apprennent à faire des menus avec les produits commerciaux en vente sur le marché : pain, produits laitiers, margarine, soya et produits de blé. Quel gâchis! Ainsi, vous ressortez souvent de leurs bureaux avec un menu équilibré du point de vue des nutriments essentiels, mais totalement incapables de réveiller la vie en vous par une infusion de vitalité. Il existe une différence énorme entre un menu équilibré au point de vue des protéines et des macronutriments glucides et lipides et un menu équilibré en termes d’harmonisation à la logique naturelle de la vie sur Terre qui nous a fait voir le jour! Il semble, à mon grand désarroi, que beaucoup de ces spécialistes ne l’ont pas encore constaté. C’est encore là une démonstration à quel point notre système d’éducation à intégrer les fausses croyances et s’est adapté à l’industrie bien avant de s’adapter à l’idéal que devrait revêtir la profession. C’est ce genre de nivellement par le bas qui fait que nous ne pouvons plus améliorer notre état général comme société, du moins sur le plan physique que l’on mesure en terme de vitalité des humains et d’équilibre environnemental.

Je semble m’attarder spécialement sur le cas des spécialistes en matière de santé, mais il ne faudrait surtout pas croire qu’ils soient les seuls dont la profession se voit orientée négativement dans le contexte actuel[53]. En effet, l’agriculteur, le politicien, l’enseignant, l’artiste, l’ingénieur et tant d’autres sont souvent éloignés de l’idéal pur que peut produire leur cœur de par l’engrenage dans lequel ils puisent leurs idées et leurs buts à atteindre.

Nous pouvons certainement blâmer l’influence d’entreprises privées qui s’immiscent dans les universités ainsi que le manque de contrôle gouvernemental sur les fausses croyances véhiculées par les publicités, mais le problème est plus vaste encore : il englobe une acceptation sociale à l’égard des éléments malsains sur lesquels se fondent un mode de vie, qui non seulement est à l’encontre du respect de la santé des gens, mais est aussi à l’encontre du respect de la vie sur Terre.

De nos jours, c’est rendu payant pour une entreprise de se donner une image conscientisée à l’égard de la santé et/ou de l’environnement. N’avez-vous pas remarqué que d’innombrables produits se vantent d’être bons pour la santé? Combien de gâteaux, de biscuits, de céréales en boîtes et même de croustilles tentent de s’approprier une image de produit santé? Pourtant les ingrédients principaux de ces produits alimentaires demeurent des sucres, des farines raffinées, des mauvais gras ainsi que des ajouts indésirables de tout genre tels que le sel, les conservatifs, les colorants, les saveurs artificielles, etc. Croyez-vous qu’un jeune enfant martelé par la publicité ne se retrouve pas à risque de se construire une opinion biaisée sur certains produits par rapport à sa santé? Dites-vous qu’il y a de cela quelques années, c’était vous l’enfant que la propagande éduquait à devenir un consommateur standardisé selon les besoins des industries déjà en place.

Je ne peux m’empêcher de constater tous ces nouveaux logos que l’on appose sur les aliments pour nous faire croire à leur sainteté… Pourtant, aucun de ces produits transformés que l’industrie alimentaire tente de maquiller de beaux apparats n’aurait pu m’aider à retrouver la santé ne serait-ce qu’une miette. Il ne s’agit là encore que de propagandes qui plaisent à la fois aux gens qui les achètent (car cela donne bonne conscience) et aux entreprises qui s’en mettent plein les poches.

Puisque le peuple possède un respect démesuré pour les propos des médecins et des nutritionnistes, les publicités utilisent souvent ces icônes populaires de la « santé » pour persuader des bienfaits d’un produit qui au fond, est sans véritable bienfait. Je me souviens d’une publicité de frites au four utilisant une nutritionniste pour convaincre les gens que ce produit serait partie intégrante « d’un mode de vie sain ». Malheureusement, ces icônes de « santé » sont allègrement manipulées par les industries alimentaires. Après tout, ils peuvent se donner bonne conscience, car les vérités de chacun sont si subjectives qu’il y en a plusieurs pour qui la notion d’alimentation saine inclut les frites cuites au four… Vous voyez donc de quelle manière le fait que chacun vive dans sa propre subjectivité de croyances, conduit à la déculpabilisation de tous les types de propagandes et à l’équivalence de toutes les croyances, tant celles fausses que celles vraies. D’où la nécessité de ramener à l’avant-plan des principes universels qui permettraient au peuple d’avoir un point de référence commun, vrai et intemporel.

Les entreprises utilisent une tactique bien simple pour ne pas trop mentir tout en faisant oublier les aspects négatifs de ce qu’elles proposent. En fait, l’entreprise ne fait que miser sur les aspects positifs de son produit, mais sans présenter le contre poids des aspects négatifs. Puisque toute chose possède un côté positif, il est facile d’en arriver à dire que tous les produits sont santé. Ainsi, on dira des céréales en boîtes qu’elles sont faites de grains entiers, un mot qui ne veut pas dire grand-chose, car la compagnie peut n’avoir ajouté qu’une parcelle de grains entiers et se vanter que ses céréales en sont faîtes alors que la majorité des autres ingrédients demeurent des céréales raffinées. Évidemment, on ne parlera pas du sucre ajouté, du BHT ajouté à l’emballage pour la conservation, du sel ajouté, des ajouts artificiels, s’il y en a, ou bien même de la faible teneur en protéines de nombreuses céréales. C’est grâce à cette façon de présenter un produit sous son jour le plus positif que des annonceurs recommandent aux mamans un pot de sucre et de chocolat comme choix santé pour leurs enfants le matin. L’entreprise met l’accent sur les faits qui ont bonne apparence : « on y retrouve aussi du lait écrémé, du cacao, des noisettes et d’autres ingrédients naturels ». Mais qu’est-ce qu’un ingrédient non naturel? Cela existe-t-il? D’un certain point de vue défendable, même le pétrole est naturel puisqu’il vient de la Terre. Le mot naturel ne veut rien dire dans le contexte utilisé par l’entreprise privée et n’est pas non plus légiféré par le gouvernement. Toute entreprise peut donc dire que son produit est naturel.

C’est d’ailleurs là une autre des manières que les entreprises ont développées pour associer une certaine notion de santé à leur produit : les comparer avec la nature et de tenter d’effectuer un rapprochement. C’est ainsi que des croustilles, présentées sous leur aspect naturel, semblent si « pures » : de simples pommes de terre avec de l’huile de tournesol! L’entreprise présente aux consommateurs un beau champ de Tournesol en fleurs et le tour est joué pour placer une image dans l’inconscient du peuple; une idée absurde de chips comme aliments sains provenant de la nature. Les problèmes de rôtissage, d’ajout excessif de sel, de surcharge en gras oméga-6 ou bien de surconsommation de calories ne sont certainement pas soulignés dans la publicité et ils restent pour la plupart des gens grandement méconnus.

Remarquez que dans toutes ces publicités rarement on voit une clientèle obèse acheter les produits offerts. En fait, les acteurs choisis pour les publicités sont souvent des modèles de santé sans une onze de gras excédentaire et avec une apparence très soignée. Ainsi, on évite au consommateur la réalité qui découle du produit en question : c’est-à-dire le fait de perdre sa santé et de tendre vers l’embonpoint. L’image inconsciente que cela imbrique dans la croyance populaire est la suivante : il est possible d’intégrer les aliments malsains dans un rythme de vie sain, ce type d’aliment n’est pas directement relié au fait de perdre sa santé ou de devenir obèse. Cette croyance étant à la base de tous nos excès, car dans la pratique, cela est faux. En cultivant une mentalité d’excès et d’inconscience des véritables conséquences de tels choix alimentaires, la société veut nous faire croire que tout est acceptable afin que nous continuions à vivre sans réfléchir.

Il arrive souvent que les entreprises tentent de récupérer un véritable principe issu d’une vie saine pour l’associer à leurs produits malsains. C’est une pratique très en vogue dont je peux citer un exemple dans l’industrie des produits nettoyants et des rafraîchisseurs d’air. Certaines compagnies qui vendent des parfums pour l’air ambiant vont même jusqu’à utiliser le terme « purificateur d’air » pour leurs dispositifs. Pourtant, en parfumant l’air, on y ajoute de nombreuses molécules dont l’innocuité sur la santé n’est pas prouvée, au contraire! C’est donc l’action contraire à celle de purifier l’air : on y ajoute quelque chose! Souvent, certains de ces parfums sont faits à base de dérivés pétroliers que j’ai dû éviter autant que possible afin de guérir mon corps. Malgré ces mensonges répétés dans les médias, le gouvernement ne réagit aucunement à cette fausse propagande. C’est pourtant une manière très insidieuse de faire entrer un mensonge dans la connaissance populaire. Plusieurs personnes ont déjà entendu parler qu’il existe de véritables purificateurs d’air faits de filtre au charbon, faire croire aux gens que des parfumeurs d’air sont des purificateurs d’air peut avoir des conséquences immédiates sur la santé des gens asthmatiques, hypersensibles ou allergiques. Sans parler des effets cumulatifs sur la population à long terme. Un effet qui selon l’écoute de mon corps, ressemble à celui que peut avoir la cigarette sur le corps.

Les industries ont donc, depuis longtemps déjà, programmé leur vision d’une vie saine selon une optique basée sur la rentabilité et non sur l’instauration de référentiels sains. Sans cesse elles répandent de fausses croyances et de faux besoins qui pour la plupart nuisent à la santé du peuple. Toute cette propagande est née d’une sorte de cercle vicieux fort simple : les gens désirent changer leurs habitudes pour « mieux vivre », mais à la fois, ils ont du mal à abandonner ce à quoi ils tiennent. Le secret est donc de donner l’impression du changement, et ce, en demandant au consommateur le moins d’efforts possible. C’est pourquoi nous voyons des nouveaux produits comme des rafraichisseurs d’air qui donnent « l’illusion de fraicheur » et d’un ménage « bien fait » alors que la poussière ne fut pas nettoyée; ou bien que nous assistons à la « découverte récente » de produits pour perdre du poids, tous aussi ridicules les uns que les autres. La seule base commune de tous ces produits est le fait qu’ils illusionnent le consommateur et ne lui demande qu’un seul effort : payer pour la fausse solution proposée. Et puisque le consommateur a appris à régler ses problèmes de santé non pas par la responsabilisation de ses actions par rapport à un équilibre intrinsèque à la vie, mais plutôt, par l’achat de produits venant compenser ces comportements déséquilibrés, alors de telles fausses solutions font leur chemin et leurs torts.

J’observe que de plus en plus d’entreprises mentionnent que leurs produits sont sans risques pour la santé et pour l’environnement alors que cela est faux. Malheureusement, la conséquence pour la santé du peuple est immense : cela construit actuellement une génération grandement exposée à des produits nuisibles pour la santé, sans pour autant qu’elle soit informée correctement des risques pour la santé de ce à quoi elle s’expose.

À retenir :

  • C’est en grande partie les industries privées qui éduquent le peuple par le biais de leurs propagandes publicitaires dans les médias, d’où la confusion dans laquelle la société se retrouve face aux véritables référentiels concernant la santé.
  • Les entreprises sont passées maîtres dans l’art de manipuler l’opinion publique.
  • L’éducation des spécialistes en matière de santé est grandement influencée par l’intérêt économique de différentes entreprises.
  • Beaucoup de produits se retrouvent en usage quotidien de nos jours sans que les gens ne soient conscients du possible impact négatif sur la santé à long terme.

 

L’impact de la vie en société sur le respect de nous-mêmes

Pour avoir constaté les immenses bienfaits de mon abandon presque total de ce qui pourrait se qualifier d’une « vie de société », j’en conclus que ce type de vie nous entraîne malgré nous, dans une manière de vivre très éprouvante pour le corps. De façon générale, le stress, ou autrement dit, l’absorption de notre temps dans diverses activités et responsabilités sociales, empêche les gens d’écouter leur corps et ses besoins.

La vie de société que nous connaissons actuellement a tendance à nous faire tenir l’existence et la santé pour acquises. En inondant notre conscience de sollicitations commerciales, elle nous fait oublier que nous sommes des êtres humains faits d’une chaire qui se nourrit de l’équilibre provenant de la vie sur Terre. Elle nous fait oublier qu’il n’y a pas si longtemps, le corps humain évoluait hors de tous les artifices que les gens croient désormais nécessaires à la vie. Dans ce contexte, les nécessités naturelles que sont nourriture pure, eau pure, air pur, espaces verts, etc. deviennent des sujets plutôt secondaires comparativement au dernier film d’Hollywood ou bien au dernier jeu vidéo à la mode.

J’aimerais par ailleurs relever ici un fait intéressant : de nombreuses personnes sont prêtes à changer leur vie pour obtenir un meilleur salaire ou une meilleure prospérité économique, mais bien peu changeraient leur vie pour obtenir une eau plus pure ou bien de l’air plus pur. On observe ainsi à quel point un détournement de nos consciences vers d’autres considérations plus superficielles s’est effectué. Les gens ont tranquillement oublié tout le bonheur qui résulte dans une vie simple où l’on peut manger de la nourriture pure qui nous maintient en vie, respirer de l’air pur qui éclaire notre esprit et boire de l’eau pure qui apaise nos organes.

Nous sommes éduqués à agir en êtres totalement indépendants[54] de nos besoins naturels et du respect de notre corps, cela découle de la déresponsabilisation à cet égard dont nous avons discuté précédemment. Puisque ces besoins fondamentaux sont désormais « pris pour acquis », les gens en viennent tout naturellement à valoriser leurs autres « besoins », ceux-ci étant de nature très subjective et largement influencés par les propagandes du monde qui les entoure.

La société ainsi que les entreprises ont valorisé l’émancipation de l’individu, ce qui engendre une culture de l’égo qui se traduit par un refus du citoyen à se soumettre à des impératifs en lesquels il n’associe pas de plaisir ou d’amélioration de son statut social immédiat. J’observe partout des gens qui veulent transformer leur vie non pas pour s’aider eux-mêmes à mieux vivre, mais simplement pour s’approcher un peu plus de l’idéal de prospérité économique que la société valorise. Plusieurs en meurent bien avant d’en avoir profité, mais il ne faut pas trop en parler, car c’est mal vu.

C’est pourquoi certaines personnes ont tant de mal à adopter une alimentation saine : ils ne désirent pas sincèrement changer leur vie, et plus important encore, leur manière de penser, mais au contraire, ils veulent simplement s’attribuer le mérite d’être au « régime » ou dans le courant social « de prendre soin de sa santé » sans faire de véritables remises en questions personnelles sur leur manière de vivre. D’un autre côté, beaucoup de gens s’empêchent de manger sainement simplement, car ils ont peur d’être perçus comme des personnes conscientisées à cet égard. Ils trouvent sans doute cette image d’eux-mêmes moins attrayante que celle qu’ils adoptent : l’image d’une personne qui prend la vie à la légère sans se soucier de ces éléments contraignants. Beaucoup de gens ne feront donc pas les efforts nécessaires pour prendre soin de leur santé simplement, car ils ne peuvent supporter le jugement des autres une fois dans cette position[55].

Il est important de comprendre que la vie d’un humain placé en contexte social lui impose de hiérarchiser ses priorités à la faveur de l’intérêt social dominant. En d’autres termes, un homme qui évolue dans un monde qui valorise la fraternité recherchera à paraître fraternel, un homme qui évolue dans un monde qui valorise les études recherchera à paraître éduqués, un homme qui évolue dans un monde qui valorise la richesse recherchera à paraître riche, etc. Notez bien que l’homme voudra « paraître » se conformer aux attentes dominantes de la société qui l’entoure, mais à l’intérieur de lui-même, cet homme se gardera souvent une opinion propre sur l’importance de chacune de ces considérations sociales. Je dirais que l’humain vit plus ou moins dans l’image de lui-même, selon son niveau de conscience face à l’existence de cette image.

Évidemment, notre monde valorise les priorités économiques d’abord et ensuite, tout le reste. D’ailleurs, ce monde est organisé d’une telle manière que celui qui refuserait la contrainte économique serait littéralement effacé par le pouvoir de ceux qui embrassent cet idéal. La société n’offre pas le choix de refuser d’adhérer au monde de consommation basée sur l’argent.

Voilà comment nous en venons à oublier la véritable condition d’existence dans laquelle nous sommes nés : nu, sans possession personnelle et adapté à la vie naturelle sur Terre; bien au-devant de la vie dans un système économique, un pays, une nationalité, une langue, etc. Cette façon de vivre qui nous force à considérer à l’avant-plan l’entité économique diffère diamétralement de la manière dont nous sommes conçus pour vivre, c’est-à-dire, en considérant d’abord les besoins naturels de notre corps, puis en les comblant selon ce que la nature nous offre.

Manière naturelle et innée de vivre : priorisation de la santé et du bien-être corporel. Répondre aux nécessités fondamentales.

Manière sociale de vivre : priorisation du bien-être social (éviter les conflits et les jugements négatifs et vivre selon ce qu’on s’est fait éduqué à croire comme étant « la bonne manière de vivre ».) Répondre aux nécessités sociales, sous l’influence économique.

Quel est le but principal de votre vie de tous les jours? Cette chose qui anime et oriente vos actions lorsque vous vous lever le matin? Et où cela devrait-il vous mener? Suivant le raisonnement que je vous aie exposé jusqu’à présent, il y a de grandes chances que votre principal but dans la vie vous apparaisse comme n’importe quel type de responsabilité sociale pour laquelle vous devez rendre des comptes et qui en échange vous offre la rémunération dont vous avez besoin pour survivre en contexte social.

En fait, je n’aime pas dire ça, mais inévitablement, nous utilisons notre temps pour faire correspondre notre vie à un modèle de réussite prôné par la société dans laquelle nous vivons. C’est vraiment avec beaucoup de recul sur notre situation, en vivant pauvrement et simplement de longues années que j’ai pu constater à quel point nous avons le souci du confort exacerbé au plus haut point. Nous rendons notre vie inconfortable par un stress et un travail excessif dans le but d’atteindre l’idéal du confort prôné par des entreprises qui veulent vendre leurs matériels en véhiculant un idéal fictif. De ces influences, les gens vont se convaincre facilement de travailler quarante heures par semaine et même plus afin de pouvoir se payer plus de luxe, ne prenant pas conscience que le plus grand luxe est celui de détenir son temps pour soi.

« Maints hommes se voit harcelé à mort pour payer le loyer d’une boite plus large et plus luxueuse » – H-D Thoreau, Walden

Prise de conscience : ne dévouez pas votre vie à construire une image de vous-mêmes.

La pression qu’impose sur nous le contexte social actuel est immense. Elle provient des attentes qui existent à notre égard, et ces attentes sont toujours celles des autres avant de devenir les nôtres. Ainsi, j’ai connu de nombreuses personnes qui m’ont confié qu’elles reviendraient à une vie dénuée de matériel si cela n’était pas de leurs enfants, de leur femme ou bien de leur famille en général. Le fait d’évoluer en milieu social transforme les idéaux d’une personne à la faveur des superfluités acquises pour satisfaire aux attentes des autres.

Comprenez que toutes les attentes extérieures ressenties à notre égard ont tendance à s’infiltrer en nous. Tôt ou tard, nous finissons par nous laisser convaincre de les considérer au point de nous les approprier. Les idées sont des énergies qui circulent et qui s’impriment d’un individu à l’autre, dès que nous y sommes exposées, une force agit sur nous pour que ces idées nous transforment. D’où l’importance de filtrer les idées que nous recevons et de discipliner notre vie pour nous permettre de ne pas trop nous écarter dans les propagandes devenues coutumes dans nos sociétés.

Nous sommes éduqués à être polis et respectueux. Cela insinue parfois d’accepter de nous plier aux demandes des autres pour tenter d’atteindre un statut de reconnaissance sociale quelconque. Cela est acceptable lorsque cette attitude est dans le respect de notre personne. Par contre, il faut tracer une limite à notre docilité, le respect n’est pas une soumission à l’autre et à ses idées, nous avons le droit de refuser de nous endoctriner, car nous sommes venus au monde souverain et libre.

Toutes nos actions semblent rechercher l’appréciation des autres que nous le voulions ou non. Dans notre « travail » nous recherchons une manière de nous rendre utile pour intéresser les autres, toujours dans l’éventuel but d’en soutirer des avantages, des compliments, des revenus, un statut, etc. Dans notre quotidien nous cherchons une manière de plaire et d’intéresser les autres pour soutirer un peu d’amour, de la reconnaissance, du respect et de l’attention. Durant chacune de ces activités, qui à leur deux forment la quasi-totalité d’une vie, nous oublions Qui nous sommes réellement pour nous pavaner dans l’habit le plus attrayant que nous puissions porter, duquel nous espérons sans doute obtenir une amélioration de notre condition. C’est ainsi que notre temps est rapidement absorbé par un personnage construit pour plaire et « cadrer » dans le moule social. Évidemment, certains sont plus maquillés et plus profondément encrés dans leur personnage que d’autres, mais globalement la vie de société exige de nous que ce personnage existe. Malheureusement, chacun des instants durant lesquels nous enfilons le costume de notre rôle social éloigne les moments où nous sommes à l’écoute de nous-mêmes et de la vie qui nous habite. Concilier ces deux univers d’existence exige un travail constant et une grande prise de conscience. La clé est d’apprendre à se respecter.

Les gens ont vite fait d’apprendre à se faire respecter, mais pour la plupart échoue toute leur vie à se respecter. Cela découle du fait que la société mise sur l’aspect externe des individus : travail, richesses, reconnaissances des autres, etc. L’individu défend donc son avantage tel qu’il le perçoit du point de vue de ce qu’on lui enseigne comme ayant une valeur de reconnaissance (emploi, prestige, fortune, intérêts particuliers, etc.), mais néglige de défendre le respect de son organisme. Cela se produit, car notre manière de vivre sous-entend la nécessité de tenir sa santé pour acquise et d’apporter ainsi un plein dévouement aux considérations extérieures.

C’est vrai que c’est encore mal perçu de vouloir prendre soin de soi « outre mesure » et en un certain sens cela se comprend. Les gens qui « prennent soin d’eux » outre mesure le font souvent d’une manière totalement déséquilibrée et sans comprendre les motivations profondes qui devraient normalement motiver un être vivant à s’entretenir convenablement. Le désir de vivre pleinement, dans le sens fondamental du terme, c’est à dire en voulant expérimenter à fond l’essence de nous-mêmes, voilà une ambition digne de reconnaissance dont on ne peut reprocher à personne de vouloir l’expérimenter. Les gens qui sont granos, écolos, soucieux de leur environnement de vie et des relations qu’ils entretiennent avec les autres sont jugés parfois durement par ceux qui n’arrivent pas à cette discipline élémentaire de vie alors qu’on devrait leur accorder du respect pour cette restriction qu’ils imposent à leurs choix de vie.

L’équilibre est la clé

Prendre soin de soi est une activité légitime et saine qui s’associe à l’aspect fondamental de notre vie : alimentation saine, repos, calme, environnement sain, etc. Il n’y a pas d’excès possible dans ce soin nécessaire dans la mesure où celui-ci s’harmonise à la nature et n’entraîne pas de déséquilibres nuisibles aux autres instances. Cette pratique ne doit jamais être confondue avec le fait de prendre soin de soi d’un point de vue « confort de vie » en lien avec la possession matérielle ou l’achat de services qu’on peut s’offrir pour « améliorer sa santé ». En effet, la recherche des soins envers notre personne à travers le confort matériel n’est pas un chemin conduisant à l’équilibre dans nos vies, car elles n’exigent aucune remise en question, aucune implication personnelle, aucune concession sur notre égo, aucune compréhension des lois de la vie ainsi qu’aucune diminution de notre empreinte environnementale.

Ce phénomène d’ignorer le respect de notre santé est tellement ancré dans nos cultures que nous nous gênons de manquer le travail si nous sommes malades ou fatigués, nous hésitons à dire aux autres que nous préférons manger bio ou bien que nous ne voulons pas nous exposer à telles ou telles substances que nous savons néfastes sur notre santé (ex : cigarette). Aux premiers abords, ce sont toujours les gens conscientisés qui se voient jugés car la majorité du peuple demeure généralement insouciante (dans son attitude superficielle, car au fond, beaucoup de gens s’intéressent à ces questions, mais n’ont simplement pas le courage de les assumer). Une grande partie de la population se voit facilement menacée par le comportement de ceux qui agissent consciencieusement. J’imagine que ça éveille en eux une sorte de sentiment de culpabilité à l’égard de leur propre attitude face à la vie et plutôt que de transformer ce malaise en une formidable force de changement de leurs mœurs, ils font normalement tout pour ramener les ”égarés” dans les croyances populaires afin d’enlever le malaise lié à leur condition.

Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous avez offert une journée entière à votre corps pour le repos, le jeûne ou bien la relaxation? Et je ne parle pas de passer une journée à écouter la télé! La manière dont la société vous a enseigné à prendre soin de vous n’est pas la véritable manière de prendre soin de vous aux yeux de votre corps et de la nature.

Pour percevoir cette manière fondamentale de prendre soin du corps humain, il faut essayer de replacer celui-ci dans un contexte naturel similaire à celui qui a permis son évolution. Les peuples ancestraux, par exemple, ont consacrer beaucoup de temps à étudier et à perfectionner leur vie en trouvant de nouvelles sources de nourriture, en expérimentant différentes alternatives alimentaires, en observant les réactions de leur corps face à celles-ci et en explorant avec curiosité leurs capacités physiques et intellectuelles. Voilà une définition simple d’une façon de vivre qui mène vers la santé. Apprendre à vivre au service de cette force unique qui habite chacun d’entre nous n’est pas quelque chose que la société valorise, mais constitue la seule voie possible d’une véritable autonomie et d’une vie enrichissante véritablement saine.

Il y a une richesse sous-évaluée dans cette manière de vivre où le corps, la santé et le perfectionnement des facultés naturelles guident les actions de l’homme. Dans ce type de vie, les éléments suivants ont leur place : le recueillement, le jeûne, le repos, l’exploration personnelle en lien avec les possibilités de la nature, l’exploration de ses propres capacités, la patience, la capacité à ne pas vouloir imposer ses lois, mais à trouver son équilibre dans le tout, etc. Et combien toutes ces choses aident notre santé ne pourrait être expliqué ici à sa juste mesure.

Peut-être que l’homme moderne vient au monde en pensant que ces sujets “banals” que sont l’alimentation humaine et la définition d’un mode de vie sain ont déjà été optimisés par ses ancêtres, et que la grande société moderne à laquelle il appartient a déjà eu la sagesse de trouver les réponses absolues sur ces questions. Malheureusement, l’homme qui pense ainsi se trompe.

Du fait qu’il accepte de prendre une série de clichés sociaux pour établir les bases de son alimentation et son mode de vie, l’humain actuel s’embarque dans le moule proposé par les industries sans les remettre suffisamment en question. Ayant souvent négligé les expériences élémentaires de l’existence humaine sur Terre (par exemple l’écoute des réactions de son corps face à une grande variété de choix alimentaires) et se fiant sur les conseils de d’autres pour établir ses propres vérités (sous l’influence des médias), il se retrouve avec un jugement biaisé par des référentiels non impartiaux.

C’est pourquoi la première étape de ma guérison ne fut point des gestes posés sur ma santé, mais bien l’abandon de vieilles croyances ainsi que l’abandon de l’image de moi-même dans laquelle j’avais vécu toute ma vie sans en être vraiment conscient. C’est cet abandon qui me permit de découvrir le véritable humain qui se cachait sous cette parure sociale que j’avais développée pour plaire et être conforme. C’est au plus profond de nous que se retrouvent toutes les vérités et une grande guérison est impossible si l’individu n’accepte pas l’humilité nécessaire à l’écoute du corps.

Conséquence du contexte social : nous nous définissons en fonction du contexte social. Nous sommes donc encore très loin de l’idée de vouloir vivre pleinement le Qui nous sommes, qui s’associe naturellement au désir d’optimiser sa santé et ses facultés.

Ce vieux proverbe grec : connais-toi toi-même conserve donc encore aujourd’hui toute sa valeur et le problème qu’il soulève est encore d’actualité. Il touche sans doute a l’élément le plus fondamental du tous, a savoir d’être capable en tant qu’humain de rétablir la connexion interne entre notre corps et ses besoins naturels, bien au devant de tout l’apparat social.

À retenir :

 De façon générale, le stress, ou autrement dit : l’absorption de notre temps dans diverses activités et responsabilités sociales, empêche les gens d’écouter leur corps et ses besoins.

  • La société de consommation nous fait oublier que nous sommes des êtres humains faits d’une chaire qui se nourrit de l’équilibre provenant de la vie sur Terre.
  • Nous avons tendance à prendre notre santé pour acquise ainsi que la qualité de notre nourriture, de notre eau, de notre air, etc. En vérité, la plupart de ces nécessités naturelles sont présentement d’une qualité inquiétante.
  • Nous devons revenir aux valeurs essentielles et ne pas trop nous embourber dans des considérations matérielles et économiques.
  • Les attentes des gens qui nous entourent ont souvent tendance à nous influencer alors que nous devrions tenter de nous en libérer.
  • Nous rendons notre vie inconfortable par un stress et un travail excessif dans le but d’atteindre l’idéal du confort prôné par des entreprises qui veulent vendre leurs matériels en véhiculant un idéal fictif.
  • Étrangement, nous avons du mal à faire des compromis ou des concessions pour aider notre corps, mais nous parvenons facilement à nous convaincre de le faire pour améliorer notre situation financière.
  • Il y a une richesse sous-évaluée dans la manière de vivre où le corps, la santé et le perfectionnement des facultés naturelles guident les actions de l’homme. Explorer cette voie c’est vivre le Qui nous-sommes et apprendre à se connaître soi-même.

Perception du temps et argent…

Il faut se rendre jusqu’au bord du gouffre pour finalement constater que nous utilisons une grande partie du temps précieux de notre vie pour tenter d’obtenir d’avantage de pouvoir monétaire. L’erreur que nous faisons tous une fois ou même à répétition, est celle de croire que la vie s’achète, qu’elle se monnaye, que nous pouvons nous permettre de rattraper plus tard un moment perdu aujourd’hui si nous parvenons à amasser suffisamment de biens, de valeur, d’argent, de prestige, etc. Je vois chaque jour des gens brûler leur santé durant leurs plus belles années de vie pour tenter d’acquérir le statut ou bien le montant imaginaire qui les rendraient « heureux ». Ils poursuivent quotidiennement le rêve de trouver une « liberté » liée à l’amélioration de leur statut social et attendent ce jour pour enfin profiter de la vie… Penser ainsi est source de maladies au plus haut point.

Le fait d’investir une grande proportion de notre temps dans des activités dont l’objectif est le gain ou l’investissement de capital nous entraîne dans une dynamique de vie où l’on manque de temps pour les choses plus essentielles. Tellement de décisions sont prises chaque jour pour sauver du temps dans nos vies, mais plusieurs de ces décisions nuisent à notre santé à long terme. Par exemple, plusieurs personnes pensent faire un bon choix en choisissant de payer pour de la nourriture déjà préparée dans le but d’investir plus de temps à s’adonner dans leur travail ou bien dans divers loisirs. Ils évaluent ce que rapporte la pratique d’une telle habitude sous l’aspect économique, ou simplement sous l’aspect pratique, mais non de l’aspect de la chute de qualité et du respect des besoins du corps qui découle de ce choix de vie. En d’autres termes, nous effectuons de nombreux choix pour sauver du temps ou de l’argent bien que plusieurs d’entre eux nuisent à l’entretien de notre santé.

Palmarès de quelques mauvaises décisions prises pour sauver du temps

  • Acheter de la nourriture déjà préparée et/ou manger dans de la restauration rapide

Conséquence : expose notre corps à des aliments de moindre qualité, à de nombreux additifs, à un excès de sels, à des mauvais gras divers, à davantage de polluants et à de nombreux produits chimiques pour préserver ou rehausser le goût des aliments[56].

  • S’imposer un stress pour faire plus de choses en moins de temps.

Conséquence : Nous en discuterons vers la fin de ce livre, mais le stress empêche les processus de régénération du corps, donc cela prédispose au vieillissement prématuré ainsi qu’au développement de maladies diverses.

  • Sauver du temps en négligeant de faire de l’exercice ou du plein air

Conséquence : Altération de la circulation sanguine, moins bonne oxygénation, accumulation accrue de polluants dans l’organisme.

  • Sauver du temps en diminuant sa quantité de sommeil ou de repos.

Conséquence : Irritabilité, moins de temps pour que l’organisme élimine ses excès d’acidité, moins de repos pour les organes émonctoires donc risque d’encrassement plus prononcé, moins de régénération des tissus, vieillissement prématuré.

  • Sauver du temps en négligeant certaines relations sociales ou familiales.

Conséquence : Perte des repères, isolement, développement de comportements déséquilibrés.

  • Sauver du temps en ignorant ses passions naturelles.

Conséquence : Dépressivité.

Trop souvent nous nous laissons convaincre que notre vie sera réussie si nous obtenons suffisamment de richesse. Et ici, je suis très relatif, pour certains suffisamment peut inclure une maison à 300 000$ avec une voiture de 30 000$ alors que pour d’autres cela peut être 10 fois plus ou 10 fois moins. Dans tous les cas, il faut nous demander pour qui vraiment recherchons-nous tous ces ajouts extérieurs à notre personne? Sont-ils vraiment nécessaires et nous rendrons-t-il vraiment plus heureux? À quoi bon courir après l’argent si chaque pas en ce sens est en train de nous faire perdre la beauté de Qui nous sommes vraiment? Certains qui « réussissent leur vie » finissent par acquérir cette meilleure condition sociale à force de compromis faits sur les éléments fondamentaux de l’existence, mais à quel prix sur leur santé? Plusieurs d’entre eux ne sont plus alors qu’une infime parcelle de l’être qu’il était jadis vu les choix défavorables au maintien de leur santé qui découlent souvent d’une vie orientée sur l’obtention de valeurs extérieures.

Pourtant, il est possible de vieillir tout en conservant cette flamme distinctive que nous avions dans notre jeunesse. Pour se faire, il faut l’entretenir, se porter à son écoute et éviter de sombrer dans une routine de vie basée strictement sur les nécessités économiques et/ou l’obtention de valeurs virtuelles que sont les biens matériels ou l’entretien d’un prestige social superflu.

Il s’agit ici d’une certaine logique universelle qui est aussi applicable à notre société : si elle court sans cesse après la prospérité économique, elle se retrouve un jour plus riche en valeur fictive, mais totalement vidée de tout ce qui est réel : eau pure, ressources naturelles, biodiversité, forêts, air pur, sol pur, santé du peuple, etc. Tant d’éléments beaucoup plus nécessaires à la prospérité humaine que l’ensemble du système économique. Dans le cas de notre relation à notre corps, cette même attitude nous aide à devenir plus riches dans le royaume des valeurs fictives, mais dénature continuellement nos vraies ressources : santé, facultés innées, amour, etc.

Nous mourrons de façon accélérée chaque jour que nous passons à accumuler de l’argent plutôt qu’à accumuler de la vie; et il est bien rare que nous puissions combiner la prospérité sur ces deux plans de vie en même temps. Nous mourrons encore plus vite à chaque fois que nous pensons à dépenser ou à utiliser cet argent au lieu de penser à utiliser et à faire fructifier cette merveilleuse force qui nous anime. Combien de stress et de rides pour des choix superflus supposément aptes à nous reposer [57]?

Lorsque je suis revenu les deux pieds sur Terre, j’ai réalisé subitement toute l’énergie et le temps que j’avais perdu à rêver à cet argent; rêver à tout ce qu’elle pourrait m’apporter et à tous les moyens que je pouvais développer pour en accumuler davantage.

Force est de constater qu’il n’y a pas de fin à cette soif d’en vouloir plus et qu’ainsi, malgré ce que nous pourrions croire, la recherche de capital financier n’est pas un véritable moyen de gagner du temps. En effet, ceux qui en ont peu en veulent beaucoup, ceux qui en ont beaucoup en veulent davantage car la plupart du temps, plus gros est le portefeuille, plus gros sont les besoins.

« d’un autre côté, de libre et indépendant qu’était auparavant l’homme, le voilà par une multitude de nouveaux besoins assujettis, pour ainsi dire, à toute la nature, et surtout à ses semblables dont il devient l’esclave en un sens, même en devenant leur maître ; riche, il a besoin de leurs services ; pauvre, il a besoin de leur secours ; et la médiocrité ne le met point en état de se passer d’eux »

                                                                                  J-J Rousseau

Il existe deux méthodes pour retrouver l’équilibre économique dans notre vie :

  • Travailler plus pour devenir plus riche : ce qui permettra de régler monétairement certains problèmes.
  • Abaisser notre niveau de besoins : ce qui permet de vidanger notre esprit et de diminuer nos besoins en argent.

La plupart des gens misent sur le premier moyen. Pourtant, le moyen le plus simple, celui qui nécessite seulement un travail personnel et non l’adjonction des contraintes extérieures à nous-mêmes est la diminution de nos besoins. C’est cette méthode que j’ai utilisée pour me libérer de l’emprise qu’à l’économie sur notre manière de traiter notre corps. J’ai procédé par paliers en diminuant sans cesse les éléments superflus de ma vie. D’abord j’ai récupéré les heures que je gaspillais sur les loisirs qui n’apportent rien à nos vies : jeux vidéo et télévision. Ensuite, j’ai évité les contacts sociaux inutiles tels que ceux que l’on entretient par habitude, mais qui semblent nous détourner de nos véritables aspirations dans la vie[58]. J’ai aussi cessé les achats autres que ceux aptes à améliorer ma santé. Par exemple, les vêtements neufs, les investissements sur les autres objets de parure, etc. Avec le temps, j’ai travaillé sur mon autosuffisance alimentaire en cultivant certains de mes aliments et élevant mes propres volailles.

Plus j’ai cheminé en cette direction, plus j’ai constaté que ma vie redevenait mienne et que ma guérison n’était possible que parce que j’avais diminué mes besoins au minimum et que je n’avais pas le stress d’aller gagner de l’argent. Je me sentais en paix avec la vie et avec moi-même, sans stress et libre de devenir ce qu’il m’apparaissait juste de devenir. Tout ça parce que je possédais la totalité de mon temps et parce que je sentais ma santé s’améliorer. C’est seulement à ce moment que j’ai enfin pu apercevoir qui est l’individu à l’intérieur de moi, quels sont ses véritables besoins, quels sont ses véritables talents, quel chemin de vie m’apporterait la plus grande satisfaction, etc. Enrichie de toutes ces prises de conscience, j’ai pu reprendre quelques années plus tard certaines activités dont l’objectif était économique, mais sans jamais perdre de vu la seule hiérarchie  propre au maintien de la santé dans le contexte de société qui nous entoure.

J’ai constaté que beaucoup de gens ont carrément l’impression de ne pas vivre lors des moments qu’ils accordent à leur corps pour prendre du repos. Je me dois de prendre quelques lignes pour argumenter à quel point cela est faux! Peut-être que sur le coup nous avons l’impression d’en faire très peu pour notre avancement immédiat et de mettre notre vie sur « pause », mais ce n’est que dans ces moments que nos idées profondes peuvent émerger à la surface de notre conscience et nous révéler des faits importants sur nous-mêmes. La relaxation favorise l’introspection et la connaissance de soi. De plus, la méditation vient naturellement à ceux qui prennent le temps de se reposer assez longtemps et cela nous permet de faire le point dans notre vie, de savoir Qui nous sommes vraiment et de ressortir de cette expérience avec l’énergie et la détermination nécessaire pour faire les choses encore mieux qu’auparavant. La récompense obtenue de cette discipline et de cette patience est si grande qu’avec du recul sur mes années de réclusion sociale, je n’ai aucun regret sur ces moments de solitude qui sont probablement les seuls de ma vie qui m’ont véritablement appartenu et où j’ai véritablement touché à l’essence de moi-même. C’est à ce moment que j’ai pu entrevoir les buts de ma vie qui étaient réels et comprendre la partie de moi que j’avais développée pour répondre aux attentes des autres.

La difficulté des gens à s’offrir complètement à leur corps pour une période de temps significative provient du fait que l’être humain d’aujourd’hui surconsidère une facette de l’existence : celle de la reconnaissance sociale. Vivre seul durant un certain temps pour permettre l’approfondissement de la connaissance de soi est donc insupportable pour bien des gens qui ne voient pas le sens de leur vie dans un tel contexte, puisque ce sens est normalement défini par rapport aux autres et non par rapport à eux-mêmes. C’est ainsi que la liberté, plutôt que d’être la faculté de mettre en pratique ce choix de vie difficile d’assumer Qui nous-sommes et les responsabilités qui en découlent, est souvent au contraire, perçue comme la capacité à rencontrer le plus d’idéaux sociaux possibles.

Des idéaux sociaux consistent en des choses dignes d’une reconnaissance sociale. Certains exemples simples sont par exemple d’aller voir un spectacle d’une personnalité connue, d’aller manger dans un restaurant populaire ou bien de faire une activité hors du commun reconnue par les autres. Beaucoup de gens vivent une vie remplie d’activités envers lesquelles ils n’auraient aucun intérêt véritable, si ce n’était du fait de pouvoir se vanter aux autres de les avoir faites. Beaucoup de gens voyagent, sortent, achètent et définissent leurs loisirs simplement en fonction du fait que cela ajoute à leur image ou à leur valeur, car ces activités sont dignes de reconnaissance[59] par l’ensemble des individus dans leur sphère sociale. Par contre, l’esprit éveillé constate rapidement que la rencontre des idéaux sociaux n’est en soi qu’une prison de cristal dans laquelle nous sommes attirés non pas, car nous pouvons y trouver de quoi évoluer en nous-mêmes, mais simplement pour le reflet flatteur de notre image une fois que nous y sommes.

La liberté n’est qu’une idée sans manifestation depuis que l’humanité a inventé la possession privée et obligé tous les nouveaux-nés à adhérer au système économique dès la naissance. Qui aurait pu croire que l’humain eût été aussi docile qu’un veau et que de libre et indépendant qu’il fût jadis, il deviendrait une sorte de marionnette prête à tout pour obtenir de la richesse. En se donnant à pâture aux industries, nous devenons dépendants de la société, nous devenons esclaves de nos besoins, et c’est pourquoi plus ceux-ci sont modestes, plus nous approchons l’Idée de la liberté.

De nos jours la société éduque le peuple à vendre son temps pour construire un bas de laine de papier et de chiffres en véhiculant la peur du manque, mais jamais en véhiculant le diminution des besoins et des attentes matérielles. Partout cette idée est renforcée par la coercition sociale qui fait l’éloge du sacrifice humain pour l’acquisition de richesses.

Quelle conséquence cette façon de penser a-t-elle sur notre santé? Elle favorise de ne pas vivre pour le moment présent, mais de substituer la valeur du moment présent par un avantage hypothétique futur qui découlerait de notre action. Par exemple, je m’investis dans une tâche, car j’estime que l’avantage que j’en retire me sera bénéfique dans d’autres situations futures qui me demanderont de l’argent. Donc, par exemple, je travaille toute ma vie et je m’use prématurément pour espérer que lors de ma retraite je pourrai enfin avoir une vie reposante. Pourtant, je pourrais avoir cette vie reposante dès maintenant si je refusais l’idée d’une vie normale que propose le modèle économique de la société.

Les gens effectuent naturellement ce choix de sacrifier leur vie sans le remettre en question, car ils ne font que suivre le troupeau, le mouvement de masse qui se jette dans la gueule du loup chaque jour et prône le mode de vie de consommation comme étant l’idéal du bonheur et de la liberté humaine ayant atteint son apogée. Combien de gens tombent malades à cause de toute cette pression qu’ils se mettent sur les épaules en acceptant de revêtir le dossard du capitalisme? J’entends trop d’histoires de personnes malades prématurément, mais pourtant ayant très bien réussi sur le plan économique. Est-ce cela une vie réussie? Certainement pas! Nous n’emportons pas nos richesses dans notre tombe, n’oubliez pas. Nous ne sommes que de passage sur Terre.

L’Équilibre est la clé

La source des maladies c’est un déséquilibre entre les véritables besoins et le temps que nous vendons pour combler tout le superflu.

Nous faisons tous l’erreur de croire qu’une fois que nous aurons atteint une certaine sécurité financière, qu’alors nous pourrons vivre pleinement, que nous pourrons enfin vivre plus libres. Mais derrière ce mirage d’une liberté acquise par la fortune se cache des conséquences sociales non discutées et nuisant à l’émancipation de l’humain sur de nombreux plans de vie.

Nous venons au monde avec un potentiel unique, mais très tôt nous oublions ce que la nature nous a donné, ce que nous sommes fondamentalement, toute la beauté de notre être, nos talents propres, tout ça pour nous donner à une routine dont l’objectif est la sécurité financière. Nous naissons dans un monde robotisé et nous devenons à notre tour des duplicateurs des gestes qui nous entourent, car telle est la force du groupe sur l’individu : insuffler la contrainte de notre existence.

Tous les humains vivent, conscients ou non, pour l’obtention d’amour, ce qui se manifeste bien souvent par la reconnaissance des autres à notre égard. C’est pourquoi la pression sociale nous influence tant : fondamentalement nous désirons être comme les autres, faire partie du groupe et retirer une reconnaissance de nos actions. Ainsi, le chemin le plus facile est celui que tout le monde prend, malgré ses variantes que l’on nomme « emplois » ou plus largement « fonction sociale ».

Conseil : aller chercher votre amour directement en disant aux autres à quel point ils comptent à vos yeux plutôt qu’en tentant de vous démarquer par l’obtention de biens, de richesse ou de statut social.

À partir du moment où nous considérons l’objectif d’une vie comme étant sa rentabilisation en terme de capital, nous ne vivons plus pour nous-mêmes, mais simplement pour l’idéal hypothétique de nous-mêmes, celui-ci étant une construction future fictive nourrie depuis l’enfance par l’écoute de films américains, de téléromans, d’influences de proches, de publicités, etc. Le pire dans tout ça, c’est que nous courrons le plus vite possible pour atteindre cet objectif; convaincus que nos gestes sont légitimes et que nos besoins sont véritables nous n’hésitons pas à piler sur d’autres têtes pour atteindre nos objectifs capitalistes. C’est ainsi que se crée une contradiction dans nos comportements : nous entrons dans notre rôle social dans le but d’en retirer de la reconnaissance, car nous sommes à la recherche d’amour, mais une fois dans ce rôle social, nous n’hésitons pas à nuire à d’autres personnes pour obtenir l’avantage qu’on recherche. C’est ainsi qu’un désir d’amour se transforme en une force de nuisance entre hommes.

Les gens emprisonnés dans leur rôle social rechercheront le sens de l’existence au mauvais endroit, et le vide qu’ils ressentent dans leurs âmes ne sera pas effacé par l’ascension fulgurante vers le succès qu’ils pourront connaître. Ces gens, agissant comme moi lorsque j’étais plus jeune, courront vers leurs objectifs monétaires malgré le fait que cette course épuise leur organisme et ne leur apporte jamais la satisfaction qu’une vie basée sur des principes universels apporte; ne prenant jamais conscience que le temps qu’ils croient gagner en s’imposant le stress qui découle d’un tel rythme de vie, est perdu à l’autre bout de chemin par une perte de longévité et un dépérissement prématuré de leur organisme.

Ils ne verront probablement jamais ce qu’ils perdent à faire ce choix, car leurs yeux ne regardent pas dans la direction du sens le plus fondamental de l’existence : vivre harmonieusement avec la Terre et avec nos frères.

Combien vaut le temps? Il n’a aucun prix, car le jour où vous voudrez le racheter, vous réaliserez que vous auriez dû en profiter pour faire ce que vous ressentiez au plus profond de vous-même pendant qu’il passait. N’attendez plus un seul jour avant de vivre l’essence réelle de vous-mêmes, car lorsque le souffle froid d’une mort prochaine s’approche de nous, les regrets peuvent être insupportables.

Conséquence du contexte social : nous vendons notre temps pour de l’argent

Conséquence du contexte social : nous ne vivons pas dans le moment présent

À retenir :

  • Nous effectuons de nombreux choix pour sauver du temps ou de l’argent bien que plusieurs d’entre eux nuisent à l’entretien de notre santé.
  • Il faut remettre en perspective l’importance des activités économiques dans nos vies et valoriser davantage les choses plus simples tout aussi essentielles : l’amour, la relation avec la nature, le repos, la diminution des besoins, etc.
  • Pour rééquilibrer nos vies, il est préférable de diminuer nos besoins que de tenter de travailler plus pour combler toutes nos attentes matérielles, la plupart du temps entièrement fictives.
  • Nous mourrons de façon accélérée chaque jour que nous passons à accumuler de l’argent plutôt qu’à accumuler de la vie
  • N’attribuez pas une valeur monétaire à votre temps. Il n’est pas nécessaire de le rentabiliser sous forme de capital, il suffit de vivre en toute simplicité et conscient de l’instant présent.
  • L’argent et la quête de capital obsèdent l’esprit au point de ne plus pleinement mesurer la manière dont nous traitons notre corps.
  • Évitez de vous en mettre trop sur les épaules aujourd’hui pour tenter de profiter de demain. Considérez chaque jour de votre vie comme étant précieux et prenez le temps nécessaire pour le vivre harmonieusement à chaque instant.

 

La dénaturation de l’humanité…[60]

Durant des millénaires, l’homme n’a été qu’un passant sur Terre. Ces activités et ses inventions respectant le cycle de la nature, les traces de son existence disparaissaient presque aussi rapidement que son corps compostait dans le sol, ce qui était parfait et assurait aux générations suivantes une chance de vivre dans un environnement inaltéré. Par contre, l’homme d’aujourd’hui laisse des traces indélébiles sur son environnement et en ce sens, hypothèque fortement le potentiel santé accessible aux générations de demain.

L’éventuelle baisse[61] de l’espérance de vie qui attend les prochaines générations se révèle comme étant associée à la chute de pureté des denrées essentielles au corps: air, nourriture, eau et environnements de vie. Notre corps se retrouve de plus en plus pollué à travers les interactions élémentaires qui lui sont nécessaires pour vivre. Cela favorise l’augmentation des cas de maladies graves ainsi que le dépérissement prématuré des fonctions physiques et intellectuelles du corps.

Nous ne finissons plus d’observer la contamination des terres agricoles, des plans d’eau, des sols et de l’atmosphère. La chute de pureté dans ces éléments essentiels à l’humanité entraîne une baisse graduelle de la qualité de la nourriture que nous consommons, de l’eau que nous buvons et de l’air que nous respirons. Étonnamment, c’est en utilisant judicieusement ces seuls éléments naturels que j’ai pu parvenir à guérir mon corps de ce qui est encore incurable par toutes nos technologies et tous nos médicaments modernes. Il me fallut simplement trouver la plus grande pureté accessible à travers tout ce qui entrait en interaction avec mon corps, ce qui fut tout un défi considérable en 2004 et qui devient de plus en plus difficile d’année en année vu la pollution croissante et la dénaturation de nos mœurs.

La principale différence entre notre ère et les précédentes provient d’une dénaturation des mœurs de l’humanité qui a perdu les référentiels naturels qui nous unissent à la nature. Permettez-moi de mieux vous expliquer ce que je sous-entends par une « dénaturation des mœurs».

L’humain, tout animal qu’il est, a été pleinement soumis aux lois de la nature tant qu’il a dû lui-même pourvoir à ses besoins fondamentaux dont l’approvisionnement en nourriture était le plus important, et ainsi, se confronter à ses cycles et ses fonctionnements. Tant que l’homme est demeuré conscient des nécessités de son existence par un contact direct avec la nature, pourvoyeur de toutes richesses, il s’est maintenu relativement harmonisé avec celle-ci. La nature imposait alors ses nécessités et de par ce fait, l’homme apprenait à la respecter et à comprendre les limites favorables[62] à sa conservation.

À une première époque, l’humain laissait la nature produire l’essentiel de la nourriture, de l’eau et de l’air dont il avait besoin. La nature produisait aussi tout le nécessaire pour bâtir un logis, construire des outils et permettre du divertissement. Durant des centaines de milliers d’années, les ancêtres de l’espèce humaine n’ont rien cultivé et ont simplement vécu de cueillette, et éventuellement, lorsque les humains apprirent à vivre en groupes plus nombreux, de chasse. La chasse devient nécessaire pour nourrir plusieurs bouches qui ne s’autosuffisent plus et fut donc une première étape dans la dénaturation de nos comportements. Bien vie, les hommes transformaient des produits de la nature comme le bois, les fourrures, les os ou les pierres pour subvenir à leurs autres besoins. Tous des produits qui ne laissent aucune trace néfaste sur l’environnement lorsqu’ils se décomposent, puisqu’ils sont issus des cycles de la nature et s’y réintègrent parfaitement.

Puis quand l’agriculture s’est implantée, il y a de cela environ huit à dix mille ans, les choses ont commencé à changer. Encore à cette époque, une grande quantité des produits consommés sont demeurés cueillis à même la nature ou chassés. Les peuples indigènes et amérindiens en étaient d’ailleurs restés à un stade similaire de vie au moment de l’arrivée des premiers explorateurs en Amérique. Cette vie était en harmonie avec la nature, puisque ces peuples pratiquaient principalement la chasse et la cueillette et non l’agriculture intensive exigeant la dénaturation importante du territoire[63]. Ces sociétés constituaient des modèles exemplaires de vie humaine en relation avec la nature, car leur conscience n’avait pas érigé suffisamment d’égo pour leur permettre de considérer leurs intérêts au-delà de ceux de la nature. Ils reconnaissaient l’importance des cycles naturels sur leur santé et leur capacité à bien vivre, ce que l’homme moderne a oublié, tant intéressé est-il, aux choses humaines et aux besoins artificiels.

L’homme a été plus longtemps harmonisé avec la nature qu’avec lui-même, en ce sens que l’esprit humain a été corrompu par des idées de pouvoir et de richesses bien avant de causer le moindre tort considérable à mère Nature. Il fallut beaucoup de temps avant que les techniques de l’humanité puissent entraîner des pertes si importantes dans la stabilité de la nature que les effets cumulatifs en viennent à compromettre la capacité à bien vivre de tous les humains, ainsi que des autres espèces. En d’autres mots, le stade actuel atteint depuis la révolution industrielle européenne des années 1800. En moins de 250 ans, l’ambition humaine, nourrie par une économie de marché capitaliste, aura détruit ce qui depuis des centaines de milliers d’années existait en équilibre: forêts tropicales, espèces animales, pureté des océans, pureté de l’air, pureté des sols, pureté humaine et pureté des lacs, etc. Ce sont ces choses qui nourrissaient de génération en génération, des lignées d’êtres vivants en évolution. Ce cycle est maintenant rompu et donc partout les standards sont ajustés à la baisse: éducation, alimentation, conscience, idées, création, etc.

La fabuleuse évolution qu’à connu l’état de la conscience humaine, de nos plus loin ancêtres aux temps modernes, a permis un détachement des nécessités naturelles pour valoriser d’autres éléments érigés en nous-mêmes et notre culture. Ces considérations purement sociales n’ayant à première vue aucune obligation d’être en équilibre avec la logique qu’utilise la nature pour se maintenir en place, beaucoup de gens ont cessé de comprendre le rôle prédominant de la nature dans l’épanouissement de leurs vies. Ce rôle n’est rien de moins que votre propre sentiment d’exister et se manifeste par la sensibilité de vos sens, la légèreté d’habiter un corps sain et la créativité d’un être non aliéné par sa condition.

Alors que les anciennes cultures voyaient la nature comme un source infinie de richesses, lesquelles étant à la base de tous les plaisirs qu’il nous est possible de tirer de la vie; l’humain d’aujourd’hui a évolué librement en se détachant de la contrainte naturelle pour fabriquer des considérations artificielles qu’il se donne le droit de considérer au-delà du droit de la nature d’exister sans être altérée.

L’homme qui n’est jamais allé vivre dans la forêt pour constater le coût réel de ses besoins est tellement éloigné de la réalité fondamentale de l’existence qu’il peut facilement percevoir la nature comme un obstacle à l’évolution de la seule chose qu’il considère: la recherche de profit. Cette réaction est normale, elle provient d’une naïveté inhérente à l’espèce humaine dans un contexte capitaliste, de se croire au-dessus des autres espèces, une pensée découlant de la tendance nombriliste de la majorité des humains dans un tel contexte. Sans parler du détachement de la nature qui s’effectue lorsqu’on se nourrit constamment de restauration et de nourriture vendue dans des boîtes colorées. Pas étonnant alors que nous n’hésitions pas à façonner le monde de nos mains en oubliant ou en négligeant l’impact de nos gestes pour les autres et le reste de l’entité vivante terrestre[64].

La proximité de la nature assure un puits de richesses inestimables pour l’esprit humain. Par contre, la mentalité de croissance économique qui domine nos sociétés engendre un besoin récurrent de détruire cette nature au nom de la croissance économique et du développement. En effet, l’économie capitaliste se doit de croître constamment afin que le système ne s’écroule pas sur lui-même. Le PIB des pays doit augmenter, sinon ceux-ci tombent en récession et le système implose très rapidement. Il suffit d’étudier les grandes crises économiques de l’histoire pour voir comment l’équilibre de ce système est fragile. Puisque l’argent est une mesure de valeur fictive et n’a aucune valeur en soi, lorsque les gens perdent confiance en sa valeur, elle n’a presque plus de valeur. À la base de la croissance économique de la plupart des pays se retrouve l’exploitation des forêts, la production agricole, la pêche, l’extraction de pétrole et de minerais et autres ressources de la Terre. Il s’agit là de moteurs économiques importants. La nécessité inhérente au système économique actuel de devoir croître constamment engendre donc une exploitation abusive des ressources. Plusieurs pays valorisent aussi l’augmentation de leur population pour les mêmes raisons: croissance économique, compétitivité sur le plan international. Or, nous détruisons continuellement des espaces naturels pour faire de l’espace nouveau à la communauté grandissante. C’est une manière de penser nos sociétés qui est vouée à l’échec et que nous devons changer rapidement.

Aussi loin que nous puissions remonter dans l’observation du comportement de l’humanité, nous constatons que l’humain n’a commencé à façonner le monde à son image qu’après avoir entrepris la vie en groupements sociaux relativement structurés. Dès que cette étape fut franchie, tout ce que fit l’humain eut tendance à dénaturer la condition naturelle de la Terre d’une façon plus on moins significative. Les hommes de Cro-Magnon n’auraient-ils pas fait disparaître de grandes espèces telles que la Mammouth? Et pourquoi ont-ils fait cette chasse sanguinaire selon vous? Et bien parce que dans la communauté, plusieurs individus n’étaient plus autosuffisants comme jadis lorsque tous vivaient seuls. Dès que des personnes ne peuvent plus s’auto suffire, alors il faut transformer la façon de vivre du groupement social pour compenser les déséquilibres que chacun entretien avec les nécessités naturelles, et voilà que ce type de comportement de compensation est souvent malsain, car il exige de pousser certaine chose à l’extrême[65] : comme la chasse de gros mammifère, ou bien la capacité de produire des terres agricoles, il s’agit là d’une même et unique chose qui provient du même déséquilibre de nos comportements globaux en tant qu’espèce sous l’influence sociale. Selon une théorie scientifique, la plupart des grands mammifères se seraient éteints mille ans après l’arrivée de l’homme en Amérique. De par cette observation, on peut constater que ce déséquilibre est présent depuis des centaines de milliers d’années dans l’histoire humaine, bien que certaines civilisations en aient pris conscience et l’aient amenui au cours de l’histoire.

Impact environnemental cumulatif de la société : sommation de la distance de chaque individu par rapport à une vie équilibrée en fonction de la vie prévue par la nature pour de tels individus.

La vie sociale, lorsqu’elle constitue la principale source d’influences pour la structuration de l’esprit humain entraîne diverses problématiques dans la gestion des comportements de chaque individu et dans la définition admise de la notion de liberté. L’humain qui ne reconnaît pas les nécessités naturelles de sa propre existence est une nuisance pour tous les autres. Ce comportement pathologique doit être identifié et corrigé en bas âge pour éviter l’inflation de l’égo. Ce phénomène surgit dans notre histoire bien avant l’établissement de la sédentarité et la subdivision en classe sociale. Dès que des humains se sont vus attribuer des rôles « contre nature » axés simplement sur des vocations pratiques ou économiques, à ce moment, certains hommes possédant des fonctions spécifiques : chasseur, cueilleur, forgeron, cordonnier, artisan, etc. n’ont plus eu le besoin d’aller eux-mêmes interagir avec la nature pour obtenir toutes les denrées précieuses sans lesquelles ils ne pouvaient vivre. Quoi qu’initialement, les sociétés étant petites et les gens étant encore remplis d’instinct et de vitalité, le contact avec la nature ne dû pas manquer avant longtemps.

 « Dès qu’il y eut des hommes pour forger le fer, il en fallut d’autres pour les nourrir » [66]

L’humain a donc commencé graduellement et au fil des générations, à se développer entièrement en interagissant avec d’autres humains et non en affrontant directement les lois de la nature: pour manger j’achète du fermier ou du marché, pour m’habiller j’achète de l’artisan, pour me divertir j’achète des biens ou le temps de d’autres humains ayant des talents particuliers, etc. Ce type de dénaturation s’est accentué au fil du développement de nos sociétés. Certains éléments vinrent accélérer la dénaturation de certains individus: fortunes, héritages, villes grandissantes, modes, développement des technologies, cercles bourgeois, etc. ce qui les détacha plus rapidement de l’équilibre naturel que la nature avait placé au fond d’eux. Le mode de vie de consommation qui se répand depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale a permis à l’humanité d’atteindre un apogée en la matière de la superficialité et du détachement de la nature. Cela se constate aisément par toute l’incohérence entre la pensée du peuple et ses actions: les gens s’offusquent de la mort d’un boeuf abattu devant eux, mais ne sont pas offusqués par la consommation de viande dont ils se nourrissent chaque jour; les gens n’aiment pas les dépotoirs, mais jettent allègrement tout ce qu’ils ne veulent plus aux poubelles sans limiter leurs achats de matériels neufs ou de nouvelles technologies; etc.

Il y a quelque chose de très profond, de serein et d’humble dans le fait de devoir interagir avec la nature pour sa survie et à se nourrir de ses propres mains. Même les cultivateurs qu’étaient nos grands-parents, autosuffisants sur leur terre, comprenaient à quel point la nature est importante et que sans elle, la vie est impossible. Obtenir notre nourriture par le biais d’une autre personne rompt le cycle de transmission de la sagesse de la nature qui harmonise le comportement humain au rythme de celle-ci.

Aujourd’hui les jeunes ont pour éducation un savoir rempli de contraintes humaines, induisant leur jugement loin d’un savoir universel que transmet la nature dans ses schémas. Les humains ne perçoivent plus clairement les limites qu’ils devraient s’imposer pour demeurer dans l’équilibre des nécessités naturelles, car la société s’efforce d’effacer tout lien avec la nature car il est payant de le faire. Les seules limitations que l’homme actuel reconnaît sont celles liées aux contextes économique et social.

Plus l’humain civilisé sent une libération totale des contraintes naturelles à la faveur des contraintes sociales, plus il perd le sens de ces valeurs naturelles et les substitue par des idéaux humains qui nourrissent la maladie. Ce n’est pas que l’humain en tant qu’espèce ne sache pas être équilibré, mais sa bonne foi est facilement vaincue par toutes ses inclinaisons à un bonheur futile que valorisent tous ceux qui l’entoure.

« Ce qu’il y a de plus cruel encore, c’est que, tous les progrès de l’espèce humaine l’éloignant sans cesse de son état primitif, plus nous accumulons de nouvelles connaissances et plus nous nous ôtons les moyens d’acquérir la plus importante de toutes, et que c’est en un sens à force d’étudier l’homme que nous nous sommes mis hors d’état de le connaître. »

« Et comment l’homme viendra-t-il à bout de se voir tel que l’a formé la nature, à travers tous les changements que la succession des temps et des choses a dû produire dans sa constitution originelle, et de démêler ce qu’il tient de son propre fonds d’avec ce que les circonstances et ses progrès ont ajouté ou changé à son état primitif ? »[67]

La grande majorité des hommes ne sachant plus comment survivre par eux-mêmes dans la nature, n’ont pas la chance de comparer s’ils sont gagnants ou perdants d’accepter les contraintes sociales. Peut-être leur serait-il préférable d’aller vivre dans les bois pour simplement chasser et cueillir ce dont ils ont besoin pour leur subsistance?[68] Cela est évidemment impossible, vu le fait que le nouvel épanouissement humain nécessite la destruction et l’aménagement de la nature selon des caprices plus ridicules les uns que les autres, et qu’ainsi, notre mère Nature a perdu graduellement sa fécondité et les fruits des récoltes sauvages sont allés en diminuant suivant l’agrandissement des civilisations. Cette option qui n’existe plus vraiment a pour effet d’augmenter les peurs de manquements, ce qui à son tour induit un dangereux goût de l’excès, et à vite fait de nous placer en compétition pour acquérir les ressources que nous savons pouvoir manquer à tout moment.

Raisonnement en cascade justifiant l’augmentation des besoins des humains.

Prise de conscience

La structure de la société nous place en compétition et ne favorise pas la coopération qui permettrait une prospérité universelle. Cette réalité est un mal qui doit être corrigé pour créer un monde sain.

Il ne fait aucun doute que l’humain a été longtemps apte à se détacher des premières sociétés et des faux besoins que celles-ci avaient érigés. Il aurait pu retourner vivre de cueillette et de chasse et je suis certain que plusieurs l’ont fait au départ, mais c’est psychologiquement que la vie sociale était la plus difficile à quitter. L’égo, le prestige, l’amour-propre étant pour plusieurs des drogues douces dont la dépendance excède celle engendrée par les pires narcotiques. La raison de cette dépendance est bien simple: la reconnaissance des autres augmente le sentiment d’existence et ajoute des buts à notre vie que la nature ne reconnaît point[69].

Graduellement, tous les humains placés en contexte social en viennent à ne reconnaître que l’argent comme outil de subsistance, puis comme outil de valorisation de leur personne et souvent, comme représentation de leur valeur hiérarchique dans le cadre de la société.

L’invention de monnaies d’échange fut un passage nécessaire pour facilité l’assimilation de toute personne à une logique de groupe appelée société, qui en soit est supposée répondre aux besoins fondamentaux d’une majorité du groupe, mais qui se construit d’éléments morcelés déséquilibrés aux yeux de la nature, d’humains inconscients des nécessités de leur existence, d’êtres seulement équilibrés dans un monde artificiel basé sur des unités de valeur fictives. Les gens interagissent avec le monde grâce à l’argent ce qui les laisse inconscients des déséquilibres mortels qu’ils engendrent par leur désir de « vivre libre » dans le sens que valorise la société. C’est donc ainsi que l’humanité est graduellement passée d’un ensemble d’êtres totalement autosuffisants et harmonisés avec la nature à une société autosuffisante faite d’êtres non autosuffisants nécessitant un travail de compensation exceptionnel[70] de leurs besoins dénaturés et exagérés. C’est ce déséquilibre à la base du fonctionnement de notre société qui nous conduit vers une vie déséquilibrée et une société malade.

Si nous regardons et effectuons l’analogie intéressante de notre société actuelle, construite de milliards d’individus acceptant de se spécialiser pour l’avancement de la société, avec celle d’un organisme vivant, construit de milliards de cellules acceptant de spécialisés pour l’avancement de l’organisme, nous remarquons une différence cruciale entre ceux deux entités. Dans l’organisme, toutes les cellules luttent pour un but commun : la survie et l’évolution de l’organisme, tandis que dans la société chaque individu lutte en premier lieu pour des buts différents qui en soient satisfont cette logique chaotique: la survie de l’individu dans le cadre de la société. Ainsi, l’individu tente de puiser tout ce qu’il peut dans la société pour son avantage personnel avant toute autre chose. Suivant notre même analogie, chaque personne agit ainsi comme un cancer dans un organisme vivant: une cellule qui choisit de faire prévaloir ses capacités et son droit de survie au-delà du droit de survie d’une autre cellule et ultimement au-delà du droit de survit de l’organisme. Pas étonnant alors que la maladie s’empare de nous, elle n’est que la manifestation de notre propre attitude à l’égard de notre hôte: la Terre. Nous agissons selon une logique maladive et ne respectons pas du tout la manière dont la nature fait les choses. Nous avons une déviation, mais une déviation corrigible si nous nous y attardons et en prenons conscience. C’est d’ailleurs le but de se livre de vous en faire prendre conscience et de vous mettre sur le chemin des solutions.

C’est exactement à ce moment où nous avons inventé l’argent, la propriété privée et l’économie, que nous avons permis à des individus de s’élever au-dessus des autres par des moyens artificiels, que nous avons engendré cette maladie qui est celle d’imaginer nos intérêts personnels au-delà de ceux de l’ensemble; chose que la nature ne ferait jamais, logique typiquement humaine, née d’une peur humaine qui est celle de ne plus pouvoir subvenir à ses besoins, conséquence de l’asservissement d’un humain jadis autosuffisant dans son état de nature et transformé en humain dans l’état de société, donc d’hommes dépendants d’autres hommes pour survivre. Suite à des millénaires à côtoyer pour notre subsistance d’autres humains envers lesquels nous parvenons aisément à des supercheries et de tromperies, plus personne ne semble capable de voir comment la nature avait prévu les choses pour l’humain, clé unique de notre pérennité. Or, il y a espoir, car cette manière selon laquelle l’humain fut conçu pour vivre en harmonie avec la nature, je soutiens qu’elle existe encore en chacun de nous, sous des tonnes de déchets idéologiques accumulés par la vie en société. En recherchant à retrouver l’équilibre entre le mode de vie humain et les nécessités de la nature, nous parviendrons à connaître une véritable évolution.

Nous avons entamé depuis longtemps une route vouée à connaître une fin. L’humain s’est trompé en ce sens qu’il n’a pas vu que pour transcender le temps et les inquiétudes qui rongent un être dénaturé, il doit développer une société universellement juste et équilibrée à la nature, basée sur un modèle universellement valable, tout comme la nature. Il a encore moins vu qu’il lui est profitable de se soumettre aux caprices de la nature et de ne pas imposer sa vision de l’évolution, il n’a pas vu qu’il n’a pas besoin de lutter, que tous pourraient travailler plus agréablement si la direction de la société était favorable à tous, il n’a surtout pas vu que la seule façon de créer une société équilibrée est de faire que chaque individu respectent et possèdent en eux l’essence des lois de la nature, il n’a pas vu qu’ultimement la proximité et l’ampleur de cette nature non altérée par l’homme est en soit une panacée universelle pour guérir tous nos maux d’esprit ou de corps.

Et puisque l’humain n’a pas vu tout cela, je me dois de vous emmener plus profondément dans le regard du moment actuel, dans le monde que nous côtoyons chaque jour. Il est temps de constater la profondeur des déséquilibres que nous avons instaurés dans nos modes de vie et qui se retrouvent à la fois à être les raisons qui font souffrir inutilement des millions de personnes; car s’il est vrai que nous sommes loin de ce que la nature avait prévu à notre égard, il est tout aussi vrai que nous sommes totalement aptes à nous reprendre et que tant qu’un souffle de vie habitera l’humain, il pourra reconstruire tout ce qu’il n’aura pas su préserver.

À retenir :

  • Si rien ne change pour le mieux, les générations d’aujourd’hui n’auront pas une espérance de vie équivalente à celle des générations nées avant les années 1970, dans un monde beaucoup plus pur.
  • La dénaturation de l’homme est un phénomène par lequel celui-ci s’éloigne de l’équilibre que prône la nature et perd les référentiels d’existence les plus élémentaires en ce qui à trait aux nécessités fondamentales.
  • C’est par souci d’intéresser les autres à notre existence que nous dénaturons nos comportements.
  • C’est par l’implantation d’idées dénaturées que nous finissons par agir de façons dénaturées.
  • Le contact avec la nature et ses lois rééquilibre le sens des nécessités des hommes et les expose à des schématisations universelles qui nourrissent une vie plus humble, plus réelle, plus équilibrée.
  • La société nous place en compétition les uns contre les autres et ne favorise pas notre coopération mutuelle pour un enrichissement universel équitable à tous.
  • L’argent, l’économie, la propriété privée éloignent des valeurs fondamentales qui régissent l’équilibre de la nature. De ce fait, cela détourne le citoyen du souci d’équilibrer ses mœurs avec la vie sur Terre.
  • La société utilise et nourrit différentes peurs qui empêchent les gens de vivre simplement.

 

Deuxième section : Mode de vie dénaturé

Plus nous éloignons la terre de nos villes bétonnées, plus nous oublions notre fragilité et notre vraie nature humaine. Nous ne sommes pas des robots ou des outils, nous sommes de la chair et de l’esprit.

Comme nous l’avons vu dans la première section, notre univers social n’a pas été construit dans le but premier de respecter les besoins fondamentaux des hommes et des femmes, mais plutôt dans l’optique de permettre à l’économie de prendre de l’expansion, celle-ci étant construite sur un principe d’asservissement du peuple aux intérêts des puissances économiques, cela engendre la situation actuelle dans laquelle nous vivons. La plupart des gens se retrouvent donc à être des outils permettant à un système de fonctionner plutôt que des êtres humains ayant la possibilité de réaliser leur unique potentiel. Des pions dans un jeu d’échecs aux règles truquées, c’est ce que la société actuelle fait de la plupart d’entre nous!

La discussion de cette section sert à la fois à mieux comprendre les conséquences du contexte économique sur les mœurs qu’adopte notre société, mais en plus, c’est une introduction à la discussion du prochain livre dans lequel j’expliquerai en profondeur les nombreux polluants qui contaminent notre corps à travers notre mode de vie. Une personne qui désire améliorer sa santé doit prendre conscience des déséquilibres dans lesquels elle évolue pour corriger les situations déplorables que cela engendre sur la santé à long terme.

Vous comprendrez mieux l’ampleur des problèmes de santé qu’a engendrés la mentalité de consommation lorsque la lecture de cette section sera complétée.

L’importance de la jeunesse pour la santé future

Le concept du couple est d’abord celui d’une équipe basée sur la complémentarité. Aucune équipe ne peut fonctionner si tous les joueurs agissent de la même façon ou assument les mêmes responsabilités. Ainsi, il n’y aura jamais de parfaite égalité. À certains moments, l’un travaillera plus que l’autre ou fera des tâches plus agréables. Cela est normal et participe au succès de l’équipe. Sans compromis, il ne reste que les jeux en solo.

De façon générale, la base de la capacité d’un être humain à vivre une vie exempte de maladies se construit entre le jour où l’ovule est fécondé jusqu’aux alentour de la vingtième année de vie. C’est majoritairement au cours de cette période que l’individu acquiert ce que je nomme la force de vie[71] ou l’élan de vie. Cet élan est par la suite graduellement diminué par les éléments qui contaminent le corps et dénaturent sa pureté originelle, celle-ci étant relative à l’état de pureté dans lequel l’individu a vu le jour. Le corps humain se construit donc comme étant le reflet du milieu de vie qui l’entoure. Par la suite, tout individu suit une route vers sa dénaturation plus ou moins rapide, celle-ci étant toujours en premier lieu mentale, puis physique. C’est donc dire que de nos idées dénaturées, bien alimentées des propagandes de diverses entreprises, engendrent les gestes qui entraînent la dénaturation de l’organisme. Par le terme dénaturation de l’organisme, j’entends une accumulation de déchets et de polluants dans les tissus de l’organisme ainsi qu’une altération de la structure du corps humain par rapport à son idéal a priori que nous détaillerons dans le prochain ouvrage. Cet affaiblissement, ou dénaturation de l’organisme, est lié à une alimentation et/ou un mode de vie qui n’est pas équilibrée avec la structure de la vie sur Terre. Plus l’individu est fortement dénaturé, plus les risques de maladies sont importants et moins ses facultés sont profondes et aiguisées[72].

Contrairement à ce que plusieurs pensent, la jeunesse n’est pas une période de grâce durant laquelle les mauvais choix alimentaires n’ont pas d’impacts néfastes sur la santé; idem pour ce qui est des mauvais choix en termes d’expositions à divers polluants que ce soit la cigarette, les drogues, les contaminants chimiques ou autres. La vérité est tout autre. La jeunesse est une période où le corps à l’avantage de posséder une grande pureté relative[73] et de ce fait, une grande capacité à filtrer des toxines par rapport à la quantité de tissus qui le composent. Nous pouvons conclure qu’en général les cellules d’un organisme jeune sont d’une part plus actives[74] dans leur processus de purification, mais aussi, nous devons inclure que l’organisme n’a pas encore terminé de croître, ce qui permet la dilution des toxines absorbées dans de nouveaux tissus, donc un retour à un meilleur état de pureté stimuler par la croissance des tissus, ce qui est un effet compensatoire des mauvais choix effectués lorsque nous sommes jeunes. Je passe vite sur ces explications, car mon but ici n’est pas d’approfondir ces notions, mais simplement de vous faire comprendre comment une jeunesse exempte de pollution chronique du corps peut permettre à l’individu d’avoir une bien meilleure santé toute sa vie durant.

Vu l’importance des premières années de vies pour le dénouement futur de la santé d’un individu, nous devons considérer avec le plus grand respect et d’un point de vue largement bénéfique la discipline imposée aux enfants en termes d’alimentation et de mode de vie. Il faut limiter leur exposition aux activités encrassantes pour l’organisme. L’enfant doit être confronté à des référentiels équilibrés de mode de vie, car cela constituera la base sur laquelle il construira par la suite ses propres notions du juste et du raisonnable. Il doit pouvoir reconnaître l’impact véritable de ses choix sur sa santé et connaître sa capacité à demeurer au meilleur de lui-même. Un choix qui n’est pas effectué en connaissance des conséquences qu’engendre ce choix devient facilement un pas de plus dans un chemin de vie parcouru les yeux fermés. L’importance d’établir une éducation qui permettrait aux enfants de posséder des référentiels sains en termes d’alimentation et de mode de vie ne pourra jamais être trop soulignée pour la prospérité d’une nation et de l’humanité tout entière.

Il faut comprendre que toute personne se construit un réseau de connaissances relatives aux influences reçues durant sa jeunesse. Par la suite, l’individu évalue la validité de ses comportements par rapport à ses références personnelles, majoritairement établies durant la jeunesse. Par exemple, si la société enseigne — ou laisse enseigner par des entreprises privées — qu’un repas santé consiste en un plat de pâtes, alors les gens auront tendance à se faire des pâtes s’ils veulent manger sainement, ne pensant pas qu’un choix plus judicieux serait des légumineuses ou bien un plat de légumes verts et poissons. Tout ce que les gens ne savent pas sur les lacunes d’un plat de pâtes sera autant de problèmes qu’ils ne seront pas aptes à régler.

Dans notre société, où les plats de pâtes sont encore perçus comme étant des repas “santé”, les gens qui souffrent déjà de l’excès de gluten, du manque de fibres alimentaire, d’un manque de protéines entières ou bien d’une acidification de leur organisme n’auront malheureusement pas avancé dans une direction favorable à leur santé chaque fois qu’ils croiront prendre soin d’eux en se faisant une assiette de pâtes. Ce genre de mauvais choix alimentaires, que les gens croient être des bons choix, sont coutumes de nos jours.

C’est ainsi que bien des gens pensent prendre soin d’eux alors qu’ils consomment encore une nourriture suffisamment malsaine pour nuire à leur santé et qu’un même repas peut être perçu pour l’un comme étant sain et pour l’autre comme étant néfaste. Tout est relatif aux perceptions dues aux influences reçues et c’est pourquoi les influences doivent provenir de référentiels universels équilibrés et non des opinions subjectives de chaque personne ou d’entreprises aux intérêts particuliers.[75]

Je dirais qu’en somme, la majorité de la population croit à tort que nombre de leurs choix alimentaires sont sans conséquence sur leur santé et ainsi, beaucoup entament leur route vers l’encrassement de leur métabolisme très tôt dans leur vie, ce qui a pour effet par la suite, de diminuer le sentiment de vie qui les habite et d’atteindre leur plein potentiel. Cela les empêche aussi de prendre conscience des méfaits de leurs choix puisqu’ils vivent intoxiqués depuis leur enfance et n’ont plus de référentiel de pureté suffisamment fort pour prendre conscience de la réalité.

Je vous parle de tout cela, car je me suis longtemps demandé comment j’aurais pu prévenir tant de mauvais choix alimentaires effectués lors de ma jeunesse. L’enfant est bien naïf sur le monde qui l’entoure et c’est la société qui devrait veiller à ce que chaque enfant développe une connaissance juste et équilibrée en lien avec l’alimentation et un mode de vie sain. Les parents ont bien beau essayer d’éduquer les enfants, l’influence de la télévision, des publicités et des tendances sociales environnantes est difficilement contrôlable et constitue un vecteur de désinformation malsain pour la population, spécialement pour les enfants. Il m’est apparu que j’avais été victime d’un problème d’éducation et non d’un quelconque désir délibéré de nuire à ma santé. Voyez-vous, je ne me souviens pas avoir reçu d’autres visions alimentaires que celle d’apprêter pain, pâtes, produits laitiers, viandes, pomme de terre et une certaine quantité de fruits et légumes. Je pouvais me faire des œufs à la poêle, des « grilled-cheese », des plats de pâtes et de fromage ou bien des viandes avec pain sans problème, mais n’est-ce point là une base grandement insuffisante en termes de base culinaire?

Au départ, lorsque je suis tombé malade, je suis parti d’une hypothèse simple en me posant la question suivante : pourquoi étais-je devenu gravement malade en suivant à peu près les habitudes de mes parents si eux n’étaient pas malades et pourtant plus âgés? Telle était la première incohérence pour laquelle je devais trouver une réponse si je désirais comprendre d’où mes maladies puisaient leur source. En discutant avec mes parents sur différents sujets, j’en étais venu à comprendre la distance qui séparait ma vie de la leur, surtout en comparant mes années de jeunesse aux leurs dont je n’avais jamais été témoin. La première prise de conscience fut celle de réaliser à quel point les produits malsains n’existaient pas ou n’étaient pas beaucoup consommés du temps où mes parents étaient jeunes, donc durant les années 1960. Un autre fait important capta mon attention, ce fut de me faire expliquer à quel point la famille fonctionnait d’une manière différente à aujourd’hui. À des milles de la réalité que j’avais connue. Mon père ne s’était jamais vraiment fait à manger étant jeune, ma grand-mère avait eu soin de lui préparer chaque repas, et ce, jusqu’à ce qu’il soit dans la vingtaine et plus! Sans compter le fait que ma grand-mère était un cordon bleu comparativement à ma mère, elle savait cuisiner à partir des éléments de bases et ne dépendait nullement des produits transformés vendus au super marché. En fait, mon père avait été élevé sur une ferme à se nourrir des produits de la terre et à travailler dehors à l’air pur alors que moi j’avais vingt ans passés et je ne connaissais même pas le goût d’une betterave ou bien un navet en plus d’être rivé sur mon écran dans la fumée secondaire depuis toujours. De son côté, ma mère avait passé sa jeunesse à manger des petits fruits sauvages et les bons légumes que mon grand-père aimait tant cultiver dans son jardin. Je pris alors conscience du fait que mes grands-parents étaient mieux éduqués en termes d’alimentation saine que mes parents.

Il y avait eu une rupture dans la transmission de ces connaissances puisque ni ma mère ni mon père n’avaient visiblement hérité des connaissances nécessaires à la confection d’une alimentation équilibrée. Ils avaient simplement eu cette chance d’être bien nourris lorsqu’ils étaient jeunes, puis avaient tenu la santé pour acquise, comme bien des gens de cette génération, et avaient transformé leur alimentation suivant le désir de se gâter, de se faire plaisir à table et de sauver du temps. Mes référentiels de neutralité étaient donc biaisés par le « party » culinaire que le baby-boom avait choisi de s’offrir pour compenser l’alimentation qu’ils avaient connue durant leur jeunesse : très naturelle et riche en aliments santé non transformés.

J’étais donc né dans une période de contrepoids. L’humain est ainsi fait qu’il passe souvent d’un extrême à l’autre. Les générations avant la mienne avaient en grande partie été élevées sur des fermes à se nourrir de légumes dans le cadre d’une alimentation entièrement naturelle préparée avec soin. Par exemple, le poisson était régulièrement consommé, car valorisé par la religion catholique, les gens cultivaient une bonne partie de ce qu’ils consommaient et sinon ils achetaient des denrées très fraîches et pures au marché. Plusieurs personnes élevaient lors propres animaux et les nourrissaient avec des légumes et des grains frais. L’époque de l’agriculture commerciale, des pesticides, des OGMs, des animaux élevés aux hormones, des aliments transformés, de l’intoxication par le plastique et tant d’autres problèmes que nous étudierons dans le prochain ouvrage n’était pas encore arrivée. Tout était infiniment plus pur que lorsque je suis venu au monde et encore plus par rapport à aujourd’hui. Pour la majorité des gens de cette génération des années 1950 à 1970, c’est seulement une fois adulte qu’ils ont choisi de se gâter en consommant des aliments et des repas qu’ils n’avaient pas vraiment connus étant plus jeunes : pizza, hamburger, boissons gazeuses, chips, etc. Par contre, ayant bâti un organisme sain et solide grâce à une bonne alimentation et un bon environnement de vie exempt de pollution, les nombreux excès qu’ils commirent plus tard dans leur vie n’eurent pas les effets dévastateurs immédiats qu’ils eurent sur moi ainsi que sur bien d’autres jeunes ayant grandi durant les années 1990. Voilà donc ce qui m’apparut l’explication la plus cohérente des raisons pourquoi ma santé avait été largement affectée négativement par la même alimentation qu’adoptait mes parents. De là, je compris l’importance de la jeunesse pour le dénouement futur de la santé et la différence entre les réalités inhérente à notre époque comparativement aux époques antérieures.

Étant dorénavant conscient de cette réalité, je me suis aussi souvenu d’un changement récent dans l’histoire de l’humanité qui a chambardé la vie des familles de toute l’Amérique : le départ des femmes pour le marché du travail. C’est seulement après avoir été malade que j’ai compris toute l’ampleur des maux silencieux qui ont découlé de cette métamorphose sociale. À l’école, nous sommes éduqués à percevoir ce changement comme étant entièrement bénéfique pour l’épanouissement de tous, mais ce que je constate aujourd’hui, c’est que ce « tous » n’inclut pas les enfants et leur qualité de vie.

J’imagine que mes lecteurs sont bien informés de ce fait historique que les femmes ont quitté le foyer familial durant la Deuxième Guerre Mondiale pour aller pourvoir les postes en usines vu le fait que la majorité des hommes étaient partis à la guerre. Évidemment, les transformations que cela a induites dans le mode de vie nord-américain furent immenses. La femme, qui veillait jadis à l’alimentation familiale et à élever les enfants, s’est vue ouvrir des métiers et des possibilités qui jadis n’appartenaient qu’aux hommes. Laissez-moi vous parler quelques instants des effets peu discutés dans les cours d’histoire du départ de la femme pour le marché du travail et des conséquences sur la santé des gens d’aujourd’hui.

D’un côté, il serait injuste d’empêcher la femme d’avoir accès aux carrières diverses nécessaires à la société. Cela lui permet d’obtenir une reconnaissance sociale et d’assurer son autonomie financière. Je suis un fervent défenseur de la liberté et je pense que tous les êtres humains devraient avoir des possibilités équitables en ce qui concerne les choix qui leurs sont offerts dans la vie. Par contre, force m’est de constater que c’est là une des plus grandes victoires de l’individualisme et de l’égo humain au-devant du dévouement envers leurs enfants qu’avaient affiché les femmes dans les époques précédentes de l’humanité. À ce jour, environ deux à trois générations plus tard, ce changement social s’est traduit en un abandon presque complet des responsabilités envers les enfants qu’assuraient jadis les parents[76]. Ce que les mamans faisaient jadis est relégué à d’autres industries ou à d’autres personnes : alimentation, gardiennage, éducation, divertissement, loisirs, etc. Évidemment, la qualité de ces services n’est jamais au même niveau que pouvait l’être une mère dévouée envers sa famille avec tout l’amour que cela implique. Si l’on observe les principaux problèmes sociaux que nous rencontrons présentement et qui n’étaient pas présents aux époques antérieures : embonpoint, sédentarité, enfant-roi, problème d’anxiété, dépressivité chez les jeunes, stress, etc., nous constatons que le départ de la femme pour le marché du travail a alimenté la progression de beaucoup d’entre eux.

Avec le nouveau mode de vie féminin, de moins en moins de parents ont le temps de cuisiner des plats santé à base de légumes. Quand les deux parents arrivent à la maison vers six heures le soir, tout le monde a faim et ça presse. Pas le temps de couper des légumes et de cuire des haricots si une personne désire « profiter » de sa soirée et se reposer un peu. L’énergie disponible pour s’occuper des enfants est ainsi quotidiennement vendue pour servir des intérêts commerciaux dans un monde de consommation, puisque la femme est réduite à un outil de travail dans un système capitaliste de surconsommation. Bien des familles en viennent donc à négliger leur alimentation, car les parents manquent de temps. C’est de ces conséquences simples qu’est née l’industrie du « fast food » et des repas instantanés, qui à son tour devient une source d’influence pour transformer les mœurs de nos sociétés et éduquer les nouvelles générations avec des connaissances biaisées sur l’alimentation qui favorisent le développement de maladies. Les conséquences de tels changements de société se font profondément ressentir aujourd’hui avec tous les problèmes d’obésité que nous retrouvons chez les jeunes. Imaginez un instant, bien des enfants reviennent de l’école et sont seuls durant quelques heures avant que les parents reviennent du travail. Les jeunes étant laissés à eux-mêmes pour choisir ce qu’ils mangent, ils en viennent facilement à consommer des choses rapides et peu nutritives. Les parents achètent des aliments tout faits d’avance pour les lunchs des enfants, et encore là, c’est pour les parents qui font encore les lunchs de leurs enfants! Beaucoup vont laisser leurs enfants se faire leurs propres lunchs sans leur donner une éducation suffisante sur l’importance des choix alimentaires. Un parent ne peut donner une éducation qu’il n’a jamais reçue… et ainsi s’instaurent les connaissances populaires des publicités qui transforment la notion de lunch santé en une véritable blague.

Il y a eu une perte presque totale des connaissances que possédaient nos grands-mères en termes d’alimentation et de moyens peu dispendieux de nourrir sainement toute une famille, car le féminisme a enseigné aux femmes que la seule vie épanouie est celle où l’on sort du foyer pour faire sa place dans la société.

Ce mouvement puissant ayant sorti les femmes du foyer s’est nourri à la base d’une envie de s’épanouir selon le nouveau standard social véhiculé dans l’après-guerre par la société de consommation naissante. N’est-ce pas tellement plus valorisant de s’habiller à la mode que de porter son habit de ménagère et d’entretenir la famille et le foyer? Simple question d’éducation et de subjectivité. Tout est dorénavant une question d’image projetée et il fut facile pour l’industrie de ridiculiser l’ancien mode de vie pour en proposer un nouveau puisque l’ancien valorisait l’humilité et le dévouement aux autres alors que le nouveau valorise l’égo et la valorisation de soi.

Pourquoi donc ces femmes sont-elles sorties du foyer[77] ? N’est-ce pas pour accéder au pouvoir et à la reconnaissance qu’offre un salaire dans le cadre de la société, pour mousser leur égo embryonnaire et rattraper tranquillement les hommes qui longtemps, ont siégé presque seuls dans ce domaine. C’est donc le besoin économique, le désir de posséder plus et d’obtenir un statut basé sur une reconnaissance sociale extérieure à la famille qui a sorti la femme du foyer, c’est donc ce même besoin qui eut la conséquence d’alimenter une négligence fondamentale en terme du maintien de notre santé : ne plus prendre le temps de préparer notre propre nourriture.

Vous savez, avant la révolution féministe, le couple avait toujours fonctionné d’une manière similaire depuis des centaines de milliers d’années d’histoire humaine. L’homme, qu’il chasse, qu’il travaille physiquement ou bien qu’il ramasse de l’argent, effectuait toujours une tâche de pourvoyeur au sein de la famille : il sortait du domicile pour tenter de rapporter de quoi nourrir ses proches. C’était lui qui d’abord affrontait la société et toute sa structure dénaturée, mais il avait sa femme qui gardait un regard différent sur la vie, un regard plus détaché de tout l’univers artificiel qu’est la société et de comment les hommes peuvent avoir l’esprit tordu. Les tâches plus raffinées comme la confection de vêtements, la transformation des aliments, l’éducation des enfants, l’entretien du domicile, la cueillette des fruits sont des tâches qui revenaient à la femme, car elles exigeaient une finesse, un sens esthétique et une patience qui manque souvent aux hommes. Il existait un équilibre et une raison d’être très profonde à ce type de couple.

Bien sûr, il n’y a certainement jamais eu une époque où cela fonctionnait parfaitement, mais je crois que globalement, ça fonctionnait mieux qu’aujourd’hui en termes d’entretien de la santé familiale. Les enfants avaient quelqu’un qui veillait sur eux et leur bien-être de façon continue. Ils pouvaient communiquer avec leur mère qui était à la maison et cela était très bénéfique pour leur santé psychologique. Ils étaient valorisés par des tâches qu’ils pouvaient accomplir et se sentaient utiles en plus de comprendre l’importance du travail en lien avec leur survie. Ils ne voyaient pas non plus leurs parents courir sans cesse et orienter leur vie en fonctions de l’obtention de bien matériels. Ils vivaient souvent dans la pauvreté et apprenaient à apprécier la valeur des choses en toute simplicité en plus de tous les plaisirs gratuits de la vie. Cette mentalité est encore visible chez les gens très âgés. Certains sont désormais riches et ne pensent même pas à dépenser leur argent tellement ils ont compris que le vrai bonheur ne réside pas dans le matériel et l’achat de produits neufs.

Nous n’avons pas obligatoirement à rapporter de l’argent pour faire un travail important au sein d’un couple. Cela, de plus en plus de couples le redécouvrent aujourd’hui. Élever les enfants, leur transmettre de bonnes valeurs et leur faire de bons repas est un travail honorable et essentiel, mais si peu valorisé. Par contre, ce n’est pas obligé d’être la femme qui effectue ces tâches. Parfois, il serait plus rentable qu’un des deux parents reste à la maison pour faire la nourriture, effectuer l’entretien ménager et s’occuper des enfants, que d’aller travailler et engendrer des dépenses supplémentaires comme une deuxième voiture, un manque de temps pour confectionner la nourriture, le besoin d’une gardienne, le besoin d’une femme de ménage, etc. Nous vendons notre temps pour de l’argent, puis nous échangeons l’argent pour sauver du temps, c’est ridicule! Pensez bien à tout ça, analyser vos besoins et votre vie afin de voir si vous perdez au change et n’oubliez surtout pas de considérer la question sous un point de vue beaucoup plus large que les simples considérations économiques, mais du point de vue de la santé à long terme. Il existe des options autres que deux parents qui travaillent à temps plein et je suis persuadé que cela peut même être rentable de rester plus souvent à la maison si nous y mettons un peu d’imagination. C’est d’ailleurs un excellent moyen pour un ménage de réduire son empreinte environnementale et de réduire les déchets qu’il produit.

Il faut être conscient que ça demande beaucoup de temps de préparation pour faire un menu de bonne qualité et varié. Vous constaterez bien vite qu’il est pratiquement impossible d’y parvenir si les deux parents ont des emplois à temps plein. Les impacts d’une alimentation de bonne qualité sont immenses pour les enfants, car eux sont en train de construire leur organisme et il n’existe aucune alimentation basée sur des produits commerciaux transformés qui puise égalée celle faites d’ingrédients frais cuisinés à la maison.

En résumé, le départ de la femme pour le marché du travail a laissé un trou dans la famille et aujourd’hui la santé publique en est grandement affectée. Je ne dis pas aux femmes de revenir à la maison et je ne les blâme pas d’avoir lutté pour obtenir leur liberté d’agir comme les hommes. Dommage qu’elles n’aient pas pu le faire sans dénigrer les connaissances et le mode de vie de leurs mères et grands-mères. Je crois que les femmes méritent d’obtenir le respect et l’équité sociale. Par contre, je suis aussi d’avis que les femmes ont une richesse innée qu’elles se forcent parfois d’oublier pour adopter la vision moderne d’une vie féminine. N’oublions pas que c’est la femme qui enfante durant neuf mois et que leur santé est un facteur important qui influencera la vie de l’enfant bien au-delà de ce que peut faire l’homme. Un mode de vie de surmenage, d’exposition aux toxines et de stress n’est pas une très bonne chose pour un corps ayant une telle responsabilité dans la procréation et cela a des conséquences sur la santé des jeunes d’aujourd’hui. Le corps de la femme est précieux et malheureusement moins bien pourvu pour affronter les toxines dues aux organes de purification (foie et reins) beaucoup moins volumineux. Mon conseil aux femmes : soyez vigilantes envers votre santé et ne vous soumettez pas aveuglément aux contraintes d’un système qui vous presse comme un citron. Respectez-vous et vos besoins autant que vous désirez être respecté dans votre rôle social.

En sommes, je constate que la femme a changé une prison pour une autre : de libre et indépendante qu’elle rêvait de devenir, elle est plutôt devenue la proie favorite des modes et des industries. Les femmes sont donc sorties du foyer et ont clamé leur droit d’aller s’asservir à un patron et à des obligations d’autres natures plutôt qu’à la famille et aux fonctions de base qu’elles assuraient autrefois. L’impression de leur liberté ne provenant que de l’acceptation sociale envers de telles prisons perçues comme étant un signe d’émancipation. Tout ce qu’elles ont gagné leur a fait graduellement perdre les richesses des femmes d’autrefois et c’est de ces richesses dont nous aurons besoin pour nous sortir d’immenses problèmes de santé causer par l’abus et l’ignorance.

À retenir :

  • La jeunesse est la période durant laquelle les choix alimentaires que nous effectuons ont le plus grand impact sur notre santé à long terme.
  • La qualité avec laquelle une personne construit son corps entre la naissance et l’âge adulte est un facteur déterminant pour établir la santé qu’aura un individu pour le reste de ses jours.
  • Le changement de valeurs et de mœurs qu’ont connues les familles suite au mouvement du féminisme a engendré une rupture dans le transfert d’un savoir mères-filles ancestrale.
  • La structure de la famille d’aujourd’hui nourrit un mode de vie qui n’assure plus les responsabilités parentales envers les enfants en termes d’alimentation, de présence humaine et d’éducation sur les nécessités de l’existence.
  • L’émancipation de la condition de la femme est à la base de la société individualiste dans laquelle nous vivons. L’ancien mode de vie féminin valorisait l’humilité et le dévouement aux autres alors que le nouveau valorise l’égo et la valorisation de soi.
  • Il n’est pas nécessaire de rapporter un salaire pour effectuer un travail important au sein d’un couple si l’on permet, par notre travail, d’éviter de nombreuses dépenses : alimentation, entretien de la maison, entretien général, soins des enfants, travail en liens avec certaines nécessités : vêtements, jardinage, petit élevage, etc.
  • Les tâches nécessaires à la famille peuvent être partagées entre l’homme et la femme de différentes façons. Peu importe qui travaille, il doit y avoir un équilibre et surtout, du temps en poche pour consacrer aux enfants et au plaisir d’être ensemble.

Milieux de vie pollués

À la question : vais-je tomber malade plus rapidement ou courir après la maladie si j’achète trop de biens? Je dirais que la tendance indique que oui pour différentes raisons.

D’abord, parce que chaque bien consommé est le résultat de temps qui fut vendu, temps qui aurait pu être consacré à faire fructifier la vie en vous par différents choix de vie forts simples : promenade en nature, exercice physique, préparation d’un repas construit sur les règles de l’alimentation rajeunissante[78], méditation, repos, découverte de soi, etc. Selon une vue d’ensemble, l’hyperconsommation implique donc une vie dans laquelle nous utilisons beaucoup de notre temps pour acquérir de la richesse matérielle et donc, il nous reste chaque fois moins de temps pour l’écoute des nécessités naturelles.

L’hyperconsommation est le résultat d’un monde dans lequel les besoins sont créés et implantés dans l’esprit des gens par la publicité. Cela conduit à un désir exagéré de consommer des biens matériels pour différentes raisons : obtenir le bonheur, avoir l’impression d’évoluer socialement, divertir le peuple, etc. Ainsi, une des premières conséquences de l’hyperconsommation est de détourner la vocation de la vie vers la recherche d’ajouts extérieurs à nous-mêmes dont nous avons discutés précédemment : la personne s’évalue selon ce qu’elle possède et selon ce qu’elle représente aux yeux de ceux qui la regarde plutôt qu’à l’égard de ses propres légitimités dont les besoins véritables sont les constituants essentiels. C’est donc à cause de l’hyperconsommation que la personne se perd de vu pour considérer à l’avant plan ses avoirs matériels et l’accroissement dans ce domaine. Agissant ainsi elle se prédispose à négliger son corps et à vivre sous un rythme de vie de stress dont les impacts seront discutés bientôt. Le fait est que plus nous achetons de biens, plus notre vie s’oriente sur l’utilisation de tels biens, l’entretien de ces biens et le travail nécessaire pour se payer d’avantage de biens et s’assurer de maintenir l’image florissante que nous désirons projeter sur les autres. En d’autres mots, ceux qui ont peu ou pas de biens matériels ont au moins le luxe que personne autour d’eux n’a d’attentes à leur égard envers cette dimension de la vie. Ils n’ont donc jamais besoin de défendre une image de réussite sur ce plan de vie. Ils n’ont pas non plus à rencontrer toutes les obligations économiques qu’implique une vie dans l’hyperconsommation nord-américaine. Ces gens, pour le moins qu’ils ne soient pas obsédés à posséder des biens, ont la chance d’avoir l’esprit qui leur appartient en plus grande partie, ce que la majorité de la population ne peut obtenir en choisissant un mode de vie de consommation. En ce sens, l’hyperconsommation augmente les risques de dépérir de façon prématurée par détournement de nos pensées vers des éléments qui, en vérité, sont sans valeur réelle en plus de favoriser la dilapidation de nos énergies dans diverses activités aux fins entièrement matérialistes.

Cette tendance sociale dans laquelle tout le monde baigne à des niveaux différents n’est qu’une suite logique à la transformation de la famille qu’à connu les années d’après guerre entre 1945 et 1970 en Amérique. Avec ce mouvement des femmes hors des foyers, de nouveaux marchés se sont créés. De nombreuses industries ont alors comprises que ce changement pouvait leurs êtres profitables. Les gens voulaient travailler d’avantage pour avoir plus d’argent et pour se payer davantage de biens matériels. La mentalité rêvée pour les fabriquant de bidules de toutes sortes! Une porte grande ouverte sur un monde jetable où l’individu perd entièrement le contact avec les richesses essentielles que sont la nature, la santé et l’amour de nos pairs.

L’hyperconsommation nous détourne des vrais buts d’une vie humaine dont la réalisation de soi fait parti. La quête du superficiel nous porte à croire que la réalisation de soi passe par l’obtention de biens matériels associés à certains statut sociaux préétablis. Ultimement la recherche du bonheur par l’acquisition de matériel ramène au vide ou à l’insatisfaction, car dans ce monde les paramètres définissant l’idéal esthétique sont revus chaque année. Le bonheur durable ne provient jamais du matériel mais bien de l’équilibre entre nos forces intérieures et les réalisations concrètes de notre existence. Chaque personne possède sa propre voix qui lui suggère le chemin qu’elle doit prendre pour arriver à l’équilibre dans sa vie, où ce que certain nomme le bonheur. Nous sommes programmés par la vie afin de vivre en équilibre avec la nature[79], cela semble d’ailleurs le seul moyen que j’ai pu trouver d’atteindre une quiétude de l’esprit. Dans le monde actuel, les gens ne peuvent plus écouter cette voix intérieure, car elle ne les mène pas vers la richesse matérielle, mais bien la richesse de l’esprit, celle-ci étant souvent bien peu rentable et non valorisée.

Nos problèmes sociaux et environnementaux viennent de ce besoin exagéré de bien matériels nourri sans cesse par des gens encrées dans l’hyperconsommation qui désirent s’enrichir davantage en créant de faux besoins chez la population. L’hyperconsommation engendre énormément de pollution et de gaspillage. Un frigo passé de mode, mais qui est encore parfaitement fonctionnel ne mérite pas d’être mis à la poubelle juste parce que nous avons les moyens de nous en payer un neuf qui paraîtrait mieux dans notre décoration! Votre maison ne doit pas nécessairement ressembler à une revue de décoration pour que vous puissiez bien y vivre! Ne perdez pas de vu qui vous êtes, ne vous perdez pas trop dans le matériel.

D’autres raisons principales qui me sont apparues pour faire pencher en faveur du développement de maladies un mode de vie d’hyperconsommation, sont les conséquences physiques qui découlent normalement de ce genre de vie. Tant de matériaux ou de technologies sont mises sur le marché sans avoir fait leurs preuves d’innocuités sur la santé humaine. Les gens se précipitent pour acheter des produits qui les détruisent au jour le jour sans même s’inquiéter des conséquences pour leur santé. Beaucoup de matériaux  utilisés pour décorer ou pour la fabrication de biens de consommation laissent échapper des émanations toxiques dans l’air ambiant. De plus, nombre de technologies bombardent le corps d’ondes électromagnétiques dangereuses pouvant causer des leucémies chez les enfants ou autres types de maladies. L’hyperconsommation est un phénomène si puissant qu’il rend nos politiciens lâches et soumis aux impératifs économiques à ce point, qu’ils n’osent plus limiter l’expansion des technologies mises en marché malgré les risques pour la santé qui en découlent.

Et si ce n’était pas suffisant, l’hyperconsommation favorise la déresponsabilisation du peuple : si une personne peut acheter quelque chose au lieu de le produire, voilà qu’elle perd le contact avec la réalité qui se dissimule derrière la production du produit. D’un côté, l’acheteur ne sait plus mesurer l’ampleur des conséquences de ses gestes, et de l’autre, le vendeur se déresponsabilise en construisant des produits qu’il n’utilisera pas, et donc accorde moins de soin à la fabrication. C’est ainsi que plusieurs denrées alimentaires commerciales sont très malsaines, car faîtes d’aliments défraichis ou ajoutés de substances aux conséquences néfastes sur l’organisme.

En somme, l’hyperconsommation est le comportement du peuple qui se trouve à être à la fois un résultat et une cause de la société dans laquelle nous vivons. Lorsque nous décelons des problèmes émergeant pour la santé du peuple et que nous nous interrogeons profondément sur les raisons qui font que ces problèmes existent aujourd’hui alors qu’ils n’existaient pas hier, force nous est de constater à quel point le désir exagérer de consommer, biens, services, ou nourriture, engendre la totalité des problèmes que nous connaissons aujourd’hui.

Vers un monde plus logique…

Nous devons commencer aujourd’hui à réutiliser au maximum et à récupérer ce que nous construisons afin de diminuer la pollution et l’épuisement des ressources. Je crois que les entreprises devraient être forcées de fabriquer des produits qui se réparent ou qui se recyclent facilement en plus de mettre en place des services efficaces d’entretiens ou de récupération. Comment pouvons-nous concevoir de laisser s’enrichir des particuliers qui polluent énormément, sans leur faire au moins assumer les conséquences de leurs gestes? Pensez à toutes ces voitures modernes riches en gadgets de toutes sortes, mais qui ne sont fabriquées que pour durer au maximum une vingtaine d’années! Combien de gaspillage et de pollution une fois qu’elles seront envoyées à la ferraille! Ce n’est qu’une pointe pesant quelques centaines de milliers de tonnes de l’iceberg de la pollution créée par l’homme. Pensez aussi aux navires, avions, piles, ordinateurs, téléviseurs, sacs d’épiceries, contenants de café d’un grand nombre de chaîne d’alimentation et tant d’autres produits difficilement recyclables qui épuisent les ressources pour ensuite polluer le monde pour des milliers d’années.

À retenir :

  • L’hyperconsommation favorise la maladie en nous détournant des choses essentielles pour nous divertir d’éléments superficiels.
  • L’hyperconsommation nous détourne d’un objectif qui nourrit notre désir le plus profond de vivre, la réalisation de notre propre nature. Cela peut conduire à la dépression ou à une faible valorisation de la valeur de la vie, qui à son tour conduit à négliger les nécessités fondamentales.
  • Beaucoup de biens que l’on achète peuvent nuire directement à notre santé en nous exposant à des émanations polluantes pour le corps. C’est le cas de nombreux plastiques.
  • L’hyperconsommation favorise de vivre sous un stress vu la pression inutile que cela exige sur notre corps pour défendre une image artificielle de vie réussie.

Sédentarisé l’évolution

L’aberration de notre époque c’est que les gens ne voient pas l’impact de leur santé physique sur leur capacité intellectuelle, leur énergie sexuelle, leur fécondité, leur énergie et leur capacité à mieux réussir dans la vie.

Le 20e siècle a connu de nombreux bouleversement qui auront façonnés le développement du mode de vie actuel. Nous avons parlé du départ des femmes qui ont quitté les domiciles et leurs tâches essentielles à la famille pour aller conquérir le marché du travail. J’ai pointé ce qui m’apparait comme étant les principales conséquences néfastes de ce changement : l’alimentation familiale, l’hyperconsommation et la santé de la population autant physique que psychologique. Évidemment, ce changement ne fut pas le seul du dernier siècle. Il s’est obtempéré en même temps que l’exode rural qui a sorti de nombreuses familles des campagnes et de leur autosuffisance alimentaire pour les lancer vers la ville dans un mode de vie de consommation. À travers ces changements et l’avancement technologique important qu’à connu le 20e siècle, nous constatons de nombreuses pertes dans la qualité des éléments fondamentaux de l’existence du peuple : qualité des relations, qualité de la nourriture, qualité de l’eau, qualité de l’air et qualité des matériaux de construction utilisée pour la construction de maisons ou d’objets divers, etc.

En plus de ces nivellement par le bas, il y eut aussi une baisse marquée dans l’activité physique que pratiquent les gens tant pour les adultes que pour les enfants. En effet, en évaluant les innombrables raisons qui séparent notre réalité de celle de nos ancêtres, nous devons considérer l’impact des innovations technologiques qui sont venues faciliter la vie des populations des pays industrialisés.

« Les enfants canadiens passent à peu près six heures chaque jour en semaine et sept heures chaque jour en week-end à regarder la télévision »[80]

Pensons au moteur à essence qui a permis des déplacements rapides et d’effectuer de nombreuses tâches sans aucun effort physique. C’est ainsi que devint inutile ou un simple loisir nombres de métiers ou d’activités tels que la marche, la bicyclette et la plupart des emplois exigeant de la force physique. Quand on y pense un peu, il fut un temps ou toute construction était faîtes des mains de l’homme : pont, église, maison, bâtiment, routes, machinerie et autre étaient réalisées sans l’aide de machines ni de moteurs. Il devait s’en brûler des calories sur de tels chantiers! Sur les fermes aucun tracteur, dans les villes et banlieues aucune voiture, la vie se déroulait alors à un rythme bien plus lent et exigeant une patience inconnue des gens d’aujourd’hui. L’énergie dépensée à ces époques étaient principalement de nature humaine tant pour le transport que pour le travail.

Par la suite, la découverte de l’électricité a permis de faciliter les communications avec l’avènement du téléphone, de la radio et de la télévision. En ces avancements technologiques arrivaient aussi des raisons de moins pour sortir de chez soi. Avec le téléphone les gens pouvaient éviter de faire plusieurs heures de marches ou de calèche pour se rendre chez un ami, un membre de la famille ou bien à un rendez-vous dans un village voisin pour simplement discuter de certaines choses. Puis, la radio et surtout la télévision sont venues un peu plus tard et eurent pour effet de rendre la sédentarité une  « activité » aussi intéressante, si ce n’est pas plus intéressante, que la vie et le mouvement. Avant la venue de ces inventions, je doute que les gens veillaient très tard sur une base quotidienne, car les citoyens sans télévision ni radio ne virent sans doute aucun intérêt à se fatiguer inutilement dans la nuit. Mais la facilité d’écouter la radio ou la télévision est venue améliorer le « plaisir d’être assis ». Déjà avec la mise en marcher de la télévision, l’impact sur le niveau d’activités physique de la population fut énorme. Dans une vie, combien de milliers d’heures passons-nous à écouter la télévision  Sur ce lapse de temps, quelle proportion est excessive et n’apporte rien de constructif à notre vie? Toutes ces heures sont des moments sédentaires que ne connaissaient pas nos ancêtres d’il y a trois générations.

Trop de télévision, de jeux vidéo et d’Internet peut accroitre la masse adipeuse chez les adolescents. Une étude menée sur cinq ans par l’Université de Montréal et le Centre de recherche du CHU Sainte-Justine. Bien que le temps de visionnement de la majorité des adolescents de l’étude se stabilise et se maintienne autour de 25 à 30 heures par semaine, près de 30 % d’entre eux ont des patrons d’écoute très différents, notamment avec des hausses ou des chutes marquées durant leurs années passées à l’école secondaire: les scientifiques ont découvert que ces trajectoires étaient le plus fortement associées à un changement de la masse adipeuse.[81]

Avec la venue de l’électricité et du moteur électrique ce qui restait de travaux manuels que le moteur à essence n’avait pas fait disparaître a graduellement disparu. L’automatisation transforma l’employé artisan en simple manutentionnaire de produits largement construits et assemblés par des machines. Les usines se sont donc transformées pour faire place à ces couteuses machines, ce qui diminua le nombre d’emplois manuels. L’humain est graduellement devenu superviseur de machines entre les années 70 et jusqu’à ce jour. Cela ne demande que très peu d’énergie et d’efforts.

Finalement, après tous ces changements vinrent les années 1980, décennies de ma jeunesse. Un peu avant que l’informatique et Internet viennent porter un coup décisif à cette quête de sédentarité absolue de l’être humain. Déjà étant jeune, je passais beaucoup plus de temps assis devant la télé qu’à jouer dehors. Avant la venue d’internet, les jeux vidéo avaient déjà rendus la télévision bien plus attrayante aux yeux des jeunes de cette époque. Puis, quand arriva les premiers ordinateurs suffisamment performants avec Internet au milieu des années 90, voilà que la vie d’innombrables jeunes se transposa devant l’écran. Le développement peu de temps après des jeux en ligne, des réseaux sociaux et de toutes les fonctionnalités qu’offre aujourd’hui un ordinateur avec internet n’a fait qu’épandre un phénomène qui déjà existait dès les premières années d’Internet.

En ce qui concerne ma génération, notre éducation nous a appris à travailler avec un ordinateur, à écrire sur un ordinateur, à faire des recherches sur un ordinateur et à explorer les programmes de tous genres qui peuvent facilités nombre de tâches. C’est ainsi qu’une vie sans ordinateur devient presque inconcevable et que je ne peux plus compter les journées entières de ma vie que j’ai passé à contempler un écran d’ordinateur. Juste à écrire ce livre, un travail que j’estime légitime, je suis assis devant mon ordinateur.

Fait intéressant à dénoter durant que nous sommes dans le sujet, lorsque j’étais très malade, je me souviens que j’étais incapable de rester assis devant un ordinateur, d’une part à cause des champs magnétique omniprésents, mais d’autre part à cause de la combinaison de sédentarité et d’excitation nerveuse que cela exige. En sommes, l’ordinateur sollicite d’avantage nos fonctions cérébrales que la télévision et surtout dans certains types de jeux dont j’étais assez fanatique. Par contre, cette sollicitation est largement déséquilibrée en ce sens que l’organisme est conçu pour brûler des calories par les muscles et que l’ordinateur a pour effet de faire brûler des calories par le système nerveux et le cerveau. Donc, le corps brûle des calories seulement des nerfs et non par un travail musculaire, ce qui serait beaucoup plus sain.

À long terme, j’ai constaté que la sédentarité était encrée en moi, que mon organisme régulait tous ces cycles de fonctionnements suivant une vie sédentaire que j’avais poursuivis la majorité de mon existence. Pour me guérir, il me fallut donc rééduquer mon corps à l’exercice régulier pour changer mon rythme métabolique, ce qui me permis par la suite d’accélérer et de rendre plus efficace ma digestion, étape indispensable de ma guérison. En sommes, un corps sédentaire finis par s’accoutumer à cette sédentarité en « se laissant dépérir » et en cessant « d’entretenir sa force de vie ».

Nous aimons tous la technologie lorsqu’elle est utile, car elle nous fait gagner du temps. Le problème est que ce temps que nous gagnons n’est pas réinvesti de la bonne façon. Il faudrait penser à en conserver une bonne partie pour l’exercice physique car dans notre monde, tout ce fait désormais assis! Alors qu’à une certaine époque la plupart des emplois étaient des travaux physiques exigeants, aujourd’hui la condition physique d’un individu importe souvent très peu dans sa capacité à gagner sa vie. Nous labourons les champs assis, nous allons à l’école assis, nous étudions assis, nous nous divertissons assis, nous travaillons la plupart du temps assis, et nous nous déplaçons assis. Nous sommes tellement souvent assis que notre corps prend des courbures indésirables. De plus en plus de jeunes ont le dos arrondis, les épaules arqués et le cou vers l’avant à force de s’asseoir devant l’écran d’un ordinateur. Vous remarquerez que très peu de gens s’assoient convenablement devant un ordinateur, nous avons tous tendance à avancer notre cou plus près de l’écran que le reste de notre corps. Avec les années, cela peut affecter la posture générale du corps surtout lors de la croissance.

Il est évident que de rester assis, ça ne brûle pas beaucoup de calories. Cela explique partiellement pourquoi partout les cas de diabètes et de crises cardiaques ne cessent d’augmenter. De nos jours, certaines personnes croient qu’elles sont actives parce qu’elles marchent une demie heure par jour! Désolé, mais dans un mode de vie actif, il est impossible de compter le temps passé à marcher ou à forcer au cours d’une journée. Par contre, il est facile de savoir le temps que nous avons pris pour nous reposer.

Parfois je me demande comment nos politiciens peuvent-ils allez jusqu’à diminuer les heures d’éducation physique et ne pas mettre plus l’emphase sur les tâches manuelles qui demandent des efforts physique à l’école? Se mettre les mains à la pâte dès un jeune âge donne de l’estime de soi et permet un apprentissage bien plus dynamique que celui que nous connaissons actuellement. Croyons-nous vraiment que le summum de l’éducation consiste à exiger à nos jeunes de s’assoir toute la journée à écouter quelqu’un parler… Tout le monde sait très bien que les jeunes sont pour la plupart trop sédentaires et que cela entraîne des problèmes importants sur le plan de la santé d’un individu à long terme. Ce qui est moins accepté par contre, c’est qu’un jeune inactif qui s’alimente mal est moins intelligent que s’il était actif en s’alimentant mieux. Si, dans la Grèce antique, ils avaient compris que la qualité de l’esprit dépend directement de la santé du corps, nous semblons en être encore totalement inconscients de nos jours.

L’impact du manque d’exercice affecte négativement notre santé, mais il est aussi important de comprendre que notre santé elle affecte directement notre potentiel intellectuel. Le cerveau est un organe du corps qui se régénère tout comme le cœur, le foie ou bien le rein. Plus le système qui l’abrite est encrassé, plus son entretient devient difficile et ses fonctions se retrouvent limitées.

C’est pourquoi je vois une grande incohérence dans ce monde où nous désirons enseigner une multitude d’informations à nos jeunes en les laissant assis sur leur derrière à la journée longue à manger des frites à l’heure du dîner… Un lourd boulet à leur cheville qu’ils devront traînés, pour la majorité d’entre eux, toute leur vie durant et qui favorise la perte de santé généralisée que connaît présentement la société.

À retenir :

  • Notre vie d’aujourd’hui exige très peu d’efforts physique tant à la maison, qu’au travail, qu’à l’école.
  • Nous sommes très souvent assis pour travailler, pour nous divertir ou pour étudier.
  • Nos ancêtres étaient des gens très actifs physiquement. Il n’y pas si longtemps dans l’histoire de l’humanité tous les travaux devaient être faits à la main et non par des machines ou de la machinerie.
  • L’évolution technologique favorise la sédentarisation du peuple.
  • Le manque d’exercice affecte négativement notre santé et notre capacité intellectuelle

La culture du loisir

Trépidante cette vie d’aujourd’hui il n’y pas à dire. Tout le monde est occupé et il n’y a pas de quoi s’ennuyer avec tous les choix d’activités ou de divertissements qui nous sont offerts. Nous vivons dans une culture du loisir cela est évident.

Mais vous vous dîtes : le loisir c’est bien non, ça repose? Il est difficile de tracer une ligne claire entre les loisirs qui sont sains et ceux qui sont malsains. Par contre, une ligne directrice qui s’est avérée valable depuis que je m’intéresse à la question est de considérer un loisir malsain dès lors qu’il engendre un gaspillage d’énergies dont nous ne disposons point ou qu’il serait mieux d’investir ailleurs. Vous aller me dire : mais si je n’avais pas l’énergie pour le faire je ne le ferais pas! Et je me dois de vous dire de faire très attention avec ce genre de pensée. Il est tout à fait possible « d’emprunter »[82] de l’énergie que nous n’avons pas vraiment à dépenser. Ce genre d’emprunt affaiblis l’organisme et le prédispose à un dépérissement prématuré. Une personne fatiguée ne devrait jamais considérer qu’elle se repose en écoutant la télévision ou bien en faisant toutes autres activités qui ne demandent que de la passivité. Le simple fait d’être éveillé et de devoir porter attention à quelque chose est à l’encontre de la notion de repos. Le problème de nombreux loisirs, c’est que puisqu’ils se déroulent assis, les gens croient que cela les repose, ce qui est faux si nous considérons qu’il nous serait aussi possible de prendre ce temps pour véritablement nous reposer sans aucune distraction.

Il est important de comprendre que seul le repos vaut pour du repos. Les activités aussi peu exigeantes physiquement soient-elles parviennent, au mieux, à ne pas nous fatiguer d’avantage, mais elles ne remplaceront jamais le repos. Les mécanismes de purification du corps s’optimisent lorsque le corps vit un relâchement complet et pour se faire, la conscience doit être mise en veilleuse. C’est pourquoi lorsque nous devons porter attention à quelque chose comme la télévision ou l’ordinateur, cela n’équivaut pas à du véritable repos.

Conseil : Il n’existe aucun substitut au repos. Ne considérez pas vos loisirs comme étant des périodes de repos. Offrez à votre corps des moments de véritables relâchements sans obligations.

J’ai vu beaucoup de gens prévoir des vacances dans le but de se reposer alors qu’en fait ils dépensent autant d’énergie lors de celles-ci que dans leurs emplois hebdomadaire! Accordez-vous des moments de véritables repos et intégrez dans vos loisirs des activités saines pour votre santé : apprenez à cuisiner des aliments santé, faites de la méditation, prenez d’avantage de sommeil, faites de l’exercice, etc. L’idée est d’apprendre à balancer votre énergie et de ne pas surcharger votre horaire pour tenter de mener plus d’une vie à la fois. Par exemple, il est sain d’aller faire du sport quelques fois par semaine, mais il faut se méfier de ne pas être trop épuisé par tout le reste de notre routine de vie; à un tel point que nos séances de sports deviennent alors épuisantes et malsaines pour notre organisme. Tout est une question d’équilibre et dans le contexte actuel, il est bon de ne pas trop se perdre de vu en faisant un bon ménage dans les activités dans lesquelles nous investissons notre temps.

Loin de nos ancêtres qui évoluaient dans un contexte social qui laissait beaucoup de place à l’écoute de leurs besoins, nous faisons aujourd’hui face à une telle densité sociale que notre niveau de sollicitation de la part des autres augmente continuellement et nous empêche de constater à quel point notre corps dépérit par manque de repos. Depuis environ un siècle, l’invention du téléphone, de la télévision, d’internet, des téléphone cellulaire, des réseaux sociaux, etc. engendre une sédentarité grandissante et l’envahissement de notre vie par d’innombrables sollicitations qui nous détournent des vraies choses. Chacune de ces sources de distractions éloignent de nous les moments où nous permettons à notre corps de relâcher les tensions qui l’envahissent.

Faites le bilan du temps perdu à entretenir une page Facebook©, à écouter les films et émissions populaires de l’heure, à surfer sur internet pour y trouver du divertissement facile, à faire le tri et le suivi des courriels, des appels cellulaires, des appels à domicile, des factures et engagements sociaux ou économiques etc. et vous constaterez que cela prend presque tout votre temps disponible! De plus, ce genre de distractions populaires encouragent la poursuite d’une reconnaissance fictive qui nous détourne du véritable sens de la vie que nous retrouvons seulement une fois que nous apprenons à vivre en paix avec nous-mêmes; sans toutes ces sources de distractions. Moins l’humain dispose de temps à consacrer à son recueillement, à sa remise en question, moins il apprend à être humble envers la vie. C’est de cette perte d’humilité que provient la culture de l’égo dans laquelle nous vivons présentement et le désir qu’elle engendre de vivre une vie qui n’est pas la nôtre. Globalement, la disparition des temps libres que nous pouvons consacrer à notre santé est source de maladies, car, dans bien des cas, ce temps est réinvestie dans des activités qui favorisent le dépérissement du corps : vu le stress inutile qu’elle impose à l’organisme entre autres. Toutes ces sources de distraction nous éloigne du Qui nous sommes et nourrissent sans cesse le Ce que nous sommes[83].

C’est aussi avec le contexte social que naît le besoin de travailler plus fort pour satisfaire aux nombreux besoins d’une vie orientée selon le standard social en vigueur en Amérique. Nous avons tendance à nous surcharger d’activités, car la mentalité productiviste qui nous fut implantée nous pousse à croire qu’une vie bien vécue est celle où chaque moment est utiliser à son « maximum »; donc, dans un sens, une vie qui se construit du plus grand nombre d’activités possibles. Cette façon de penser est une métamorphose inconsciente imbriquée en nous par la structure sociale qui nous enfante : le capitalisme. C’est comme si chaque chose devait être fait dans le but de se rentabiliser au maximum, même nos gestes ou notre temps! Alors qu’en fait, cela n’est pas une absolue nécessité aux yeux de la nature qui nous entoure. Lorsque nous parvenons à écarter les limitations du système capitalisme et que nous regardons les possibilités réelles de ce qui est faisable ainsi que les raisons pour lesquelles les choses sont faisables, nous constatons que le temps peut être simplement vécu pour ce qu’il est et qu’il n’est pas nécessaire de chercher à le rentabiliser sous une forme quelconque. L’important avant tout autre chose, c’est que l’action de la vie ait un sens réel et durable, non qu’elle parvienne à se démarquer aux yeux de l’opinion subjective de certains.

Nous vivons donc comme si le but de la vie était similaire à une sorte de compétition pour s’octroyer plus de valeur aux yeux des autres et de la société. Comme si le grand « gagnant » serait celui qui aurait vécu le plus d’expériences enviables aux yeux des autres; et non celui qui aurait trouvé un sens plus grand à l’existence que la seule quête visant à augmenter sa valeur aux yeux des autres. Car le regard et la considération des autres n’ajoute qu’une valeur fictive à l’existence malgré que cela ait un effet immédiat de satisfaction pour bien des gens. Si l’individu n’a pas pris le soin d’agir conformément à sa véritable nature, qu’il doit d’abord accepter puis découvrir, ou vice et versa, alors jamais il n’atteindra l’équilibre dans le bonheur et la satisfaction de vivre qui il est dans son rôle social.

La source de la maladie puise donc beaucoup de ses ressources dans le fait que notre corps est poussé à bout et cumule ainsi beaucoup de fatigue. Le repos étant l’outil par excellence de la régénération des tissus, un corps qui n’en reçoit pas suffisamment limite ses capacités de régénération et altère sa capacité à vivre longtemps à son plein potentiel.

Prise de conscience : éviter de tomber dans la dépendance à devoir « faire quelque chose » est essentiel à la santé. Apprendre à apprécier le temps seul, le repos, le recueillement permet de vidanger notre conscience des éléments qui ne sont pas nous et alimente l’équilibre de notre vie. Cela nous permet de mieux nous connaître pour mieux nous respecter.

Pour la plupart des gens, le temps passé à se reposer est un temps perdu, alors qu’il s’agit là du temps le mieux investi de votre vie, car il ajoute du bien-être de vivre à tous les moments qui suivront en plus d’avoir un impact bénéfique sur votre espérance de vie.

La prise de conscience à effectuer ici s’explique ainsi : tout le temps que nous désirons gagner en faisant plus de choses en moins de temps engendre un stress si considérable, que sur l’échelle de notre vie entière, cela peut écourter significativement notre espérance de vie. Pire encore, je soutiens que si nous pouvions calculer la perte d’espérance de vie découlant du stress qui provient d’une vie surchargée, nous constaterions que cela équivaut à plus que le temps total que la personne a pu gagner à s’imposant un stress pour faire les choses plus rapidement. En ce sens, mon cas particulier semble une preuve évidente de cette loi.

Prise de conscience : tout le temps que vous croyez gagner en vous stressant pour faire plus de choses en moins de temps écourte votre espérance de vie et diminue la qualité de vie du reste de vos jours par l’altération du fonctionnement de votre organisme

À retenir :

  • La société d’aujourd’hui nous offre une multitude de source de divertissements qui absorbent une quantité incroyable de notre temps sans nous apporter de grands bienfaits en retour.
  • Il est faux de croire que des périodes de loisirs sont l’équivalent de périodes de repos pour notre corps.
  • Nous sommes sollicités sans cesse par différentes relations, médias, obligations, tendances, pulsions, désirs, etc. qui nous éloignent des choses essentielles.
  • La mentalité productiviste qui nous fut implantée nous pousse à croire qu’une vie bien vécue est celle où chaque moment est utilisé à son « maximum »; donc, dans un sens, une vie qui se construit du plus grand nombre d’activités possibles. Cela est faux.
  • Éviter de tomber dans l’obsession de vouloir faire quelque chose. Vous aurez toujours quelque chose à faire, nul besoin de courir après.

Propagation du stress

La gestion du stress constitue un élément primaire d’un cheminement d’auto guérison et c’est pourquoi j’ai voulu prendre un peu de papier pour exprimer ce qui me semble essentiel pour entamer notre libération des rouages du stress. Combattre le stress est un travail personnel qui exige les prises de consciences sur les sources véritables de ce mal omniprésent de nos jours. Plusieurs ouvrages existent qui traitent de gestion du stress. De mon côté, je vous propose de poursuivre votre remise en question des fondements de vos croyances face à votre manière d’entrevoir une vie « normale ». Ce chemin me semble beaucoup plus enrichissant que celui d’explorer unes à unes les situations de nos vies quotidiennes qui augmentent notre niveau de stress. Je veux explorer avec vous cette voie souvent négligée, car je crois qu’elle est la plus difficile à reconnaître puisque nous l’avons toujours cru inhérente à l’existence. À la suite de ce que vous venez de lire dans la section I, la discussion est des plus appropriée en cet endroit.

Chaque lecteur pourra voir s’il désire poursuivre la réflexion amorcée ici dans des ouvrages qui se spécialisent sur la gestion du stress, car tous les stress sont vecteurs de maladies à long termes et toutes maladies possèdent une incidence liée à un stress que vous avez enduré sans peut-être même en être conscient. Je suis convaincu d’une chose : c’est la conduite d’une vie sous un effet de stress constant qui empêche le peuple de prendre conscience de leur dépérissement. Ce stress est si inhérent à notre manière de vivre que pour en prendre conscience j’ai carrément dû « mourir »[84].

L’influence sociale

Lors de mon combat pour régénérer mon organisme, j’ai pu constater à quel point le stress bloque le processus de purification du corps et encore plus celui de la régénération des tissus. Malgré son importance dans le développement de divers troubles de santé, le stress n’est qu’un seul des facteurs combinés qui engendrent la source des maladies. Ces facteurs clairement énoncés sont les suivants : le niveau d’activité physique, l’alimentation, le repos, l’incidence des polluants et la perception mentale, dans laquelle j’intègre le stress[85]. C’est pourquoi on ne peut déclarer le stress comme étant directement déclencheur de maladies, il n’est qu’un catalyseur sur d’autres facteurs et en ce sens, il ne fait qu’accentuer l’effet néfaste de déséquilibres présents ailleurs.

Même si le stress n’est pas le facteur dominant qui rend les gens malades, dans une perspective de guérison, le stress est sans doute le pire obstacle que l’on puisse rencontrer. En fait, le stress nous empêche d’écouter notre corps et une personne qui n’écoute pas son corps aura bien du mal à constater son dépérissement. C’est pourquoi la première étape de mon cheminement fut de me libérer entièrement du stress insidieux qui m’habitait. Je dois dire que je ne m’étais jamais considéré une personne stressée avant de tomber malade et de vivre un relâchement total face à mes obligations et à mon rôle social. Je peux vous garantir que le fait d’être sur le bord de mourir permet à la conscience d’arrêter d’entretenir des ambitions inutiles et que ce n’est qu’à ce moment que le corps peut expérimenter le relâchement complet qui lui permet d’atteindre un repos guérisseur. Il est important de cesser de se faire des attentes inutiles[86] envers la vie, mais il faut aussi prendre conscience de l’importance que les autres autour de nous abandonnent leurs attentes inutiles à notre égard.

Le fait d’être sur le bord de mourir remet nos priorités en perspective. Toutes les attentes que nous nous faisons par rapport à la vie tombent d’un seul coup et nous réalisons que la seule chose que nous désirons est de demeurer en vie encore quelque temps pour le simple plaisir d’exister dans toute la simplicité que cela implique. C’est lors de cette prise de conscience que j’ai compris à quel point une vie simple basée sur le contact avec la nature et l’autosuffisance engendre la plus grande quiétude d’esprit. Dans cette manière de vivre, une fois les besoins essentiels satisfaits, rien ne préoccupe l’esprit de l’humain, et ainsi le corps n’est pas enclin à vivre un stress continu.

Malheureusement, avec le développement d’un contexte social plus dense est venue l’expansion de nos besoins pour pallier à notre capacité d’autosuffisance basée sur l’argent. Ainsi, cette circonstance « obligent » beaucoup de personnes à posséder une voiture, une belle maison, de beaux vestons, un téléphone cellulaire, etc. Et pour ceux dont la vie n’exige pas de tels luxes, le simple fait que la société prône la consommation de ces biens pour en forger un idéal de réussite suffit normalement à les convaincre de la nécessité de se les procurer.

Chaque besoin supplémentaire correspond à une pression supplémentaire qui vient peser sur l’individu qui, plus il s’écroule sous le poids de ses obligations, s’acharne à orienter ses pensées sur l’acquisition d’avoir monétaire, chaque fois augmentant le stress qu’il vit et détournant ses pensées de sa véritable nature pour se donner entièrement à l’univers superficiel de l’avoir, en lequel d’ailleurs il investie tout ce qu’il est. De petits besoins étant faciles à combler, la quiétude d’esprit est d’autant plus grande que les besoins sont modestes.

Je vous ai déjà dit à quel point le contexte social induit une mauvaise tendance à nous définir en fonction des attentes qu’exercent les autres sur nous et ainsi, tous les besoins que nous nous créons sont normalement pour répondre aux attentes produites par le contexte où nous vivons plus que pour satisfaire à nos aspirations véritables. En d’autres termes, je suis en train de vous dire que le contexte social gonfle vos besoins et que sans celui-ci, vous n’auriez d’autres choix que de constater à quel point il vous faut en vérité peu de choses pour être satisfait et heureux dans la vie. Tant par l’égo qu’il érige en vous que par l’inévitable désir de se conformer au standard de vie qu’il prône, le contexte social vous éloigne de vous-même.

Dans mon propre cas, cela me prit plus de dix-huit mois de maladie et d’inaptitude avant que j’abandonne de vivre pour l’image de moi-même que j’entretenais encore et qu’enfin j’accepte d’être malade pour vivre ce que j’avais réellement à vivre : être seul et inapte. Ce n’est pas ce que les gens et la société autour de moi aurait voulu que je vive. Tout le cadre social qui m’entourait me poussait à poursuivre mon existence selon un standard de vie préétablis et il fut donc difficile d’accepter de me « rétrograder » au stade de personne inapte étant dans une situation incomprise de la médecine.

Ce fut difficile d’abandonner tous mes rêves capitalistes et le sentiment d’omnipuissance face à mon destin pour me convaincre d’adopter une vision plus humble de la vie et d’accepter de me mettre à l’écoute des messages subtils qu’elle renferme. Par contre, une fois que cela fut fait, combien de récompenses ai-je pu recevoir et quel soulagement incroyable cela m’a-t-il apporté, j’aurais du mal à le décrire tellement ce fut intense.

Pour mieux comprendre comment se confond en chacun d’entre nous la notion de Qui nous sommes avec celle du Ce que nous sommes, j’aimerais citer un passage du livre de C. G. Jung Dialectique du moi et de l’inconscient qui est le suivant :

« J’ai désigné du nom de persona ce fragment de la psyché collective dont la réalisation coûte souvent tant d’efforts. Ce terme de persona exprime très heureusement ce qu’il doit signifier, puisque, originairement, la persona désignait le « masque » que portait le comédien, et qui indiquait le rôle dans lequel il apparaissait.

[…]

Or, comme son nom le dit, la persona n’est qu’un masque, qui, à la fois distingue une partie de la psyché collective dont elle est constituée, et donne l’illusion de l’individualité ; un masque qui fait penser aux autres et à soi-même que l’être en question est individuel, alors qu’au fond il joue simplement un rôle à travers lequel ce sont des données et des impératifs de la psyché collective qui s’expriment. »

Voilà donc qui appuie la conclusion que l’humain placé en contexte social devient rapidement une représentation de ce que les autres attendent de lui, c’est un réflexe que nous avons dont l’éventuel but est simplement de plaire, ou formuler négativement, de ne pas déplaire. C’est donc parce que nous recherchons et estimons tant la reconnaissance des autres, leur respect et leur amour que nous devenons des « personnages ». C’est ce que nous pouvons nommer vivre dans le Ce que nous sommes. La majorité d’entre nous n’ayant jamais la chance d’évoluer à l’extérieur du contexte social, libérés de toutes ses influences et des désirs de se faire apprécier par les autres, bien peu arrivent à définir cette notion du Qui nous sommes, qui en soit se veut une sorte de prédéfinition de l’individu en termes de fonctions naturelles que la nature lui a octroyées[87].

Tôt dans sa vie, l’humain apprend à confondre ses aspirations fondamentales, avec les aspirations sociales mises en valeur dans le contexte où il évolue. Ainsi, les uns qui se projettent comme des chefs se voient riches et puissants et convoitent les titres qui pourraient leur octroyer le pouvoir dont ils se sentent les dignes héritiers. Certains veulent devenir des « chefs », ou occuper des postes de prestige, car ils ont associé le concept de « vie réussie » à celui d’atteindre un de ces postes. D’autres encore, moins ambitieux se contentent d’obéir au standard de vie prôné par la société et ne cherchent rien de particulier mis à part la substance et la sécurité[88]. L’artiste oublie facilement la création et le perfectionnement de son art pour se donner à une routine de vie qui lui assure la subsistance et bientôt, plus personne ne sert sa véritable curiosité dont il a hérité à la naissance; l’ayant vite étouffée par l’entremise de valorisations basées sur un tout autre ordre d’idées.

Chaque personne tente d’atteindre le rêve qu’elle a acquis d’une vie « réussie » et c’est ainsi que la plupart des personnes oublient Qui ils sont et ce qui leur serait véritablement satisfaisant d’atteindre[89] pour se fier uniquement à ce qui « paraîtrait » satisfaisant d’atteindre, en terme de l’éducation et des influences reçues.

Même pour les gens satisfaits du rôle social qu’ils jouent, cette satisfaction demeure souvent le résultat d’une comparaison de l’état social que nous occupons vis-à-vis un idéal social acquis et non produit par l’individu. De ce fait, rares sont ceux qui vivent ce qu’ils doivent vivre et que nous pourrions qualifier d’êtres libres,[90] car la plupart ne font que perpétrer des comportements qu’ils ont acquis d’ailleurs et qu’ils ont assimilés comme étant leur idéal du bonheur.

«  Quand nous nous mettons à la tâche d’analyser la persona, nous détachons, nous soulevons le masque, et découvrons que ce qui semblait être individuel était au fond collectif : en d’autres termes, la persona n’était que le masque d’un assujettissement général du comportement à la coercition de la psyché collective.

Il faut d’ailleurs bien se rendre compte, si l’on va au fond des choses, que la persona n’est rien de « réel » : elle ne jouit d’aucune réalité propre ; elle n’est qu’une formation de compromis entre l’individu et la société, en réponse à la question de savoir sous quel jour le premier doit apparaître au sein de la seconde. »[91]

En lisant ce passage, nous devons réfléchir un instant à ce en quoi consiste aujourd’hui cette « coercition de la psyché collective » ou en termes plus clairs, la direction ou le chemin de vie que la société valorise outrageusement qui risque de vous influencer. Les différents idéaux qu’elle valorise sont ceux discutés dans la section I et se rapporte pour la plupart à la mentalité capitaliste. Par l’entremise de ses méthodes qui n’ont jamais été aussi efficaces qu’aujourd’hui ainsi que par l’influence des proches sous le joug de cette même influence, la société impose ses lois et vous enseigne à oublier les lois universelles qui vous conduiraient vers une réconciliation avec votre être fondamental, votre nature profonde, ce qui vous guiderait vers une vie bien meilleure et plus gratifiante à la fois exempte des maladies atroces que nous connaissons de nos jours.

« L’exigence et la nécessité d’une connaissance de soi-même est impopulaire à l’extrême, elle a des relents d’idéalisme suranné, elle pue la morale et tourne en définitive autour de cette ombre psychologique, que l’on s’efforce de nier et dont, à tout le moins, personne ne parle volontiers. La tâche qui s’impose à notre époque est tellement difficile qu’elle semble quasiment impossible. »[92]

À retenir :

  • Le stress bloque le processus de purification du corps et encore plus celui de la régénération des tissus.
  • Le stress nous empêche d’écouter notre corps.
  • Notre engagement envers des tâches sociales économiques est une source majeure de stress pour la beaucoup de gens.
  • Le stress prolifère, car nous substituons notre véritable nature à une fonction sociale prédéfinie qui nous permet une subsistance économique, mais qui ne nourrit pas nécessairement nos aspirations fondamentales, les seules aptes à nous faire vivre en paix avec nous-mêmes.
  • Chaque personne tente d’atteindre le rêve qu’elle a acquis d’une vie « réussie » et c’est ainsi que la plupart des personnes oublient Qui ils sont et ce qui leur serait véritablement satisfaisant d’atteindre[93] pour se fier uniquement à ce qui « paraîtrait » satisfaisant d’atteindre.

L’idéal véhiculé par la société…

Derrière tout ce qu’elle propose, la société valorise trois éléments au devant de tout autre : la fortune, la puissance et l’attirance sexuelle[94]. Ces trois buts poursuivis par une majorité de personnes sont la source de la majorité du stress et des insatisfactions. Toujours à la recherche de moyens d’augmenter leur pouvoir dans ces trois sphères de reconnaissance sociale, peu de temps est laissé à approfondir ce vieux conseil grec gravé sur le temple de Delphes : connais-toi toi-même.

Nous pourrions analyser longtemps les raisons qui font que ces trois éléments ont supplanté en importance, du moins dans l’univers pratique de l’existence, tous les autres; mais tel n’est pas le but recherché ici. Je me contenterai de vous expliquer comment la valorisation de ces éléments agit sur votre conscience pour engendrer en vous la maladie.

En fait, l’explication est très simple : dès que vous accepter d’entrer dans le personnage qu’exige de vous la société, vous entrer dans l’univers de l’émancipation de l’égo, ce qui nourrit une sur considération de votre importance dans le cycle de la vie et favorise le déni des lois universelles qui encadrent le monde. Vous vous placez alors, consciemment ou non, au dessus de la nature, comme une sorte de créature suprême dont les droits seraient supérieurs à ceux des autres animaux ou des autres humains. Cette émancipation de l’égo prend la forme la plus concrète qui soit dans notre vie de tous les jours : la consommation. Effectivement, lorsque vous consommer des biens, vous agissez, sans vous en rendre compte, comme des êtres profitants de la nature sans en reconnaître les besoins, ni entrevoir les sacrifices nécessaires à ce que vous vous appropriez, donc le prix véritable de la chose. Vous agissez d’une manière déconnectée de la réalité et vous ne vous sentez pas imputable des responsabilités associées à chacun de vos gestes. C’est de cette distance entre les gestes posées, leurs perceptions dans l’esprit des gens et la réalité qu’ils engendrent que se trouve la source des maladies; entièrement issue des déséquilibres majeurs qui découlent de notre manière de vivre « détachée » du monde réel et de ses besoins. Par exemple, quand vous acheter un équipement électronique, vous ne pensez pas aux mines d’extraction des métaux précieux qu’il contient, qu’il a fallu extraire de la terre, ce qui engendre la destruction de paysages et d’habitats ainsi que la pollution, pas plus que vous ne devez penser au plastique qui le compose et le fait que ceux-ci ne sont pas biodégradables. L’objet sera utiliser quelques années et son empreinte environnementale sera possiblement millénaire. D’innombrables exemples existent et nous en ferons une étude plus approfondie pour comprendre tous ces enjeux importants dans mon prochain ouvrage.

Le fait d’entrer dans le « jeu » de la société de consommation est une source majeure du stress que vivent les citoyens d’aujourd’hui. Il ne faut jamais sous-estimer le stress qu’impose le jugement des autres sur nous lorsque, instinctivement, nous nous soucions de l’image que nous projetons. Nous tentons tous d’être plus brillants, plus beaux, plus fins et mieux articulés qu’à notre habitude lorsque nous savons que quelques regards nous observent. Déjà là, c’est une forme importante de stress qui s’empare de nous : le stress d’entrer dans notre rôle social, ce que nous désirons projeter comme image, donc un éloignement de notre être véritable. C’est la manifestation du Ce que nous sommes…Et vivre dans le Ce que nous sommes est source de stress et de maladie, car nous tentons de défendre illégitimement ce que nous avons appris à considérer légitime socialement, mais qui en fait, constitue un mensonge face à notre propre arbitre recherchant à retrouver notre nature profonde.

À l’intérieur de nous réside deux jugements : l’un est celui que nous considérons être le nôtre, il découle de notre vie sociale et de la somme des influences reçues depuis la jeunesse, l’autre est universel produit naturellement des jugements sur ce que la conscience rencontre, ces jugements sont liés à des émotions qui ne concordent pas nécessairement avec les émotions que notre jugements social produit. Ainsi, en chaque humain se trouve les deux points de vu : universel et personnel. La plupart du temps la direction de ces points de vu constitue un paradoxe constant dans lequel plusieurs individus vivent une partie de leur vie jusqu’à la victoire de l’aspect personnel et des considérations pratiques de l’existence. La vertu provient de cette capacité de l’humain à équilibrer ces deux forces en oppositions qui le construisent : la recherche d’un avantage personnel contre le souci d’agir de manière à dépeindre une justice universelle. C’est le combat constant entre l’égo ou l’humilité, l’opinion subjective ou le regard objectif, la vanité ou le partage, l’abus ou le sacrifice, etc.

Notre corps possède dès la naissance une structure a priori, une prescience, qui se manifeste dans notre psyché et nous confère l’aptitude de juger la légitimité de nos actions outre l’influence sociale et la perception des gestes posés. Il y a donc un conflit qui s’obtempère dans notre être lorsque nous ne vivons pas suivant ces guides innés, mais plutôt en suivant les guides extérieurs des illusions sociales. Nous parvenons à nous convaincre que nous sommes réellement l’image de nous-mêmes (notre persona) et nous possédons une capacité fortement développée à étouffer la voix de nos pulsions inconscientes qui remontent et se manifestent sans cesse, souvent refoulées et dont les manifestations peuvent avoir lieu dans nos rêves. Notre raison sait à quel point nous sommes imposteur dans notre rôle assumé par notre persona et plus notre rôle social s’éloigne de la schématisation qui fut prévue à notre égard par la bienveillance des causes naturelles, plus nous vivrons avec le stress. Celui-ci découle de la peur d’être démasqué du mensonge que nous entretenons quotidiennement au regard de notre véritable nature. Nous vivons alors une vie illégitime dans le sens fondamental du terme.

« Chacun à un sentiment de ce qui devrait être, de ce qui pourrait être, de ce qu’il devrait être. Ne pas tenir compte de cette intuition, s’en écarter et s’en éloigner, c’est faire fausse route, c’est s’engager dans la voie  de l’erreur et, à plus ou moins long terme, déboucher dans la maladie. »[95]

C’est ainsi que nous nous éloignons du calme naturel qui habite normalement notre organisme lorsque nous agissons pour défendre ce rôle social plutôt que pour assumer celui que nous possédons de manière intrinsèque. Dès que nous cherchons à intéresser l’autre à notre sort ou à notre existence, nous devenons le personnage de nous-mêmes et le stress naît. Certes, il ne s’agit pas toujours ici d’un stress important, cela dépends énormément de votre nature propre et de votre tendance à l’hyperactivité ou à la passivité; ce qui semble lié à votre incidence dominante ou soumise à l’égard de votre importance sociale. Le fait est que le contact avec l’autre fait prendre en considération un élément qui normalement, sous l’œil de la nature, n’existe pas : la valeur de nous-mêmes, ce qui est très différent de la notion naturelle de conservation de nous-mêmes, celle-ci étant une action légitime de tout animal qui agit de manière à assurer sa conservation (loi à laquelle l’humain semble se soustraire et qui confirme la dénaturation de son attitude qui s’est généralisée depuis longtemps déjà).

Aux yeux de la nature, toute créature est égale et la nature ne s’adapte jamais pour une espèce qui lui plaît plus qu’une autre, simplement car aucune créature ne lui plaît plus qu’une autre. La logique qui encadre le développement de la vie est l’icône même de l’universalité et s’avère totalement incapable de subjectivité puisque soumis à des impératifs de fonctionnement bien plus contraignants et salvateurs que ceux admis par l’homme. Ainsi, nous savons ce guide, voir ce législateur naturel, immuable aux demandes des êtres, mais malgré tout suffisamment bien conçu pour que tout ce qui se passe sur Terre tendent vers le bien-être de la vie dans son ensemble.

Avant de passer par la phase du développement social, qui implique la structuration de la conscience par rapport à des perceptions et opinions acquises de d’autres humains, la nature constituait le seul référentiel sur lequel cette conscience humaine pouvait se rabattre. Tant que tel fut le cas, il n’y eut aucune déformation majeure dans l’attitude humaine[96], n’ayant pas encore entrevue la possibilité de tirer avantage de quelconque instance, des moyens mis à sa disposition par cette même nature. Il est à croire que l’évolution de l’humanité à procédée d’une manière analogique à un jeune enfant qui élabore sa personnalité en grande partie avec l’interaction qu’il entretient avec ses parents. Si les parents sont trop obéissants aux caprices de l’enfant, celui-ci comprend vite le pouvoir qu’il peut exercer sur eux en pleurant ou en criant; il voit en ce moyen une manière d’attirer l’attention sur lui, d’obtenir plus d’importance et de pouvoir, et plus les parents sont dociles et obéissants, plus la pathologie de son comportement, à exagérer ses besoins tend à s’amplifier. Au contraire, si les parents résistent aux appels qu’ils savent non nécessaires et ne font que subvenir aux besoins légitimes dans une mesure équilibrée, alors l’enfant n’aura pas tendance à « se mentir » ainsi. Nous pouvons comparer ce genre de situation avec celle de tout individu qui se retrouve face au jugement immuable de la nature qu’il sait ne pas être manipulable par ses caprices, mais qu’il sait aussi apte à combler ses besoins les plus fondamentaux dans une mesure suffisante. Dans ce cas, l’individu ne s’inventera pas des besoins superflues et n’aura d’autres choix que de vivre pour ce qu’il est, n’espérant rien d’ailleurs puisqu’il n’y a rien à aller chercher dans les faveurs d’autrui[97]. Malheureusement, dès que nous nous plaçons en compagnie de d’autres humains, dont nous reconnaissons aisément les besoins, puisqu’ils sont si similaires aux nôtres, nous sommes tentés de favoriser le mensonge envers nous-mêmes à la faveur de l’intérêt extérieur que nous percevons ou anticipons à l’égard de certains comportements plus appréciables. Cette reconnaissance d’autrui devient alors la mesure reconnue de la valeur humaine[98], donc de notre importance spéculative, ou reconnaissance sociale, à laquelle nous accordons tant de crédit.

Au fil de la vie et des expériences sociales que nous y conduisons, certains d’entre nous développons un outil que nous pouvons nommer la projection ou intelligence émotionnelle. Par cette technique, nous sommes en mesure de nous imaginer siéger dans la conscience de l’autre, ce qui nous confère une idée des effets de nos comportements sur les autres. C’est pourquoi nous sortons du simple fait d’exister pour devenir le phénomène de nous-mêmes, la représentation que nous voulons de nous-mêmes dans la conscience des autres, car nous savons pouvoir manipuler cette opinion que l’autre à de nous, un peu comme l’enfant qui possède des parents dociles soumis à ses pleurnichages. C’est sous cette possibilité d’influencer l’autre que nous nous éloignons d’agir en simples noumènes[99], puisqu’il y a une part importante de nos pensées qui se soucient à rencontrer un intérêt ou un idéal extérieur subjectif. Plus cette attitude est présente, plus nous nous éloignons de demeurer des entités harmonisées avec le Tout du monde et avec la vibration naturelle de notre être.

Prise de conscience : Nous vivons trop peu pour le respect de notre nature propre, car nous ne l’avons pas suffisamment exploré et ne parvenons pas à nous connaître nous-mêmes sous notre jour le plus simple.

Même dans les relations harmonieuses, qui ne sous-entendent pas de conflits d’intérêts, il existe tout de même un stress à être en présence d’un autre humain, si petit soit-il lorsque la relation est saine.

Les humains demeurent encore aujourd’hui des animaux sur qui les instincts de dominance, et donc les intimidations, influencent la manière d’agir lorsqu’ils sont mis en groupe. Soyez attentif un instant à tout ce qui se produit en vous lorsqu’une personne hausse le ton ou bien que vous sentez votre sécurité compromise par l’action des autres. La première chose que vous remarquerez est que votre appétit se coupe subitement et que votre corps commence à pomper de grand volume de sang, ce sont là des effets d’un stress intense. Même lorsque la personne est passive à votre égard, mais qu’elle semble s’approcher un peu trop près de vous et entre dans votre espace vital, vous pouvez sentir l’effet d’une pression extérieure. Toutes les émotions sont associés à différents stress et il est fréquent que nos discussions avec les autres engendrent des insatisfactions, des légers conflits ou bien divergences d’opinions, toutes ces situations nous font aussi vivre un stress passager, mais, sur l’échelle d’une vie, important.

Il est clair que nos emplois nous placent dans d’autres rapports hiérarchiques que ceux prévus par la nature, soit en tant qu’employé ou en tant que patron[100]. Tous ces rapports hiérarchiques sont une source de stress supplémentaire qui affectent autant les individus dans des rôles dominants que ceux dans des rôles de soumis : les dominants devant défendre l’égo et le respect qu’impose le titre qu’ils défendent alors que les soumis devant se plier aux demandes des dominants.

De ces conséquences d’évoluer la majorité du temps en milieu social, la connexion avec notre être fondamental se disloque automatiquement vu le désir fortement répandu des humains d’agir selon un certain standard normalisé. Ainsi, notre conscience n’est plus axée en priorité sur les éléments fondamentaux de notre existence (écoute du corps); mais plutôt sur les considérations pratiques et les conséquences de nos gestes sur l’opinion de l’autre, autant d’éléments qui rarement conduisent à l’équilibre d’une vie, ni à la santé profonde et durable. Un exemple d’application de cette façon de penser et d’agir serait le suivant : peu m’importe ce que je mange, pour autant que socialement, cela soit reconnu comme étant normal ou acceptable, je m’en retrouve satisfait. Idem pour ce à quoi j’expose mon corps (pollution ou contaminants divers). C’est ainsi que nous pouvons observer une majorité de gens qui mangent des aliments néfastes sans réfléchir à leurs gestes, simplement car socialement, ces gestes sont acceptés. C’est aussi dû à cette force du groupe sur l’individu que nous voyons des gens occuper des emplois qui leurs sont néfastes sans remettre en question les méfaits des ces tâches sociales, car priorisant les considérations pratiques au devant des considérations fondamentales.

À retenir :

  • Le fait d’entrer dans le « jeu » de la société de consommation est une source majeure du stress.
  • Dès que nous cherchons à intéresser l’autre à notre sort ou à notre existence, nous devenons le personnage de nous-mêmes et le stress naît.
  • Le stress découle d’une pathologie sociale des gens qui tendent à exagérer leurs véritables besoins.
  • C’est l’illégitimité de notre parure sociale qui engendre beaucoup de stress pour défendre l’égo associé au statut que l’on veut se donner.
  • La proximité des hommes dans le contexte capitaliste augmente la compétition entre chacun et favorise le stress.
  • Les rapports hiérarchiques artificiels que met en place la société sont une source importante s’insatisfactions et de stress.

 

Le manque de temps

Dans la première section de ce livre, je vous ai introduit aux liens qui unissent la gestion de votre temps à la recherche de capital financier. Vu la manière dont la société nous influence à rechercher une rentabilisation maximale de nos activités, nous avons tendance à nous imposer un stress pour tenter de faire plus de choses en moins de temps.

Prise de conscience : Définir une valeur monétaire à notre temps favorise le stress.

Effectivement, en nous comparant aux autres, nous évaluons notre valeur « pratique » dans les tâches considérées utiles par la société. Pour augmenter notre rang dans le troupeau, nous acceptons de nous adonner à ces tâches nommées « travail ». Bien vite, nous mesurons notre temps en dollars et nous nous fixons un idéal de vie à atteindre pour être satisfait de ce que nous avons accompli. Dès que cela est effectué, notre temps n’est plus vécu, il devient comptabilisé sous une échelle de rentabilité, conséquence d’une éducation capitaliste à voir chaque geste comme étant nécessaire à inclure dans un processus de rentabilisation.

Au moins trois facteurs agissent de concert et nous mènent à vivre à la course :

  • Définir une valeur monétaire à notre temps (par exemple : mon temps vaut 40$/heure).
  • Tenter d’atteindre un idéal fictif, futur, qui serait supposé nous rendre heureux. Par exemple : je veux être millionnaire, je veux grande une maison, une belle voiture et un chien; ex 2 : je veux aller vivre telle expérience sociale pour donner de la valeur ou une signification à mon existence : aller au cinéma, spectacle, évènements, voyage, écouter la télévision, etc.
  • Vouloir atteindre cet idéal fictif le plus rapidement possible (désir d’optimisation).

Suivant cette manière de penser, nous tombons régulièrement dans le piège de voir la vie telle une course vers notre idéal monétaire[101], celui-ci étant supposé nous libérer de tous nos soucis une fois que nous l’aurions atteint, ce qui est évidemment faux. Nous allons même jusqu’à considérer le fait d’atteindre cet idéal plus rapidement que les autres comme étant une victoire! Nous estimons bien vite notre véritable valeur comme étant notre capacité à amasser de la richesse et à charger de gros honoraires pour nos services.

Nous sommes suffisamment naïfs pour nous convaincre qu’après avoir atteint un certain stade d’enrichissement, nous cesserons de nous tourmenter avec les questions d’argent. Nous ambitionnons sur la valeur de nos services, ce qui cause beaucoup d’inflation sur les coûts. Au fur et à mesure que nous progressons vers notre idéal fictif, nous devenons plus gourmands, car la valeur de l’argent à nos yeux diminue proportionnellement à notre enrichissement. Ainsi, ce qui nous aurait jadis satisfaits ne suffit plus, nos besoins ayant augmentés au fil de notre enrichissement et notre propre attitude ayant favorisée la dépréciation de chaque dollar gagné.

De plus, le fait d’avoir acquis une reconnaissance, un prestige, dans un domaine particulier conduit normalement à l’inflation de l’égo. C’est à cause de cet égo que nous ne lâchons pas prise facilement face à notre rôle social exigeant pour notre santé et que nous choisissons de le supporter, quand bien même notre santé et nos aspects fondamentaux pourraient grandement bénéficier d’un changement radical de notre manière de penser et d’agir. Nous faisons donc le choix de nous sacrifier pour l’obtention de ce que nous estimons digne de considération : la prospérité sur le plan de vie valorisé par les autres, donc l’économie. À vrai dire, au moment où ce choix est fait, l’être humain a déjà largement compromis son état de santé pour en arriver là où il en est et cette décision n’est qu’une continuité avec son attitude précédente.

Mental stress is a very potent stimulator of epinephrine output, […] This means that epinephrine level may be elevated not only by actual exposure to a stressor but also by anticipation of future stressful events, as well as by rumination over previously experienced stressful events.[102]

Traduction : Le stress mental est un stimulateur très puissant de production d’adrénaline, […] Cela signifie que le niveau d’adrénaline peut être élevé non seulement par l’exposition réelle à un agent stressant, mais aussi par l’anticipation d’événements stressants futurs, aussi bien que par la rumination d’événements stressant passés.

Cette pathologie qui entraîne de redéfinir constamment à la hausse l’idéal de richesse provient du fait que la société éduque le peuple à rechercher un accroissement constant dans l’univers du confort matériel. Cette quête interpelle l’humain, car notre espèce, au fond d’elle-même, recherche l’évolution incessante. L’humain a besoin de vivre un cheminement évolutif tout au cours de sa vie, cela est une caractéristique spécifique de l’espèce humaine. Rechercher l’évolution nous est nécessaire et nous apporte un sentiment d’existence accomplie, mais il existe une différence importante entre évolution et prospérité économique. En fait, la société nous apprend à confondre ces deux notions en nous faisant miroiter la possibilité d’une évolution rapide dans l’accroissement du confort matériel. Le problème est que cette association est mensongère puisqu’aucune évolution de l’individu ne peut provenir uniquement d’ajouts extérieurs tels que l’achat de nouveaux biens ou l’accroissement de l’avoir monétaire. C’est pourquoi la consommation de matériel laisse souvent l’individu avec un vide intérieur, car ce n’est pas lui qui évolue, mais simplement le contexte qui l’entoure[103] et le regard des autres par rapport à sa nouvelle condition.

Il existe bel et bien une contradiction entre la poursuite de l’idéal économique que prône la société et la poursuite d’une véritable évolution autant pour l’individu, que pour l’espèce. Prenons un exemple à même ma vie personnelle : si je choisis de me donner entièrement aux tâches économiques qui me sont accessibles, certes je rendrais les gens autour de moi fiers de ma condition, par contre, j’investirai moins de temps sur ma remise en question, sur l’étude des questions qui me viennent naturellement à l’esprit et sur l’application des gestes qui nourrissent ma propre nature distincte. Mon évolution véritable en sera donc compromise. Je constaterai dès lors que les travaux les plus importants de mon existence n’avancent plus : comme l’écriture de ce livre par exemple. Ainsi, le temps que je j’investie pour aller intéresser la société à ce que je sais faire d’utile en me trouvant un emploi stable, m’éloigne de ma véritable voie, en fait, cela bloque littéralement mon cheminement de vie sur le plan « spirituel », ou philosophique, pour me ramener dans un chemin de vie préconçu; chemin même dont j’ai dû sortir pour guérir mon corps.

Il faut aussi considérer qu’il existe une peur universelle d’un possible manque qui pousse à accumuler la ressource monétaire ou à y consacrer la partie la plus importante de sa vie. C’est cette peur de manquer de ressources monétaires qui nous pousse à courir après l’acquisition de plus de richesses sans jamais les partager, ni prendre le temps de vivre libéré des attentes sociales à notre égard, seuls véritables moyens d’éliminer tout le stress qui se cache dans un individu. Bien des gens ont donc acquis de grande fortune sans jamais parvenir à en retirer le moindre bénéfice pour leur santé, vu les responsabilités et le poids supplémentaire qu’induit souvent ce type de vie sur la personne.

Prise de conscience : Il est sain de transformer sa manière de vivre pour mieux entretenir notre santé et diminuer notre niveau de responsabilités économiques et de stress.

Le manque de temps libre dont nous disposons au quotidien provient aussi du fait que nous ne vivons pas pour le moment présent et que nous nous faisons un paquet de soucis pour des rêves futurs que nous espérons atteindre. Hors, remarquez que la plupart de ces rêves traitent de pouvoir, de fortune et de projets capitalistes, un signe que situer son idéal de vie comme le prône la société à tendance à obséder l’individu et à l’empêcher de vivre au moment présent. À quoi bon réfléchir si fort à des rêves qui n’ont presque jamais lieu et qui nous donnent un lot de soucis et de stress bien inutiles pour le temps que nous les entretenons.

Une solution simple existe pour contrer la majorité des stress qui proviennent de l’inflation de l’égo et de la projection de notre vie dans le futur : vivre au moment présent. Le moment présent exige toujours peu pour être vécu et s’associe facilement à l’humilité de l’individu qui en vivant ainsi, reconnaît qu’il est inutile de donner à sa personne les proportions aberrantes des rêves futurs d’une vie qui n’est pas la sienne. Vivre dans des projections du futur, c’est vivre constamment avec des attentes qui empoisonnent le moment présent et empêchent d’atteindre le relâchement nécessaire à l’abolition des stress qui envahissent le corps.

Prise de conscience : le stress n’est pas produit exclusivement par les circonstances extérieures que nous devons affronter quotidiennement, mais il est aussi produit à l’intérieur de nous-mêmes, dans nos pensées et les projections futures produites par notre conscience. Vivre au présent permet de diminuer le stress issu de ce genre de pensées.

À retenir :

  • Définir une valeur monétaire à notre temps favorise le stress.
  • Vivre en tentant en suivant un idéal de vie fictif et futur engendre beaucoup de stress inutile puisque rien n’est plus imprévisible que la vie.
  • La poursuite d’un idéal monétaire mène à une course sans fin, car plus la richesse est considérable, plus les besoins ont évolués avec – dans la plupart des cas du moins.
  • Toutes les craintes et les attentes que nous nous faisons par rapport au futur engendrent un stress aujourd’hui et nuisent à notre santé inutilement.
  • La peur du manque alimente l’asservissement à l’argent et le désir incessant d’en obtenir d’avantage.

Compétition et peur

Nous vivons dans un monde qui nous place en compétition avec les autres pour exister et « faire notre place ». Nous sommes tous des compétiteurs travaillant les uns contre les autres au lieu de s’entraider mutuellement. Combien d’énergie gaspillée à vivre selon une dynamique si mal optimisée? Cela se compte en milliards de barils de pétrole…

La plupart de nos actions envers la société sont perpétrées dans le but de pouvoir situer notre valeur au-dessus de celles des autres, ce qui assure notre « sécurité » et nous permet de profiter des avantages qui en découlent. L’insécurité est indissociable au fait de vivre en compétition dans un monde valorisant le chacun pour soi et la puissance de l’individu au détriment de la communauté. Avec insécurité inévitable vient peur inévitable, ce qui explique pourquoi nous cherchons tant la sécurité par l’obtention de capital financier.

Toute action sociale est donc perpétrée en compétition avec d’autres. Que vous désiriez un emploi, une copine, une place pour un spectacle, un espace pour relaxer, un plus gros salaire ou tout autre avantage, vous devrez probablement faire face à de la compétition et vous transformer pour atteindre certaine attentes extérieures. Cette compétition est parfois saine, car elle limite les besoins superflues ou amène l’individu à faire mieux, par contre il arrive qu’elle engendre des conséquences outrageuses comme l’incapacité de certains de subsister convenablement ou d’obtenir ce qui leur serait légitime.

“In modern society, elevated cathecholamines levels are probably more often caused by threats of a social or mental nature than a physical one.”[104]

Traduction : Dans la société moderne, des taux élevés de catécholamines[105] sont probablement plus souvent causés par une menace de type sociale ou mentale que par une menace physique.

Outre les innombrables propagandes de peur qu’elle véhicule, la structure actuelle de la société induit une peur qui corrompt systématiquement le comportement humain : la peur du manque, la peur de ne plus pouvoir combler ses besoins[106]. Cette peur est si importante qu’elle nous pousse à cumuler les fortunes, les biens et les privilèges quand bien même nous n’en avons plus le moindre besoin.

Chaque jour à vivre dans la peur est un jour vécu sous un stress malsain nuisible pour la santé. La peur est la véritable source de stress physique, tout comme jadis lorsqu’un prédateur menaçait l’homme dans la brousse. Par contre, le prédateur n’était pas toujours présent pour engendrer les réactions de stress contrairement à la peur qu’induit la société actuelle. Et cette peur sera présente dans les fonds de tous les esprits humains tant qu’une condition humaine de base ne sera pas garantie par la société et qu’il existera des gens sans toits ou qui ne mange pas à leur faim. Réfléchissez-y un instant : quelle peur pourrait inquiéter les gens dans un monde où tout le monde mange à sa faim et possède un toit ou dormir? Je suis tenté de croire les gens qui soutiennent certaines théories comme quoi sans la faim dans le monde, il n’y aura jamais de guerre. Tant qu’il y aura un manque dans les besoins fondamentaux de la population mondiale, il y aura une peur quasi légitime qui habitera une grande partie de la population.

Prise de conscience : par le fait de nous placer en compétition, la société actuelle nourrit une peur du manque. Il s’en suit un stress quotidien.

La peur discuter précédemment est donc une peur universelle qui découle de la structure sociale qui se répand actuellement sur Terre. Cette structure est combinée au fait que les gens ne savent plus et n’ont plus les ressources nécessaires pour s’auto suffire, ils dépendent ainsi des autres pour combler les besoins les plus essentiels : nourriture, logis, etc.

Toutes les peurs sont sources de maladies et un être serein est un être qui vit sans peur en assumant pleinement son existence, autant dans l’éventualité de la vie que dans celle de la mort. L’abandon de l’égo est donc aussi partie intégrante du détachement des peurs de l’échec, qui en grande partie alimente la peur de la mort – la mort étant perçue comme un échec à la vie…

Toutes ces peurs s’estompent rapidement lorsque nous remettons en perspective notre existence et que nous prenons conscience que ces peurs puisent leur source dans le contexte social et le statut fictif que nous tentons de maintenir seulement pour plaire aux autres et défendre l’image que nous voulons projeter. La paix d’esprit vous appartient de naissance, pour autant que vous puissiez lâcher prise sur les combats inutiles dans lesquels nous conduisent souvent notre égo et le contexte social.

À retenir :

  • Le choix de la société de valoriser la compétition au devant de la coopération engendre beaucoup de stress.
  • L’insécurité est indissociable au fait de vivre en compétition dans un monde valorisant le chacun pour soi et la puissance de l’individu au détriment de la communauté.
  • La peur est la véritable source de stress physique, tout comme jadis lorsqu’un prédateur menaçait l’homme dans la brousse.
  • Beaucoup de peurs s’estompent rapidement lorsque nous remettons en perspective notre existence et que nous prenons conscience que ces peurs puisent leur source dans le statut fictif que nous tentons de maintenir seulement pour plaire aux autres et défendre l’image que nous voulons projeter.

 

Effets du stress de courte durée

Le stress est une réponse métabolique à un état mental perturbé qui possède des liens très étroits avec la peur et l’insécurité qui se trouve dans l’individu.

Pour l’homme dans l’état de nature, la peur était provoquée par la présence d’une menace physique extérieure telle qu’un prédateur ou l’éclatement d’un phénomène naturel : foudre, éruptions volcaniques, tempêtes, tremblements de terre, etc. auquel il n’était pas accoutumé. Outre ces circonstances, peu de source de stress devait incommoder nos ancêtres lointains avant le développement de la vie sociale.

Nous observons facilement qu’aujourd’hui les menaces qui peuvent provoquer un stress sont nombreuses et surtout psychologiques. Tout ce qui compromet la quiétude d’esprit, toute forme de perturbations et de dissociation entre la conscience et l’aspect fondamental de notre être, engendre du stress. C’est d’ailleurs ce que j’ai tenté d’expliquer précédemment en démontrant comment la société actuelle favorise des situations ou un état de pensées qui engendrent le stress quotidien.

Puisque le stress est une réaction naturelle, ses effets demeurent sans grands risques et peuvent même s’avérer avantageux lorsqu’ils se présentent spontanément et s’estompent pour laisser place à l’état de quiétude qui devrait être le nôtre la majeure partie du temps. En effet, selon ce que nous savons sur le sujet, lorsqu’un facteur de stress amorce la réaction de lutte ou de fuite de l’organisme, les vaisseaux sanguins se contractent, la fréquence cardiaque augmente et le sang est dérivé vers l’encéphale, le cœur et les muscles squelettiques. Ces effets combinés ont l’avantage de faire ressentir une grande vitalité, une grande présence d’esprit et une énergie accrue; partant du fait que nous possédions un organisme sain.

Cannon and his colleagues followed the 1911 report with other studies of the physiological effects of adrenal secretions. By 1914, he and others had reported that injection of “the substance produced by the adrenal medulla (adrenin, adrenalin, epinephrine, etc.) is capable of producing many profound bodily changes. . .: a cessation of the activities of the alimentary canal; a notable shifting of the circulation from the great vessels of the abdomen to the lungs, heart, limbs and central nervous system; an increased cardiac vigor; and an augmentation of the sugar content of the blood” He then championed the view that “. . .the absolutely essential organs—the ’tripod of life’—the heart, lungs and brain (as well as the skeletal muscles)—are, in times of excitement, when the adrenal glands discharge, abundantly supplied with blood taken from organs of less importance in critical moments ” [107][108]

Traduction : Cannon et ses collègues ont suivis le rapport de 1911 avec d’autres études qui traitaient des effets physiologique de la sécrétion d’hormone de stress. En 1914, lui et d’autres avaient rapporté que l’injection de substance produites par les glandes medulla surrénales était capable de produire plusieurs changements sur le corps : un arrêt des activités dans le tube digestif, un changement notable de la circulation des grands vaisseaux de l’abdomen vers les poumons, le cœur, les jambes et le système nerveux central, une augmentation de la vigueur cardiaque; et une augmentation du taux de sucre sanguin. Il en était donc venu à la constatation que «  … les organes absolument essentiels – le trio de la vie – le cœur, les poumons et le cerveau (aussi bien que les muscles squelettiques) – sont, en temps d’excitation, quand les glandes du stress sécrètent de grandes quantités d’hormones, abondamment alimentés en sang provenant des organes de moindre importance dans les moments critiques (tubes digestif et foie).

Le stress étant une réaction de « survie » de l’organisme, il est normal qu’il favorise l’envoi de sang dans les régions musculaires telles que les jambes, le cœur, les poumons et le système nerveux. C’est ce qui est censé permettre la fuite devant la menace (par exemple : la présence d’un lion dans la brousse). Par contre, derrière ces avantages de performance immédiate se cache des inconvénients à long terme dont nous devons discuter.

 “Once activated, the stress response switches off the hormonal systems regulating growth, reproduction, metabolism, and immunity.”[109]

“Une fois active, la réponse au stress bloque le fonctionnement du système hormonal qui régularise la croissance, la reproduction, le métabolisme et l’immunité. »

Les effets immédiats du stress découlent principalement de l’action combinée de l’adrénaline et de noradrénaline. L’adrénaline a pour fonction d’accélérer le rythme cardiaque et la noradrénaline agit d’avantage sur la vasoconstriction qui à son tour fait augmenter la pression artérielle. Ces conséquences ont l’effet d’accélérer le métabolisme, celui-ci brûle donc davantage de calories et met tout en place pour libérer plus de glucose à partir des réserves musculaires et des réserves contenus dans le foie[110]. Évidemment, pour aller chercher ces avantages de surperformance, l’organisme doit compromettre certaines fonctions vitales dont la digestion et la diurèse (les systèmes gastro-intestinale et rénale). Le sang de ces systèmes est alors redirigé vers les régions musculaires et l’encéphale.

En temps normal, l’apport en glucides de l’organisme est puisé du système digestif, mais puisque la digestion est une tâche qui nécessite beaucoup d’énergie et de temps pour s’effectuer, l’état de stress force l’utilisation des réserves plus facilement accessibles contenues dans les muscles et le foie.

Heureusement, les effets de l’adrénaline et de la noradrénaline étant très brefs, ces réactions sont de courtes durées et l’organisme peut retrouver son état normal peu de temps après l’évènement perturbateur.

Par contre, il existe d’autres types de stress beaucoup plus répandus de nos jours qui proviennent de chocs émotifs. Il s’agit ici de stress qui se prolongent, comme c’est souvent le cas dans les stress causés par des facteurs psychologiques ou sociaux. Dans tous ces cas, d’autres mécanismes de réaction se mettent en place. Le cortex surrénal sécrétera alors une série d’hormones. La plus célèbre de ces hormones étant sans doute le cortisol dont l’action est aussi d’augmenter la glycémie, mais cette fois-ci, en favorisant la production de glucose à partir des protéines. Voilà donc que nous entrons dans une des conséquences désastreuses pour la santé du stress chronique dont nous discuterons quelque peu.

If the individual is exposed to repeated or chronic stress, or if the stress is extremely intense, regulatory mechanisms may be influenced and some responses may change character and even function in a manner opposite to what happens to a response to acute stress. For example, during chronic stress, the immune functions become impaired, memory functions deteriorate, pain sensitivity increases , and performance efficiency is reduced. [111]

Traduction : Si un individu est exposé à un stress répété ou chronique, ou si le stress est extrêmement intense, les mécanismes de régulation peuvent être influencés et des réactions peuvent changer de caractère ou même de fonction d’une manière opposée à ce qui se produit en cas de stress passager. Par exemple, dans une situation de stress chronique, la fonction immunitaire devient compromise, les capacités de la mémoire se détériorent, la sensibilité à la douleur augmente et les performances sont réduites.

À retenir :

  • Tout ce qui compromet la quiétude d’esprit, toute forme de perturbations et de dissociation entre la conscience et l’aspect fondamental de notre être, engendre du stress.
  • Puisque le stress est une réaction naturelle, ses effets demeurent sans grands risques et peuvent même s’avérer avantageux lorsqu’ils se présentent spontanément et s’estompent pour laisser place à l’état de quiétude qui devrait être le nôtre la majeure partie du temps.
  • Les épisodes de stress de courtes durées ont des effets d’optimisation des facultés du corps alors que les épisodes de stress chroniques, qui se prolongent ou se répètent, engendrent des effets néfastes sur la santé et le fonctionnement du corps.

 

L’utilisation de protéines comme carburant énergétique

Dans le corps humain, il existe trois catégories de substances utilisées pour produire de l’énergie. Selon le carburant utilisé, plus ou moins d’énergie est libéré. Dans un premier lieu, l’organisme utilise toujours les sucres ou glucides pour combler ses besoins énergétiques, car ceux-ci sont abondants dans l’alimentation et sont stockés sous forme de glycogène dans le foie et les muscles. Par contre, advenant des besoins considérables et soutenus en énergie, il est fréquent que les réserves de l’organisme en glucides ne suffisent plus (comme lors de séances d’exercices physiques prolongées). Dans ces cas, la dégradation des lipides[112] sera entamée pour permettre la création d’énergie. L’organisme devra d’abord les transformer en glucides, ce qui nécessite plus d’efforts et de temps, mais les lipides étant très caloriques, cela représente une grande source d’énergie disponible. Finalement, en dernier recours et surtout lors d’épisodes de stress, l’organisme utilisera les protéines pour les convertir en énergie.

C’est sans doute l’une des conséquences les plus nocives du stress que de favoriser la dégradation des protéines en vu de la production d’énergie, car les protéines constituent un précieux macronutriment qu’aucun autre ne peut remplacer. Par exemple, comme je viens de le dire, lipides et protéines peuvent être transformés en glucides pour fournir de l’énergie. Par contre, ni glucides ni lipides ne peuvent être utilisées pour fabriquer des protéines entières[113]! Et les tâches qu’assument les protéines dans l’organisme sont les plus importantes de toutes, car elles incluent l’entretien et la régénération des tissus. En voici d’ailleurs une courte liste :

  • Fabrication des structures cellulaires. Ex : fabrication des tendons, muscles, ligaments, structure interne des cellules, etc.
  • Mouvement et contraction des fibres musculaires.
  • Transport de substances dans le sang. Ex : L’hémoglobine qui assure le transport de l’oxygène dans le sang.
  • Transport de substances à travers les membranes cellulaires. Ex : les protéines activent des canaux ou récepteurs sur les cellules qui permettent le passage de substances dans la cellule.
  • La fabrication d’hormone, car la plupart sont des protéines. Les hormones servent de messager dans l’organisme.
  • Le système immunitaire, car les protéines forment les anticorps.
  • Les enzymes sont aussi des protéines et sont nécessaires à la digestion entre autres.

C’est là un grand problème sous-estimé du stress chronique qui vient se combiner à nos menus souvent carencés en protéines par rapport aux sources de glucides surabondantes[114] que nous y retrouvons. Le stress à donc souvent l’effet d’aggraver un déséquilibre alimentaire qui est celui du manque de protéines; conséquence qui oblige l’organisme à compromettre ses processus de régénération cellulaire, vu un manque de protéines auquel il finit par s’adapter, mais avec des conséquences néfastes qui peuvent demeurer inaperçues durant de longues années, voir des décennies.

Au vu de mon expérience, le corps ne peut se purifier ni se régénérer sans un apport important en protéines entières. Le problème du stress est qu’il engendre, d’une part, une mauvaise digestion, donc une absorption limitée des protéines consommées, puis, un gaspillage des protéines dans le but de les transformer en énergie plutôt qu’en matériau de construction ou bien d’antioxydants organiques tels que le glutathion[115].

Rôle de premier plan des protéines : aucune nouvelle cellule ne peut être crée sans protéines. Pratiquement toutes les fonctions de l’organisme nécessitent l’usage d’une ou plusieurs protéines dans leur processus de fonctionnement. Les protéines permettent la fabrication d’antioxydants puissants par notre foie.

Prise de conscience : L’alimentation nord-américaine est déjà relativement carencée en protéine si on l’évalue par rapport à la quantité de glucides et de lipides qu’elle nous fournit. Le stress, en favorisant l’utilisation des protéines comme simple carburant énergétique, empire ce déséquilibre, ce qui conduit à un dépérissement accru de l’organisme.

À retenir :

  • Les protéines assurent des rôles de premier plan dans le développement, l’entretien et la régénération du corps.
  • Le stress empêche l’utilisation efficace des protéines par une altération des capacités digestives et par la création d’un besoin énergétique qui favorise leur combustion sous forme d’énergie.
  • L’alimentation nord-américaine est souvent trop faible en protéines si l’on évalue le ratio protéines/calories ingérées.

L’impact sur la glycémie d’un stress prolongé…

Tout stress augmente la sécrétion de glucose (sucre) dans le sang. Ce glucose sert de carburant aux muscles et au système nerveux. Puisque le stress engendre une libération plus importante qu’à l’habitude de sucres dans le sang, il implique donc une plus grande quantité de calories consommées par l’organisme. Hors, ces calories brûlées en plus augmente l’oxydation des tissus et la quantité de déchets cellulaires liés à la combustion de sucres. Cela augmente la production de radicaux libres pouvant s’attaquer aux cellules, effet accentué par l’affaiblissement du système immunitaire qui découle aussi du stress. Cette situation favorise l’épuisement des réserves d’antioxydants de l’organisme et l’oxydation des cellules (associée au vieillissement prématuré).

Stress = libération des réserves en sucres et glucides (glycogène) = création excessive de déchets cellulaires et d’agents oxydants nuisibles pour les cellules.

Impact sur la circulation et sur le système immunitaire…

Un des effets de la noradrénaline sur l’organisme est de détourner l’apport sanguin du système digestif vers les régions de survie : cœur, poumons, jambes, encéphale. Donc, le stress arrête littéralement le travail de digestion. La conséquence de cela est évidente : moins il y a de sang qui irrigue le système digestif, moins les bons éléments que contient la nourriture peuvent être absorbés et moins les déchets qui entrent dans le métabolisme peuvent être éliminés efficacement. Lors de stress intenses, le corps cesse d’aller se nourrir de nouveaux matériaux digestifs pour préférer l’utilisation des réserves, ce qui entraîne un épuisement graduel de l’organisme.

Napoleon’s favorite physician, Corvisart, believed heart disease was due to the “passions of the mind” among which he emphasized “a fierce driving ambition.” One hundred and fifteen years ago, a German physician, von Dusch, also called attention to the fact that excessive involvement in work and similar behavioral patterns seemed to be the hallmark of men who developed coronary disease.[116]

Traduction : Le docteur favori de Napoléon, Corvisart, croyait que les maladies du cœur étaient dues aux « passions de l’esprit » à travers lesquelles il soulignait «  une puissante ambition conquérante ». Il y a de cela cent cinquante ans, le médecin Allemand, Von Dusch, avait aussi souligné le fait qu’un investissement trop intensif dans le travail semblait être la marque de commerce des hommes qui développaient des maladies cardiaques.

En ce qui concerne l’effet néfaste du stress sur le système immunitaire, cela est facilement compréhensible : en diminuant l’efficacité du travail du système gastro-intestinal (foie, intestin, estomac) et du système rénal (diurèse), le stress empêche l’organisme de gérer les déchets et les polluants qui s’y retrouvent puisque les organes de filtration sont justement ceux-ci. Le système immunitaire est donc rapidement surchargé de toxines, car l’organisme ne s’entretient pas efficacement. De plus, le manque de protéines affectant directement la production d’anticorps et les capacités de régénération de l’organisme, les cellules sont moins souvent remplacées, plus encrassées de toxines et l’organisme produit moins d’anticorps pour nettoyer les polluants.

Il s’ensuit donc la création d’un cercle vicieux qui engendre l’affaiblissement du système immunitaire vu la surcharge de toxines qui découle des impacts du stress sur les organes de filtration.

Cercle vicieux

Stress = diminution du sang envoyé au foie et aux reins + diminution du travail du système immunitaire = mauvaise filtration du sang = accumulation de polluants dans l’organisme vu la filtration des organes émonctoires rendue inefficace = surcharge immunitaire = contamination des tissus (accumulation de toxines)

À retenir :

  • Le stress nuit fortement à digestion, car il détourne le sang des régions digestives vers les jambes, le cœur, l’encéphale et les bras.
  • En diminuant l’efficacité du travail du système gastro-intestinal (foie, intestin, estomac) et du système rénal (diurèse), le stress empêche l’organisme de gérer les déchets et les polluants qui s’y retrouvent.
  • Le stress favorise l’accumulation de déchets dans l’organisme et la mauvaise gestion de l’apport digestif.

Effets du stress sur plusieurs années…

La tendance du stress à accélérer le métabolisme peut se traduire par une diminution de la durée du transit intestinal, ce qui du même coup engendre l’expulsion d’une matière digestive mal absorbées dont plusieurs précieux nutriments n’ont pas été assimilés. Il arrive par contre que l’organisme effectue le choix[117] de conserver plus longtemps les matières digestives pour se permettre de reprendre le travail qu’il n’a pu effectuer, dans ce cas particulier, le stress peut mener à la constipation vu la surcharge de nourriture que doit subir le système et le délai de digestion trop long qui aura vite tendance à encrasser le système digestif.

Souvent, pour compenser les effets d’un stress prolongé, l’organisme incitera la conscience à consommer d’avantage de nourriture pour regarnir les réserves de glycogène des muscles et du foie en plus d’assurer un apport en protéines suffisant. La faim aura donc tendance à augmenter sans pour autant que les capacités digestives augmentent; au contraire, elles auront tendance à diminuer sous l’effet du stress. Il y aura donc un risque accru de dépasser les capacités d’assimilation de l’organisme en consommant trop de nourriture pour les capacités d’assimilation et de filtration de l’organisme.

Pire encore, advenant une situation de stress chronique, le corps épuisera ses réserves et compromettra sa digestion, ce qui le conduira  à développer de grandes carences, favorisera la dégradation de ses propres tissus musculaires (pour obtenir des protéines) et l’affaiblira considérablement.

Cercle vicieux…

Stress = augmentation des besoins en glucose et protéines = diminution du travail digestif = épuisement des réserves = nécessité de consommer plus de nourriture pour refaire les réserves = surcharge digestive (stress + sollicitation trop importante) = déficit nutritionnel et à long terme déficit structurel (diminution de la régénération cellulaire, déficit d’entretien des structures et de croissance)

Notre organisme fonctionne selon deux modes opposés qui s’alternent en fonction de l’état d’esprit avec lequel nous vivons. Dépendamment que nous vivions sous l’effet d’un stress ou dans un état de quiétude, nous nous retrouvons en régression ou en croissance. C’est le niveau de stress que nous vivons à chaque instant de notre vie qui détermine si nous sommes en train de construire des réserves et de fortifier notre organisme ou bien si nous sommes simplement en train de brûler tout ce qu’il y a de bon en lui.

Voici une brève définition de chacun d’entre eux.

Mode Vie (paix et croissance)

Caractéristique : quiétude d’esprit, calme, paix, harmonie, amour, désir de vivre.

Ce mode atteint son apogée lors de période de repos offert à l’organisme. Dans ce cas, l’organisme envoie beaucoup de sang dans les régions digestives pour en puiser les bons éléments nutritifs et obtenir une absorption accrue. Toutes les fonctions naturelles de l’organisme s’optimisent ou suivent leur cours normal (vivre en quiétude) : immunité, croissance, régénération, etc. Vivre dans ce mode engendre l’optimisation du métabolisme et l’approfondissement de l’équilibre qui maintient en vie. Les protéines sont alors utilisées sous leur forme brute et très peu transformées en sucres, ce qui maximise les capacités immunitaires et les capacités d’entretien de l’organisme.

Dans le mode Vie, l’organisme évolue vers un état d’équilibre plus profond et la santé s’améliore naturellement.

Mode Survie (peur ou régression)

Stress, conflits, perturbations, affrontement, peur, menaces, perte de motivation à vivre.

L’organisme détourne le sang des régions digestives et rénales pour irriguer d’abord les systèmes musculaires et l’encéphale. L’apport en nutriments et en énergie s’effectue par le biais de l’utilisation des ressources déjà stockées dans l’organisme. L’épuisement graduel des réserves se produit lors d’une prolongation de l’état de survie. Les réserves en glucides, en minéraux et en protéines sont rapidement épuisées. L’organisme croyant être en danger de mort et luttant pour sa survie n’hésite pas à dégrader ses muscles (pour aller chercher des protéines et des glucides) ainsi que ses os (pour aller puiser des minéraux alcalins) et se retrouve à affaiblir sa structure. L’équilibre est donc rompu, l’entretien ne s’effectue plus de manière optimisée et l’organisme accumule un retard considérable dans « son carnet d’entretien », conséquence qui engendre nombre de maux. L’hyperexcitation de l’organisme engendre la création de quantité importante de radicaux libres et d’acidité liés à la combustion excessive de sucres.

Dans le mode Survie, l’organisme régresse dans une rupture de l’équilibre nécessaire à la santé et combat constamment pour compenser les manques et excès qui découlent de cet état.

Il existe d’autres effets répertoriés d’un stress prolongé dont la rétention d’eau et de sodium par les reins, l’augmentation du volume sanguin et de la pression artérielle et les réactions précises qu’engendre le stress constituent des sujets d’études populaires ces années-ci. Par contre, selon mon expérience et ce que j’ai pu déceler dans mon corps lors de ma régénération, les effets néfastes principaux sont surtout ceux liés à l’affaiblissement de l’organisme à cause de la carence en protéines ainsi que ceux liés à l’accumulation de toxines issus d’un manque de répits des organes de filtration que sont les reins et le foie.

Retenez que plus un individu vit souvent dans le mode « peur » ou « régression », plus son corps s’en retrouve dénaturé et apte à favoriser le développement de la maladie. Le fait est que le corps se croyant constamment en état de « survie », vu l’effet d’un stress constant ou prolongé, oublie de s’entretenir convenablement et sacrifie les ressources nécessaires à la vie dans l’optique de performer pour répondre à la menace fictive qu’anticipe la conscience. Cela dénote un fait fondamental de l’existence humaine dont vous devez prendre conscience pour améliorer votre santé : le corps obéit avant tout à votre volonté et à vos pensées. C’est donc dire que l’organisme compromettra volontiers sa santé pour satisfaire aux demandes de la conscience en termes de performance. La responsabilité est donc entièrement nôtre, et encore une fois c’est notre manière de penser qui peut être le plus grand obstacle à la guérison ou le meilleur foyer de la maladie. C’est d’ailleurs pourquoi l’essentiel de ce livre fut axé sur la conscientisation afin de vous permettre de transformer votre manière de penser de manière à entrouvrir cette relation entre vous et votre corps.

Voici donc un résumé des effets du stress selon la durée de celui-ci.

Effets à un stress de courte durée :

  • Augmentation de la fréquence cardiaque
  • Augmentation de la pression artérielle
  • Conversion du glycogène en glucose par le foie et libération du glucose dans le sang
  • Dilatation des bronchioles
  • Modifications de la circulation sanguine entraînant une augmentation de la vigilance, une diminution de l’activité gastro-intestinale et une diminution de la diurèse
  • Accélération du métabolisme

Effets à un stress prolongé

  • Rétention de sodium et d’eau par les reins
  • Augmentation du volume sanguin et de la pression artérielle
  • Conversion des protéines et des lipides en glucose ou dégradation en vue de la production d’énergie
  • Augmentation de la glycémie
  • Affaiblissement du système immunitaire

Effets du stress sur des années

  • Épuisement des réserves de l’organisme
  • Affaiblissement musculaire
  • Acidification de l’organisme
  • Dérèglement des systèmes musculaire et nerveux
  • Diabète
  • Maladie cardiovasculaire
  • Contamination excessive des tissus par des polluants et des résidus métabolique.

Voici quelques unes des maladies que l’on associe à un stress chronique :

hypertension, artériosclérose, infarctus du myocarde, constipation, colite, ulcère (troubles gastroentériques), arthrite rhumatisantes, diabète, perte de tissus musculaires, baisse de la fertilité, diminution ou arrêt de la croissance corporelle, réponses inflammatoires, système immunitaire, obésité, maladies mentales, mort.

À retenir :

  • Le stress débalance les mécanismes naturels de régulation du corps. Cela engendre un déficit nutritionnel à long terme ainsi qu’une faible capacité d’entretien de l’organisme.
  • Les effets du stress sont subtils et peuvent prendre plusieurs années avant de se manifester clairement.
  • Il existe de nombreuses maladies qui sont alimentés par un stress chronique.

Conclusion

Il est maintenant temps de passer en survol l’ensemble des concepts et des prises de consciences que j’ai tenté de vous transmettre à travers ce livre. Je vous offre donc ce dernier texte qui fait un retour bref sur les principales questions que j’ai abordées durant votre lecture.

Des réponses dans le passé…

Nous tentons d’évoluer en oubliant le passé. C’est du moins ce qui me semble quand je regarde autour de moi la société dans laquelle je vis. Pourtant, le présent est toujours l’accomplissement du passé. Il faut donc s’y intéresser pour comprendre et réévaluer la valeur objective de ce qui nous entoure. Même si en notre époque, nous sommes élevés à tout vouloir rapidement, n’allez pas croire que du jour au lendemain tout change, cela ne peut être vrai que pour tous ce qui est superficiel. La vie en soi évolue lentement et demande du temps pour se transformer. Les arbres poussent lentement, les continents se déplacent lentement, les enfants grandissent lentement, la Terre et ses habitants évoluent lentement et malgré tout ça, l’homme moderne veut tout faire en de court laps de temps et chaque fois qu’il agit ainsi il ne fait rien de bon pour lui ni pour ses enfants.

La santé n’est pas un acte du présent, mais bien un reflet du passé. Toute comme l’état d’une plante dépend du sol et du climat dans lesquels elle pousse, la splendeur, tant intellectuelle que physique du corps humain dépend en majorité de son alimentation et de son milieu de vie depuis bien avant le jour de se création. De nos jours, bien des gens semblent ignorer cela.

La médecine, notre gourou médical, étudie la maladie et non la santé. D’où sa faiblesse et son inefficacité à guérir bien des problèmes : diabète, cancers, maladies chroniques, Alzheimer, syndrome de dégénérescence quelconque, etc. Malgré ses failles, elle prend de plus en plus d’importance dans la vie des gens, car le peuple ne sait plus comment prendre soin de sa santé par lui même. Et cela engendre un cercle vicieux : plus elle s’impose dans nos vies, plus les gens oublient comment prendre soins d’eux et se déresponsabilisent, plus ils ont de fortes chances d’être malade, plus ils ont besoin de la médecine!

En nous imaginant vivre dans une lointaine époque et en comparant notre mode de vie actuel avec celui de nos ancêtres, nous pouvons trouver de nombreuses réponses concernant les véritables sources de maladies. Une fois le mythe de la fatalité génétique abandonné, nous en arrivons à nous demander ce qui distingue tant notre existence de celles de nos grands-parents ou des générations venue avant.

Nous concevons alors facilement que dans ce contexte d’autrefois nous n’aurions d’autre choix que d’avoir une alimentation riche en plantes et en aliments frais et sauvages : des poissons, des viandes maigres, des noix, des légumes, des petits fruits, des plantes curatives et tous ce que la nature pourrait nous offrir sans aucune transformation. Aussi, de l’exercice quotidien afin de nous déplacer, de chasser, de nous amuser, de cultiver, de construire et d’explorer. Finalement, un mode de vie de calme avec beaucoup de temps libre pour la réflexion et le repos. Tout cela dans un monde ou l’air, l’eau et le sol seraient purs. Bref, à peu près rien de similaire à ce qui nous entoure, mais cela nous donne au moins un modèle vers lequel tendre pour retrouver la santé.

Injustice à venir…

N’est-ce pas ridicule de penser qu’aujourd’hui il faille devenir riche pour pouvoir se payer de l’eau, de l’air, un sol et de la nourriture pure ? Il fut pourtant un temps pas si lointain ou tout cela était accessible partout dans la nature à n’importe qui ayant un peu de connaissances et de débrouillardise. J’échangerais volontiers tout l’argent du monde pour pouvoir revivre cette époque de pureté accessible à tous. Et vous ?

Imaginez notre avenir si la pureté continue de se faire aussi rare, les riches se l’approprieront et d’ici quelques décennies, les pauvres mangeront tous des OGM et des aliments ayant poussés dans des sols appauvris alors que les riches pourront facilement se payer les meilleurs aliments biologiques sur le marché. N’est-ce pas là un point crucial où le pauvre sera condamné par sa condition à voir sa santé et son potentiel amoindris par un manque d’accès à une alimentation, une eau et un air pur ?

Mais ce futur peut être évité si nous travaillons ensemble à transformer ce monde en un lieu équitable et sain.

Nous voulons vivre, mais nous oublions ce qu’est réellement vivre. Le but d’une vie n’est pas de rester en vie pour prendre un petit café le matin et voir ce qu’il y a de bon à la télé ni de nous acheter de beaux vêtements et autres biens pour reluire aux yeux des autres. Si la vie fut créée pour cela, alors quel gâchis. Lorsque nous sommes confrontés à la mort, tout le temps que nous avons gaspillé dans les valeurs superficielles n’existe plus à nos yeux et nous nous retrouvons souvent remplis de regrets si notre vie s’est orientée trop fortement en cette direction. En fait, seul l’appartenance à quelque chose de plus grand, d’intemporel, de plus juste et d’universel semble occuper notre esprit avant de quitter ce monde merveilleux.

Il est fort probable que vous pourrez reposer en paix plus facilement si vous orienter votre vie sur des valeurs moins égoïstes. Pour ma part, je crois que nous sommes sur Terre pour faire quelque chose d’utile au bien-être de tous et qu’ensuite il faut laisser notre place à d’autres qui s’efforceront de faire de même. Demandez-vous quel est le but de votre existence et aussi si ce but est vraiment le vôtre, où celui que vous choisissez pour obtenir un avantage quelconque? Découvrir sa mission sur Terre est l’une des principales motivations à demeurer en vie qui peut grandement vous aider à conserver la santé ou à retrouver une santé perdue je vous l’assure!

Pour parvenir à concrétiser vos talents et votre potentiel, vous devrez vous intéresser à votre santé et à ce que la nature possède comme équilibre naturel pour tenter de vous harmoniser avec le Tout du monde. Une fois cela effectué vous aurez beaucoup plus d’énergie pour changer des choses à plus grandes échelle et transformer notre monde en un endroit sain pour les générations à venir.

En environ un siècle d’existence, le capitalisme à détruit et rendu archaïque une manière de penser et de vivre intimement liée à la nature dont nous retrouvons encore certains balbutiement chez certains de nos aînés ou dans certains peuples d’Asie. Le capitalisme a aussi fait naître en nous l’incohérence de nos actions par rapport à un idéal que nous défendons ironiquement : diminuer notre impact environnemental et vouloir vivre en meilleure santé.

Ancienne façon de penser :

Besoins fondamentaux (manger, se vêtir, se loger, etc.) –> comblés par le travail en lien avec la nature, la nature est la source de toutes les récompenses.

(Responsabilisation accrue du citoyen par un contact direct avec la nature et perception de l’impact de ses besoins – conscience de l’imputation faîte à la nature pour chaque besoins humains – la nature est perçu comme le moyen de combler les besoins de tous, car lorsque nous nous y employons, elle nous nourris et nous loge facilement)

Façon actuelle de penser :

Besoins fondamentaux -> comblés par l’argent -> obtenus par le travail envers des entreprises

(Perte de responsabilisation favorisée par un contact indirect – illusion de ressources infinies créée par le capital dont nous disposons, lien brisé entre la nature et l’humain – les entreprises sont perçues comme le moyen de combler les besoins de tous, car elles créent de l’emploi générateur de revenus)

La société veut vous faire croire que la technologie sauvera le monde, ce qui est faux puisque c’est en grande partie à cause de celle-ci que la pollution augmente. Dans la mentalité actuelle qui guide les actions de l’homme, la technologie n’est qu’un mirage servant à créer des besoins plus qu’un outil servant aux aspirations fondamentales de liberté et d’équité de tous les hommes.

Il nous faut revenir en arrière quelque peu et toucher à nouveau à ces valeurs essentielles qui furent celles de l’humain durant des millénaires. Il y a d’excellentes choses dans le passé et beaucoup de découvertes actuelles que nous proposent la science ne sont qu’une façon différente d’exprimer ce que l’humanité sait d’expérience depuis fort longtemps.

C’est dommage que la science nous amène à nous croire au dessus des lois du monde et à vouloir le façonner à notre image; c’est dommage que l’humanité méprise la simplicité des modes de vie ancestraux par une survalorisation des mœurs modernes, pour la plupart néfastes pour la santé du peuple; c’est dommage que les humains actuels aient si confiance en une science qui s’éloigne de son but premier : améliorer notre qualité de vie.

Autrefois, la santé était un art divin et nous pouvons encore observer à quel point cet art mérite un dévouement total, non seulement envers l’individu, mais aussi envers la nature nourricière qui nous entoure.

« Je ferai servir suivant mon pouvoir et mon discernement le régime diététique au soulagement des malades ; j’éloignerai d’eux tout ce qui pourrait leur être nuisible et toute espèce de maléfice ; jamais je n’administrerai un médicament mortel à qui que ce soit […] Je conserverai ma vie pure et sainte aussi bien que mon art. » – Serment d’hippocrate

Cette pureté comme objectif de vie, qui fait aujourd’hui tant figure d’utopie, était jadis la fierté de ceux qui avaient compris le sens de l’existence : trouver l’équilibre avec le monde qui nous entoure, et cet équilibre ce manifeste justement par cet équilibre entre le corps et le monde qui l’entoure. Le serment d’Hippocrate n’est-il pas bien mal adapté aux médecins actuels? Ne fait-il pas clairement ressortir une reconnaissance du lien intime qui unit l’alimentation d’un homme et son état autant physique que psychologique, tant de chose que la médecine actuelle n’étudie pas en priorité.

Et suivant les nombreux cas d’empoisonnements et de morts dues aux médicaments que nous avons connus ces dernières années[118], le serment d’Hippocrate fait mal paraître le médecin d’aujourd’hui :

« jamais je n’administrerai un médicament mortel à qui que ce soit »

Car le médecin n’est plus un spécialiste de la santé, mais bien un sous-traitant des entreprises pharmaceutiques, spécialisées dans le traitement de la maladie. Malheureusement, les médecins sont présentement, avec l’éducation qu’ils reçoivent, inadaptés pour travailler dans l’autre direction : celle de faire fructifier la vie dans l’organisme.

Selon le Centre pour le contrôle des maladies des États-Unis, il y aurait 71.000 enfants par années qui entrent à l’urgence après avoir consommé un médicament

C’est ce savoir que nous avons perdu au fil du dernier siècle, celui d’envisager notre conservation non par l’accès à des « ralentisseurs de mort », mais plutôt en savourant l’infusion des « catalyseurs de vie ». C’est ce savoir que possédaient nos ancêtres du simple fait de comprendre leur appartenance à la nature au devant d’une appartenance à la société. Car le respect de la nature se doit d’être à un poste hiérarchique supérieur que ne l’est la quête sociale, sinon c’est la vie qui nous habite qui s’évapore et ultimement, tous nos gains se verront résorber par nos pertes sur le plan fondamental de notre existence : c’est-à-dire sur le plan de nos capacités innés.

 

Mot de la fin

Voilà que s’achève cette discussion sur notre société, source d’innombrables maladies. Nous comprenons maintenant mieux les raisons qui font de la vie sociale un vecteur de maladies qu’on s’afflige à nous-mêmes. La question qui doit être posée maintenant est celle de savoir si il existe une cure que l’on pourrait administrer à notre vie sociale pour qu’elle n’ait pas ces effets néfastes sur nous. Ce questionnement mène inévitablement à remettre en question les fondements de la société dans laquelle nous vivons. Les fondements d’une société saine feront sans doute l’objet de mes futurs écrits.

Nous vivons souvent sans réaliser les répercussions des gestes que nous posons. Il m’est arrivé à quelques reprises dans ma courte vie de me réveiller subitement de cette routine dans laquelle nous nous installons rapidement et de porter un regard plus vrai sur la manière dont j’avais traité mon corps durant tout ce temps. C’est ce qui nous arrive lorsque nous prenons une pause, lorsque nous laissons notre esprit se libérer de toutes les obsessions passagères, des stimulations extérieures et des activités divertissantes qui nous animent au jour le jour. Alors, nous ouvrons d’autres yeux, et ceux là sont beaucoup plus objectifs. Ce n’est qu’un état d’esprit, une prise de conscience, souvent passagère; l’homme se regarde et voit qu’il a vieillit, il se demande où a passé tout son temps? Mais si cet homme réalisait que la plus grande partie de ce vieillissement qu’il ressent en lui n’est que le résultat d’une mauvaise gestion préalable de son temps, de ses valeurs et de ses croyances, comment réagirait-il? Bien mal je suppose… Et je crois que c’est pour cette raison que les gens préfèrent vivre sans s’arrêter à prendre conscience que les habitudes qu’ils aiment les détruisent petit à petit. Il n’est pas facile de constater les faits véritables et il est tentant de vivre en ne pensant pas aux conséquences de nos gestes.

Je tente de restaurer l’équilibre en informant des réelles conséquences des choix de vie que nous faisons. Je voudrais que les gens puissent agir en connaissance de cause, car cela serait justice. Je sais aussi qu’une fois que les gens savent les causes réelles de leurs maladies et en sont convaincus, ils ne pourront pas s’empêcher d’agir pour transformer leurs gestes et leurs habitudes. C’est pourquoi je crois en la simple éducation.

N’est-ce pas une drôle d’idée que d’écrire tout un livre pour tenter de transmettre un message simple que j’aurais pu résumer de façon beaucoup plus courte :

Ne vivez pas votre vie seulement dans vos pensées programmées par la société de consommation à l’encontre la conservation de vous-même. Soyez à l’écoute de votre corps, prenez-en soin et ramenez à l’avant-plan les éléments qui sous-entendent la conservation et le maintien d’un niveau de santé optimal. Cela vous enrichira d’une denrée plus précieuse que toutes les autres : vos propres facultés. La santé est notre bien le plus précieux, si vous saviez tout le bonheur qui découle d’une vie dans laquelle nous mettons à l’avant plan l’approfondissement de cette science d’écoute du corps. C’est un chemin nous conduisant vers une existence sereine et gratifiante en harmonie avec la nature qui nous entoure.

J’ai tenté de vous présenter ce qui me semblait être les erreurs les plus communes de nos sociétés ainsi que de nos manières de considérer la vie en général. Je voulais offrir un regard honnête et objectif sur notre situation, puisqu’il nous est difficile de voir où nous en sommes lorsque nous vivons comme on nous l’enseigne sans prendre un recul considérable. C’est en observant le monde qui vous entoure que vous pourrez saisir le message que j’ai tenté de transmettre pour éveiller votre conscience.

Bien sûr, il existe une distance considérable entre le fait de discuter de ces prises de conscience et le jour où une personne a enfin la force et les outils de les mettre en application pour transformer son quotidien ainsi que le dénouement de son existence. La société a souvent la conséquence de nous faire sentir piéger dans notre situation, incapable d’en sortir ou bien d’améliorer notre sort dans la mesure qui nous satisferait. Mon seul conseil est de ne pas perdre de vu la diminution des besoins possibles pour chaque individu ainsi que l’importance de « lâcher prise », d’abandonner notre égo florissant dans ce monde axé sur l’image pour se concentrer sur l’essentiel : notre vie dans son sens le plus dénudé d’ajout extérieur. Souvent, c’est en redonnant au corps le respect qui devrait lui revenir qu’on retrouve cette humilité nécessaire à l’existence saine et c’est pourquoi je prêche la santé comme étant un guide universel voué à équilibrer la vie des hommes tant au niveau psychologique que physique. La nature impose un ordre précis des choses et dans chacun de nos gestes nous avons le choix : nous pouvons approcher cet ordre pour nous voir enrichie de son énergie mouvante ou bien nous en éloigner pour sombrer tranquillement vers le brouillard. Chaque personne doit faire son choix et poser les actions qu’elle estime légitime. C’est ainsi que nous pouvons affirmer notre appartenance à l’équilibre de la vie ou bien que nous pouvons renier l’existence de ce même équilibre. Dans chaque cas, c’est nous qui subissons en premier lieu les conséquences de nos choix. J’ai tenté d’argumenter en faveur du respect de l’équilibre que propose la vie lorsque nous nous mettons à son écoute et je me suis fait votre guide à cet égard, se sera maintenant à vous de décider si cette voie et ses récompenses mérite les sacrifices que vous devrez faire pour y accéder. Je vous propose évidemment d’essayer de mettre en place certaines mesures et d’en évaluer les bénéfices avant de prendre votre décision.

Je crois vous avoir livré ce que vous devriez savoir pour entamer une discussion plus en détails sur les conséquences de nos modes de vie sur l’intoxication chronique de notre corps. Certaines explications du prochain livre couvriront par exemple les raisons pour lesquelles de nombreux éléments peuvent dégrader la qualité de l’air que vous respirez et vous conduire tranquillement vers différents troubles de santé. J’expliquerai la provenance des principales toxines que les gens absorbent sans être pleinement conscients de leurs méfaits à long terme. Par exemple, je vous ferai voir comment de simples choix de matériaux de construction peuvent compromettre largement votre santé à long terme. J’entrerai en détails dans la description de l’ensemble des toxines que j’ai dû éviter afin de régénérer mon corps et connaître une guérison incroyable là où tout espoir semblait pourtant perdu.

En dressant un portrait de la réalité environnementale qui nous entoure, je parviendrai à vous faire apercevoir les problèmes actuels qui continueront de nuire aux générations à venir si rien n’est fait pour changer la situation. J’espère couvrir l’ensemble des notions nécessaires à une compréhension globale de la multitude de menaces pour notre santé. Se sera donc un ouvrage plus technique, une écriture plus pratique.

Au niveau de l’alimentation, je compte présenter un exposé sur les dangers méconnus des aliments présentement en vente sur le marché. J’ai l’intention d’expliquer clairement les raisons qui font de nos aliments des menaces pour notre santé ainsi que les problèmes croissant liés aux contaminations dans le domaine du bio ou de la culture régulière. J’aborderai aussi les questions des OGM et clarifierai les risques véritables qui découlent de ces aliments modifiés génétiquement. Vous n’avez pas idée des difficultés qui se dressent actuellement sur le chemin d’une personne désirant mieux s’alimenter. De nombreuses menaces progressent et nuisent d’une manière quasi irréversible à la santé du peuple : OGM, contamination des terres agricoles, pollution environnementale, techniques d’agriculture actuelles, additifs alimentaires, emballage, délai de consommation, etc. Je vous ferai voir votre assiette comme jamais vous ne l’aurez vu auparavant et vous serez alors en mesure de comprendre tous les problèmes fréquents qui font de vos aliments des denrées riches en toxines malgré vos bons choix alimentaires. Cela vous permettra par la suite de transformer votre alimentation au niveau, non pas seulement de son contenu, mais bien de la qualité de ce que vous acheter. C’est toute cette relativité dans la qualité de l’aliment[119], quelque chose qui ne s’évalue pas à l’œil, qui permet d’engendrer, d’accélérer et de faire durer la régénération corporelle nécessaire aux grandes guérisons.

Se sera sans le moindre doute une lecture choquante par moment vu l’exposition flagrante de la bêtise humaine que je devrai y faire pour bien rendre état des faits. Par contre, ce livre sera des plus utiles pour les personnes qui cherchent des réponses pour améliorer leur santé; un guide fiable et complet sur les menaces dissimulées dans nos aliments et dans les produits de tout genre qui meublent nos espaces ou qui construisent nos maisons.

Pour ceux qui désirent entamer un changement d’habitudes de vie dans le but d’aider leur santé, je ne peux que vous suggérer mon Guide alimentaire rajeunissant, qui explique en détails les principes d’une alimentation capable de régénérer le corps. Dans mon cas, la transformation de mes habitudes alimentaires fut la première étape vers un éveil sur une différente vie possible. Je vous suggère donc fortement d’expérimenter l’alimentation rajeunissante pour ressentir l’équilibre de la nature s’exprimer en vous, cela vous aidera à effectuer un retour aux choses essentielles dans le reste de votre vie.

Cela étant dit, je vous donne rendez-vous dans ce prochain ouvrage.

Le livre est maintenant terminé, et j’avoue qu’il m’aura été très difficile à écrire. J’espère au moins que tout ce temps que j’ai laissé passer avant de le terminer aura pu permettre son mûrissement de manière à ce que vous ressentiez l’essence du message qu’il renferme.

Bonne santé!

Alain Paquette

 

Notes

Sur le rôle véritable de la génétique

Notre conception erronée faisant trôner la génétique comme explication aux différences observables qui caractérisent une espèce ou même, les individus d’une même espèce, provient d’un grand malentendu face au rôle véritable de la génétique chez les espèces vivantes. La génétique ne décide rien, elle est « passive » et n’est d’aucune utilité sans l’intelligence quelconque et qui se manifeste par les interactions complexes entre êtres vivants, qui sait l’entretenir, la modifier et l’utiliser au besoin.

Initialement, toutes les premières formes de vie ne devaient pas posséder la moindre trace de bagage génétique puisqu’elles étaient tous nées dans des circonstances d’une stabilité ennuyante, mais à la fois si parfaite, qu’elles ne nécessitaient pas la moindre adaptation chez les premiers balbutiements de phénomènes vivants. Pas étonnant alors d’apprendre que les océans auraient été les premiers berceaux de la vie, leur stabilité étant de loin supérieure à celle des plans d’eau moins vastes ou bien des milieux en contact avec l’atmosphère dont les variations de températures et de pressions sont beaucoup plus prononcées.

C’est sans doute le désir vivant de s’adapter à des milieux de vie plus « imparfaits »[120] et la création d’une complexification de la forme « vivante » de la matière qui a imposé l’existence et la transmission d’une « banque d’expériences passées » permettant aux formes de vie de s’adapter à différentes situations qui pouvaient compromettre leur existence. En la génétique, la transcendance des vies antérieures des membres d’une même espèce, enrichie la vie du sujet à naître pour des générations à suivre.

La génétique est donc une extension des expériences de vie passées, c’est le maillon qui unit chaque élément de la chaîne du vivant. Elle guide l’organisme actuellement vivant dans les défis de son existence dans un cadre qui se veut posséder des similitudes avec les expériences du passé. Cette similitude entre le milieu de vie d’un ancêtre et le milieu de vie auquel fait face l’être vivant permet à l’organisme de s’adapté rapidement à certaines situations qu’ont déjà connus les ancêtres dont il découle.

 « Ce seroit cependant une cause réelle de retard pour les sciences naturelles, si l’on s’obstinoit à ne voir dans les objets observés, que leur forme, leur dimension, leurs parties externes même les plus petites, leur couleur, etc. ; et si ceux qui se livrent à une pareille étude dédaignoient de s’élever à des considérations supérieures, comme de chercher quelle est la nature des objets dont ils s’occupent, quelles sont les causes des modifications ou des variations auxquelles ces objets sont tous assujettis, quels sont les rapports de ces mêmes objets entr’eux, et avec tous les autres que l’on connoît, etc., etc. » – Jean Baptiste Lamarck

La génétique a donc un rôle de premier plan dans la capacité à maintenir un organisme en vie dans des situations compromettant l’équilibre nécessaire à l’existence de la vie. Elle s’apparente à une bibliothèque remplis d’information et de livres anciens qui contiennent des recettes pour reconstruire la multitude de protéines nécessaires pour affronter les « variations » ou « menaces » enregistrées dans un environnement antérieur à l’existence du sujet actuel. Car vous savez, notre corps ne finit plus de construire des molécules aussi extraordinaire les unes que les autres pour réagir à diverses situations, diverses polluants, digérer certaines nourritures, etc.

Ainsi, dans une perspective négative de la santé où nous la percevons comme l’absence de maladie; dans ce contexte précis, la génétique possède un impact indéniable sur la « tolérance » qu’affiche certains individus face à des mauvais traitements qu’ils imposent à leur organisme. Par contre, ce que j’espère vous faire réaliser, c’est que l’humain, étant un des rares êtres chez qui la conscience domine l’inconscient, détient la possibilité de modifier entièrement son environnement de manière à ce que celui-ci soit propice à l’épanouissement de sa santé et qu’ainsi, les menaces qui pèsent sur l’équilibre nécessaire à la vie ne soit jamais présentes autour de lui. Étrangement, au lieu de mettre des efforts pour modifier les milieux de vie malsains dans lesquels la majorité des humains vivent sur Terre, l’humanité s’acharne à vouloir modifier la génétique, le chemin le plus périlleux et incertain pour parvenir à la fin que nous désirons tous : vivre en santé et longtemps.

Malgré la « passivité » de la génétique, puisqu’elle subit les ordres et n’en donne aucun, il nous fut léguée de croire que celle-ci constituerait une sorte de « destin » imprimé en nous de notre devenir tant sur le plan de nos facultés que des désordres que notre organisme est susceptible de développer au cours de sa vie. Suivant les explications que je vous aie fournies jusqu’à présent, vous devriez comprendre que c’est toujours les conditions externes qui imposent la nécessité d’exprimer un caractère génétique précis, et puisque les maladies sont des manifestations de déséquilibres, la génétique viendra nous donner des indices sur la manière dont un organisme tentera de compenser un déséquilibre qu’il doit affronter. Étudier la génétique est donc inutile pour mettre les gens sur la voie de leur santé, mais parvient à nous indiquer assez précisément comment un organisme dépérira s’il est soumis à des conditions de négligences. La science médicale s’acharnant à vouloir comprendre la génétique pour anticiper le développement du type de maladie dont souffrira tel ou tel type de patients dans le contexte de vie nord-américain au lieu d’offrir une alternative aux méfaits de cette façon de vivre.

Cela étant clair, nous nous intéresserons bientôt à ce que constitue c’est « conditions de négligences » ou à cet écart entre les lois de la nature et les mœurs de l’humain actuel.

Bibliographie

Livres et textes

  • Rousseau, Jean-Jacques, Discours sur les fondements et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, Hachette Livre, 1997, Paris.
  • Kant, Emmanuel, Qu’est-ce que les Lumières ?, Le monde de la philosophie, Flammarion, 2006, Paris.
  • Kant, Emmanuel, Fondements de la métaphysique des mœurs, Le monde de la philosophie, Flammarion, 1994, Paris.
  • Jung, Carl Gustav, Dialectique du Moi et de l’Inconscient, Éditions Gallimard, 1964.
  • Jung, Carl Gustav, Présent et Avenir, Buchet/Chastel, 1962, Paris.
  • Thoreau, Henry-David, Walden ou la vie dans les bois, éditions Gallimard, 19 Septembre 1990.
  • Amzallag, Gérard Nissim, L’homme végétal pour une autonomie du vivant, éditions Albin Michel, 2003, Paris.
  • Jurdant Michel, Les insolences d’un écologiste, éditions du boréal express, 1976, Québec.
  • Bordiga, Amadeo, Propriété et Capital, diffusion internet de l’UQAC http://classiques.uqac.ca/.
  • Larmarck, Jean-Baptiste, philosophie zoologique, Wikisource : la bibliothèque libre. http://fr.wikisource.org/wiki/Jean-Baptiste_de_Lamarck

Études de références

  • Kerstetter JE et coll. 2006. Meat and soy protein affect calcium homeostasis in healthy women. J Nutr 136:1890-1895
  • Khalil DA< Smith BJ, Lucas EA, JumaS, Payton ME, Wild RA. Soy protein has a greater effect on bone in postmenopausal women not on hormone replacement therapy, as evidenced by reducing bone resorption and urinary calcium excretion. J Clin Endocrinol Metab, 2003; 88(3):1048-54.
  • Hublin C et al. “Sleep and mortality: a population-based 22-year follow-up study.”Sleep2007;30:epub.,
  • Long sleep and mortality : rationale for sleep restrictions, Sleep medicine reviews, volume 8, issue 3, p.159-174, 2004.
  • Statistique Canada, Probabilité d’être atteint d’un cancer et de mourir du cancer au cours de sa vie, statcan.ca, Source : Institut nationale du cancer du Canada, Statistiques canadiennes sur le cancer.
  • Statistique Canada : http://www.statcan.gc.ca/pub/82-620-m/2005001/t/child-enfant/4053593-fra.htm
  • L’épidémie du diabète en plein envol : les prévisions pour le futur, Paul Zimmet, Jonathan Shaw, Shirley Murray, Richard Sicree, Diabetes voice, volume 48, Juin 2003.
  • Statistique Canada, Personnes ayant le diabète selon le sexe, par province et territoire.
  • Maladies chroniques au Québec et au Canada : évolution récente et comparaisons régionales,
  • LINDA CAZALE, PATRICK LAPRISE et VIRGINIE NANHOU, Institut de la statistique du Québec, Janvier 2009, Numéro 17.
  • Maladies chroniques au Québec et au Canada : évolution récente et comparaisons régionales, LINDA CAZALE, PATRICK LAPRISE et VIRGINIE NANHOU, Institut de la statistique du Québec, Janvier 2009, Numéro 17.
  • Prevalence and Trends in Obesity Among US Adults, 1999-2000, Katherine M. Flegal, PhD; Margaret D. Carroll, MS; Cynthia L. Ogden, PhD; Clifford L. Johnson, MSPH ; 2002;288:1723-1727.
  • “Effects of stress on the cardiovascular system”, Paul J. Rosch, MD, Physician & Patient no.44, November 1983.
  • Recherches sur les interactions biochimiques entre le noyau et le cytoplasme chez les organismes unicellulaires II.Acetabularia mediterranea, Brachet, H. Chantrenneand F. Vanderhaeghe, Laboratoire de Morphologie animale, Université libre de Bruxelles Belgique, 20 Juin 1955
  • The Associated Press news : Alzheimer’s drugs double death risk in elderly : “Of the 83 receiving drugs, 39 were dead after a year. Of the 82 taking fake pills, 27 were dead after a year. Most deaths in both groups were due to pneumonia. ». Also think about the Viox case and the many death that it trigerred leading to a removal from the market. Selon l’American Journal of Preventive Medicine, 2009; 37: tba, Selon le Centers for Disease Control des USA il y aurait 71.000 enfants par années qui entrent à l’urgence après avoir consommé un médicament
  • Préambule adopté par la Conférence internationale sur la Santé, New York, 19-22 juin 1946; signé le 22 juillet 1946 par les représentants de 61 États. 1946; (Actes officiels de l’Organisation mondiale de la Santé, n°. 2, p. 100)

 

Glossaire des expressions et de leur signification

 

  • Besoins/éléments fondamentaux : Se nourrir, se vêtir, se loger, se faire aimer, aimer à son tour, poursuivre un idéal de perfectionnement, détenir des possibilités d’avancement (notion de liberté).
  • Ce que nous sommes… : Phénomène de nous-mêmes perçu par le regard ou l’opinion humaine. Évaluation subjective de notre valeur en milieu social et des buts de notre existence par rapport à ce même terme. Définition consciente de l’individu par rapport aux idéaux imprégner en lui par son éducation et les influences subies au cours de sa vie. Aboutissement de la définition sociale de l’individu.
  • Condition naturelle de la Terre : Supposant un équilibre a priori de la répartition des substances que contient la Terre, la condition naturelle sous-entend un arrangement fidèle à ce idéal a priori. Une dégradation de la condition naturelle suppose un déséquilibre et un éloignement face à cet idéal qui sert de modèle équilibré de référence.
  • Conscience : Partie de notre psyché dont nous sommes conscients, dont nous pouvons témoigner sans problème. Aspect autonome de la pensée humaine, qui nous permet de prendre des décisions. Dans cet ouvrage « la conscience » est en opposition à « l’intelligence naturelle du corps », car la première respecte les contraintes sociales d’aujourd’hui tandis que la seconde respecte les contraintes naturelles issues des conditions nécessaires à la vie sur Terre.
  • Corruption par l’argent : Se placer dans un état d’esprit permettant de négliger des valeurs morales élémentaires telles que le respect de l’environnement, la justice, l’équité et le respect d’autrui, dans le but d’obtenir de l’argent ou des ressources naturelles pour des fins privées excessives de ses propres besoins.
  • Déchets ou toxines : Substances accumulées par le corps au cours de sa vie, les toxines pénètrent dans le corps et s’y accumulent. Elles proviennent de différentes sources : alimentation, air que nous respirons, produits pour la peau, etc. Il existe de nombreuses catégories de toxines que j’expliquerai dans un prochain ouvrage.
  • Dénaturation : Éloignement d’instance instance naturelle par rapport à l’idéal a priori d’équilibre que prône la nature dans toute ses schématisations.
  • Dénaturation de l’homme : Perte du contact avec les nécessités fondamentales de l’existence à la faveur d’une surconsidération des éléments superficiels. Éloignement par rapport à notre véritable vocation sur Terre, unique à chacun. Assujettissement généralisé aux valeurs sociales mises de l’avant par les propagandes commerciales et les tendances d’époque.
  • Détournement des éléments fondamentaux de l’existence à la faveur d’éléments superficiels : Nous sommes sur Terre pour vivre l’expérience fantastique de l’interaction vivante bien avant l’invention de l’économie. Pourtant, les gens font passer l’économie bien avant la considération de leurs besoins fondamentaux de premier ordre : qualité de l’eau, de l’air et de la nourriture qu’ils fournissent à leur corps.
  • Éléments superficiels : Tout ce qui n’est pas nécessité fondamentale.
  • État de nature : Vie humaine intégrée au besoin de la nature, mais dont l’épanouissement possible demeure tout de même infini même s’il n’outrepasse jamais le cadre des besoins de la nature. État d’équilibre entre les besoins humains et ceux de la nature. Abolition de l’égo d’État et de l’égo personnel causant le sentiment de liberté de détruire les ressources fondamentales pour son avantage personnel.
  • Force de vie ou élan de vie : Bagage de pureté accumulé par l’organisme qui lui permet de résister à de nombreuses attaques de polluants.
  • Idéal de perfectionnement : chose en laquelle nous nous sentons aptes à progresser et à nous améliorer. Dans la société la plupart des gens prennent pour idéal de perfectionnement l’acquisition de richesse et raffinent les moyens d’en obtenir le plus possible avec le moins d’efforts.
  • Idéal hypothétique de nous-mêmes : Projection lointaine, souvent inatteignable de la somme des éléments sociaux que nous désirons obtenir.
  • Impératif catégorique : Énoncé et définition de l’action morale selon le philosophe Emmanuel Kant : agis selon la maxime dont tu puisses vouloir qu’elle ait valeur universelle, ce qui revient à dire : agis selon la maxime qui puisse se prendre en même temps comme loi universelle de la nature.
  • Le Tout : Le terme « Tout » sous-entend souvent les mots nature et/ou univers. C’est la somme de tout ce qui existe, ainsi que des motivations pour lesquels ces choses existent. Ce mot sert à faire ressortir l’unification entre les différentes instances de l’univers, comme quoi rien n’est isolé, tout est interdépendant, tant dans le cycle de la matière que dans celui du vivant.
  • Nécessités fondamentales : Constatations objectives de la condition humaine sur Terre, éléments à la base de la vie sur Terre : nous mangeons pour vivre et construire notre corps, la nature est notre puits de richesses le plus précieux, nous respirons pour nourrir nos cellules, nous avons la capacités d’apprendre pour améliorer notre sort, nous sommes tous interconnectés autant aux hommes qui nous entoure qu’aux animaux vivants sur Terre, nous sommes capables d’aimer, de fraternité, de partage, d’entraide, etc.
  • Prospérité fondamentale : développement des instances naturelles (espèces, écosystèmes, etc.), développement des facultés chez les êtres vivants, augmentation des productions de la nature, augmentation des ressources de bases nécessaires à la vie, approfondissement de l’équilibre et de la stabilité de la vie sur Terre, évolution fondamentale des être vivants, véritable évolution, sentiment de bonheur profond.
  • Prospérité économique : dégradation des instances naturelles, pertes de facultés chez les êtres vivants, diminution des productions de la nature, diminution des ressources de bases nécessaires à la vie, détérioration de l’équilibre et de la stabilité de la vie sur Terre, MAIS augmentation des valeurs fictives liées à l’argent et à la détention de capital, évolution superficielle extérieure, évolution artificielle, sentiment de bonheur fugace.
  • Qui nous sommes : Noumènes de nous-mêmes en accord avec la définition naturelle de l’individu (vocation définit a priori par la nature). Évaluation humble et objective de nos forces et faiblesses définissant les buts de notre existence sociale (sous-entend une compréhension des buts de l’existence fondamentale.) Notion emprunté au philosophe allemand Emmanuel Kant.
  • Règne des fins : Éventualité selon laquelle les êtres humains parviendraient à vivre dans un monde moral. En respectant l’impératif catégorique, ils deviendraient du même coup honnêtes envers leur véritable nature.
  • Valeur fictive : la valeur d’un individu telle que définit dans le cadre social, principalement par son titre et ses avoirs.
  • Volonté du corps : Le corps possède sa propre volonté et cette volonté ne fait qu’un avec la volonté de la nature. La conscience, dont la volonté de l’homme, doit apprendre à respecter cette volonté du corps.

Notes de bas de page

[1] Remarquez dès maintenant la distance que j’opère entre ces deux éléments que sont le corps et la conscience. Chacun de ses deux univers doit répondre à des contraintes différentes souvent incompatibles dans  la vie d’aujourd’hui.

[2] Par l’expression « contre notre corps », je sous-entends le fait que les gens laissent normalement leurs ambitions, leurs désirs et leur conscience dominer les besoins essentiels et les cycles naturels du corps.

[3] L’état de nature fait référence à un stade présocial du développement de l’espèce humaine. C’est un moment où le langage, la vie en groupe socialisés, les mœurs et l’échange entre hommes n’étaient pas développé.

[4]  Jean-Jacques Rousseau, Discours sur les fondements et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, Hachette Livre, 1997, Paris.

[5] Et nous verrons que cette dénaturation de nos comportements conduit inévitablement à la dénaturation de notre corps jusqu’au développement de maladies dont le cancer entre autre.

[6] Par évolution dans l’état de nature, j’entends un homme qui se perçoit comme partie intégrante du Tout de la nature et non comme entité supplantant les besoins de la nature par les siens. Donc, l’homme intégré à la nature et non la nature intégrée aux besoins de l’homme.

[7] La modeler à nos besoins.

[8]Hippocrate, Des airs des eaux et des lieux.

[9] Emmanuel Kant, Qu’est-ce que les lumières.

[10] Jean-Jacques Rousseau, Discours sur les fondements et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, Hachette Livre, 1997, Paris.

[11] Il est souvent possible de définir une chose selon deux modes de raisonnement différents non équivalents : soit en affirmant l’existence de la chose de par l’observation et l’étude de ce en quoi elle consiste, ou bien, soit en affirmant l’existence de la chose en observant que les conditions qui lui opposées ne sont pas présentes. Dans le premier cas, on parle de définition positive, car la chose est définie pour ce qu’elle est, dans le second cas, on parle de définition négative, car la chose est définie par ce qu’elle n’est pas. Par exemple, pour décrire la beauté, certaines personnes diront qu’une personne n’est pas laide, ce qui constitue une définition négative de la beauté. Cette caractérisation est très loin de l’affirmation positive d’une manifestation de beauté. La même chose se produit pour la définition de la santé. Ce n’est pas parce qu’une personne n’est pas malade qu’elle est nécessairement en santé.

[12] C’est à dire le diabète, les maladies du cœurs, le cancer et autres.

[13] L’exemple du cancer du poumon chez le fumeur en est un des plus convaincants qui expriment cette tendance. Le cancer prendrait des décennies à se développer, mais tout au long de ce temps, le fumeur s’estime probablement en santé malgré un cheminement graduel vers l’état de maladie. La compréhension de l’existence d’une phase transitoire de cheminement vers la maladie est encore difficile à faire accepter au grand publique qui croit que les maladies arrivent soudainement par malchance ou bien encore à cause de leur génétique.

[14] Organisation mondiale de la santé

[15] Préambule adopté par la Conférence internationale sur la Santé, New York, 19-22 juin 1946; signé le 22 juillet 1946 par les représentants de 61 États. 1946; (Actes officiels de l’Organisation mondiale de la Santé, n°. 2, p. 100) et entré en vigueur le 7 avril 1948 à la Constitution de l’Organisation mondiale de la Santé

[16] Les gens se laissent acheter, tout le monde à son prix pour une tâche donnée. Les gens vendent leur vie pour un salaire.

[17] Les gens recherchent à rendre leur vie plus intense par l’ajout d’expériences extérieures que l’opinion publique classe comme étant dignes d’être vécues. Par contre, les gens ignorent qu’ils peuvent rendre leur existence plus intense sous un autre aspect de la vie : la sensation d’habiter le corps. Il est possible d’augmenter la sensation d’exister simplement en se mettant à l’écoute des besoins de l’équilibre qui nous entoure et dont notre corps est le reflet. Cet équilibre est nullement lié à notre subjectivité, mais au contraire, est lié à une schématisation universelle des plus enrichissante et qui demande qu’on s’y abandonne.

[18] Éléments fondamentaux : avoir accès à un environnement pur et être en mesure de respecter son corps ainsi que le monde qui nous entoure.

[19] L’univers et la nature sont pour moi des synonymes général car l’un est surensemble de l’autre. L’univers est l’ensemble universel qui inclut la nature qui n’est qu’une schématisation sous-jacentes. Par a priori, je veux faire ressortir l’ordre naturel sans altération humaine du monde vivant.

[20] Jusqu’à ce que ces rêves entre dans la psychée collective.

[21] Dans l’acquisition de richesses, dans nos acquis sociaux, notre titre, etc. plutôt que dans notre éveil de conscience et l’entretien de nos facultés acquises à la naissance.

[22] Dans le sens où le capitalisme entraîne une détermination de l’individu à la faveur de son intérêt monétaire dans le cadre social, cet intérêt monétaire étant souvent très loin de l’idéal qui serait choisi par l’individu dans un cadre où l’argent n’aurait pas un pouvoir d’autorité, ou du moins, dans un cadre où le pouvoir de l’argent serait grandement amenuisé.

[23] Pour ceux qui auraient lu l’introduction à la Métaphysique des mœurs de Kant, cette phrase est en lien avec le concept de Kant du Règne des fins. Chaque personne doit pouvoir se considérer comme une fin en soi dans un monde qui se veut moral.

[24] Ou la publicité, car la société “éduque” est un grand mot, puisqu’en général les influences sont principalement contrôlées par des entreprises privées qui créent des besoins et conditionnent des comportements chez la population.

[25] La prospérité fondamentale n’est nulle autre que les facultés de l’espèce d’un point de vu de l’évolution naturelle, facultés qui semblent ternies par rapport à des époques passées.

[26] Selon le National Institute of Health and Nutrition, Tokyo, Japan et le National Nutrition Survey du Japon, le nombre d’hommes obèses à doublé pour certains groupes d’âges entre 1979 et les années 2000, surtout pour les 20-29 ans.

[27] On peut aussi affirmer que dans certains cas de désordres génétiques, ce qui cause ces déformations n’est pas un facteur génétique, mais bien l’ajout, chez les parents, de facteurs externes contaminants ou déstabilisant pour la structure génétique. C’est donc dire que bien des gens qui viennent au monde avec des troubles de santé sont en fait des victimes d’un désordre provenant d’une altération du tissu du parent par des substances polluantes aptes à modifier ou dérégler le corps.

[28] Un individu ressent sa santé affectée négativement seulement après un important encrassement de son métabolisme. Donc, cette prise de conscience risque de se produire tard dans sa vie et à ce moment, il sera suffisamment vieux pour se déculpabiliser en mettant ce trouble qui lui paraîtra soudain, sur le dos de sa génétique.

[29] Par « fait de la bonne manière », j’insinue un corps n’ayant pas eu de carences importantes en nutriments et n’ayant pas été soumis à des déséquilibres ayant conduit à une accumulation significative de toxines dans l’organisme dès un jeune âge.

[30] Cette nuance qui engendre de nombreux mal entendu face à la santé fait ressortir toute la responsabilité des parents dans la santé future de leur enfant. On se doit de considérer le droit au développement optimal de l’enfant supérieur à celui du droit des parents de détruire la santé de l’enfant. Pourtant, nous pourrions ici consacrer un ouvrage complet aux comportements parentales qui nuisent grandement au développement des enfants, et par ricochet, à la prospérité sociale.

[31] Selon une enquête réalisée par l’American psychological association, le stress des parents ne passe pas inaperçu des enfants et peut leur causer de la colère, de le peine et d’autres sources de stress.

[32] Recherches sur les interactions biochimiques entre le noyau et le cytoplasme chez les organismes unicellulaires II. Acetabularia mediterranea, J. Brachet, H. Chantrenne and F. Vanderhaeghe, Laboratoire de Morphologie animale, Université libre de Bruxelles Belgique, 20 Juin 1955

[33] Je soutiens la thèse que d’une perspective positive, la nature cherche à engendrer un équilibre le plus profond, complexe (diversifié) et parfait possible. Cela n’étant qu’une manifestation vivante de la schématisation dominant le cycle vivant, l’équilibre de la matière (astres, planètes, etc.) nécessaire à la présence de la vie. L’équilibre menant par la suite à toutes les formes d’évolution respectant le schéma naturel, et donc des « véritables » évolutions, nommées évolutions fondamentales, que je distingue des simples changements, modifications ou évolutions extérieures aux êtres que l’on qualifie trop souvent « d’évolutions ».

[34] L’homme végétal pour une autonomie du vivant de Gérard Nissim Amzallag, , édition Albin Michel, 2003, Paris

[35] Région d’un génome qui regroupe un certains nombres de gènes dont la fonction est spécifique, comme par exemple ici : l’assimilation d’un sucre.

[36] L’homme végétal pour une autonomie du vivant de Gérard Nissim Amzallag, , édition Albin Michel, 2003, Paris

[37] Sur ce point, il est intéressant de lire les œuvres du psychanalyste C.G Jung.

[38] Si l’humain savait se rendre savant en matière des fonctions de chaque animal et de chaque plante de cette planète, il ne fait aucun doute qu’il pourrait produire sa nourriture sans pesticides ni herbicides, mais bien seulement en trouvant la bonne combinaison d’êtres vivants pour engendrer des micro écosystèmes dont les produits seraient de riches récoltes.

[39] Comme lors de la récente crise économique de 2009.

[40] L’esprit humain se plaçant dans la perspective de considérer le développement économique au devant des autres perspectives comme par exemple, la vie sur Terre.

[41] Puisque la société actuelle exige et valorise la prospérité économique bien avant tout le reste.

[42] Prenez le temps de vous informer sur les réalités du monde qui vous entoure, la plupart des espèces de poissons sont à des niveaux si faibles que la pêche commerciale en devient maintenant impossible. Les épiceries vendent de plus en plus de poissons de culture, ce qui fait oublier aux gens que cette denrée sauvage de premier plan n’est plus vraiment disponible pour tous. Sans parler de l’aspect environnemental désastreux des cultures de poissons.

[43] Par divertissements purs, j’entends un divertissement qui n’est pas teinté d’influences économiques dont le but est de nous faire adhérer à telle ou telle pensées favorables à une entreprise ou à un standard de vie dénaturé quelconque. Le capitaliste engendre une contradiction dans notre façon d’agir en lien avec l’idéal que nous recherchons : nous voulons devenir riches pour nous sortir de la condition même que le désir d’être riche crée. C’est-à-dire que nous désirons pouvoir obtenir plus de choses, mais que ce désir d’obtenir plus de choses manifesté à travers chaque humain est à la base de tous les problèmes que connaît actuellement la planète dont la pollution, la pauvreté, les guerres et la faim dans le monde.

[44] Michel Jurdant, les insolences d’un écologiste, les éditions du boréal express, 1976, Québec.

[45] Jean-Jacques Rousseau, Discours sur l’origine et les fondements des inégalités parmi les hommes, Éditions Hachette, Paris, 1997, œuvre écrite par Rousseau en 1755.

[46] Propriété et Capital, Amadeo Bordiga, bibliothèque virtuelle Les classiques de l’université de Trois-Rivières.

[47] Nous reviendrons certainement sur ces notions lorsque le temps de discuter des moyens d’optimiser sa vie en matière de santé sera venu.

[48] Ce qui, une fois véritablement compris ne fait qu’un avec les besoins de l’équilibre de la vie qui nous entoure et ainsi, ne fait qu’un avec la préservation de l’environnement.

[49] J’approfondis cette explication dans la section finale sur le stress que nous imposons à notre corps. Les gens intéressés a approfondir ces notions trouveront bon nombre de réponse dans les oeuvres du légendaire psychanalystes Carl Gustav Jung telle que Dialectique du Moi et de l’inconscient.

[50] Pour penser une décision selon un point de vu universel je vous réfère à la notion d’impératif catégorique élaborée par le philosophe Emmanuel Kant, mais que l’on doit adapter à la réalité écologique d’aujourd’hui. Ainsi, malgré cette adaptation qui n’était peut-être pas anticipé à l’époque de Kant, l’impératif est une maxime si universelle qu’il n’y a nul besoin de modifier sa formulation : agis selon des maximes qui puissent en même temps se prendre elles-mêmes pour objet comme lois universelles de la nature. Formuler autrement on peut aussi dire : je ne dois jamais me conduire autrement que de telle sorte je puisse aussi vouloir que ma maxime soit vouée à devenir une loi universelle (appliquée par tous). Il s’agit par la suite d’évaluer nos gestes dans une perspective universelle à savoir si tout le monde appliquait le même raisonnement que moi, serait-il possible que le monde perdure sans dépérir du point de vu humain, mais aussi du point de vu environnemental – puisqu’on constate aujourd’hui à quel point la qualité de l’environnement détermine la qualité possible de la vie humaine. L’évidence des contradictions entre la manière de vivre de la majorité et les réalités environnementales néfastes qui en découlent signalent clairement notre omission de cette loi d’équilibre universel.

[51] Leur définition personnelle de ce qui constitue l’évolution n’étant pas compatible avec la définition universelle d’une évolution favorable pour tous et incluant l’ensemble du vivant. Ainsi, leurs propres dogmes et fausses croyances engendrent en eux des rêves qui ne sont pas harmonisés avec le premier but de l’existence : vivre en santé, ce qui sous-entend de vivre en équilibre avec la nature.

[52] Je parle ici d’exemples frappants de gens qui nient l’impact de certains comportements sur leur santé. Par exemple, nier l’impact de la cigarette sur leur santé ou bien même étendre ce refus sur leur alimentation, les produits cosmétiques qu’ils utilisent, les impacts de la pollution de l’eau sur leur corps, etc. On pourrait aussi parler de ceux qui nient l’impact néfastes de certains types de pollution ou bien de ceux qui nient l’impact de leurs gestes sur le dénouement futurs de notre planète ou de notre espèce. Ces gens là possèdent une culpabilité intérieure enfouie parfois profondément, mais qui résonne jusqu’à leur conscience de temps à autre, car ils savent très bien que les idées qu’ils ont imprimées dans leur tête ne sont pas sans reproches. Malgré le fait qu’elles soient « considérées » acceptables dans le cadre de l’éducation populaire qu’ils reçoivent dans la société de consommation, elles leurs laissent un malaise.

[53] Par « orientée négativement », j’insinue qu’ils n’apprennent pas à considérer l’idéal possible de leur profession par rapport à une idée plus grande de la vie sur Terre. Au contraire, ils ne font que se soumettre à l’impératif de la structure économique actuelle et de ce fait, ils gâchent une bonne partie de la splendeur qui pourrait découler de leurs actions. Kant parle alors d’individu sous dans l’état de tutelle, voir le texte Qu’est-ce que les lumières.

[54] Alors que nous n’avons jamais été aussi dépendants de nos besoins et des autres qui les comblent.

[55] La plupart de ces personnes étant elles-mêmes avec de gros préjugés à l’égard de ceux qui s’alimentent convenablement. L’attitude rebelle face aux soins de son corps étant pour beaucoup, plus forte et attrayante que l’attitude de la personne à l’écoute de ses subtilités.

[56] Pour plus d’information sur l’alimentation, vous pouvez consulter mon premier ouvrage intitulé Le Guide Alimentaire Rajeunissant, disponible sur mon site web www.alainpaquette.net.

[57] Les gens s’imposent souvent un stress pour accumuler des richesses, puis une fois une certaine quantité amassée, le stress de gérer ou bien dépenser cet argent apparaît. Car de s’être donné tant de trouble à amasser des richesses semble demander que nous nous en donnions autant pour prévoir comment dépenser ce privilège. Alors nous entrons dans l’univers des services et produits offerts. Cela engendre une série de stress inutiles et d’énergies gaspillées à rêver aux meilleurs usages possibles de notre argent puis à les mettre en pratique.

[58] Sur ce, je n’ai fait qu’écouter ma petite voix intérieure qui, lorsqu’on y porte attention et qu’on fait preuve d’honnêteté envers nous-mêmes, nous fait savoir les moments de nos vies qui n’ont absolument rien de bon à nous apporté sur du long terme, les moments où nous ne sommes plus en train d’avancer, mais plutôt de reculer. Tout cela peut se ressentir.

[59] La reconnaissance intensifie le sentiment de l’expérience. C’est en ce sens que plus nous avons de reconnaissance pour quelque chose, plus nous avons le sentiment d’avoir vécu. D’ailleurs, cette reconnaissance est souvent un cliché programmé en vous par les propagandes commerciales des publicités et autres vecteurs tels que les films américains.

[60] Sur ce sujet, je vous recommande fortement le discours sur l’origine et les fondements des inégalités parmi les hommes écrits par Jean-Jacques Rousseau. Les passages qui suivent s’inspire en parti de cette lecture des plus inspirante et enrichissante.

[61] Probable en ce sens que l’humain va s’adapter un jour et j’aime croire que nous améliorerons sans cesse nos sociétés dans le but de régler les nombreux troubles dont je fais pars ici.

[62] Cette notion de limites favorables à sa conservation est d’une grande importance, car elle implique que la liberté de l’homme lorsqu’elle n’est pas tempérée par une connaissance de l’équilibre de la nature, engendre la mise en place de gestes qui nuisent à l’homme plus que cela ne l’aide (malgré que ses intérêts particuliers du moment puisse le convaincre que cela est bon pour lui).

[63] Les amérindiens pratiquaient certaines cultures, mais toujours avec des techniques très harmonisées à l’environnement et qui n’entraînaient que peu de dénaturation du territoire.

[64] Pas étonnant que l’idée que la Terre eut été au centre de l’univers ait perdurée aussi longtemps dans l’histoire de l’humanité. Je soutiens que la conscience humaine implique une forte tendance à l’anthropocentrisme que l’homme doit contrebalancer par le développement de son humilité.

[65] Si chaque humain prenait six heures de sa journée, chaque jour, pour cueillir et ramasser de quoi se nourrir à l’aide de plantes, d’insectes ou de petits mammifères, alors une fois qu’un groupe de plusieurs dizaines d’individus vit ensemble, mais ne pratique plus cette même cueillette sauvage de façon continue, il se crée un grand manque de travail, qui pour être compensé, entraîne l’excès quelque part. Dans la nécessité naturelle, une grande partie du temps était consacrée à l’autosuffisance alimentaire et peu de temps restait pour le reste, ce qui empêchait à l’esprit humain d’avoir le temps de vaguer ailleurs que dans les nécessités de son existence. C’est cette appartenance à la nécessité naturelle qui eut l’effet de conserver l’humain dans son état initial et qui ralentit son développement social durant des centaines de milliers d’années, tout ça, car son esprit ne pouvait vaquer ailleurs librement et devait se concentrer sur l’essentiel : la subsistance. Au contraire, dans la vie sociale, les humains se sont réappropriés du temps en trouvant des manières simples de subvenir aux exigences naturelles du corps en termes d’alimentation À première vu, une solution due paraître idéale pour les premiers hommes : chassons le plus gros gibier. Par contre, la conséquence de ce choix entraîna une alimentation fortement déséquilibré et trop peu diversifiée, ce qui eut comme conséquence de causer des mortalités bas âge et diverses maladies… Encore un message clair qui indique le déséquilibre de cette vie face à l’idéal d’équilibre que recherche la nature. Mais ces premiers hommes n’étant pas plus futés que les hommes d’aujourd’hui, ils n’ont pas nécessairement fait le lien entre leurs maladies et leurs choix de vie.

[66] Jean-Jacques Rousseau, discours sur les fondements de l’inégalité parmi les hommes.

[67] Jean-Jacques Rousseau, discours sur les fondements de l’inégalité parmi les hommes.

[68] Sur ce sujet je vous invite à essayer la lecture de Walden ou la vie dans les bois de Henry-David Thoreau.

[69] Il faut comprendre que lorsque je dis retourner vivre dans la nature,  je ne sous-entends pas vivre seul, mais bien vivre exempt des règles de la société basée sur l’argent. Un homme pouvait bien décider de quitter un petit village pour aller fonder une famille seul dans les bois en parfaite autosuffisance. Parfois même, il se peut que de petits groupes puissent avoir coexistés sans la moindre règle sociale jusqu’à ce qu’un sentiment de manque des ressources apparaissent. Dès lors, c’est la peur du manque qui conduit l’humain à instaurer des règles pour sa sécurité. Le problème de ces règles étant qu’elles n’atteignent jamais l’universalité ni en termes de justice, ni en termes d’équilibre social ou environnemental, elles recèlent l’ensemble des peurs des gens au pouvoir qui veulent se protéger entre eux bien avant d’aider le peuple à atteindre la même aisance.

[70] Ce travail de compensation étant effectué par 2 instances : la nature qui doit dépolluer et gérer nos déchets ainsi que les déséquilibres entre riches et pauvres qui permet au travail humain d’avoir un valeur inéquitable selon la race, la région, le sexe, la fortune familiale, etc.

[71] Une notion que l’on pourrait comparer à la quantité de mouvement en physique, mais où le mouvement est remplacé par l’élan de vie qui anime un organisme. Dans cette analogie, le poids de la bille en mouvement est analogique à la masse de tissus vivant et la vitesse de la boule est analogique à la pureté des tissus. J’expliquerai et utiliserai d’avantage cette analogie dans un prochain ouvrage.

[72] Ses facultés étant analysées par rapport à l’idéal possible de cette personne, donc par rapport à elle-même et non par rapport à qui que se soit d’autres ou par rapport à un standard social quelconque.

[73] Perçu selon le dénouement de la vie de l’individu, la jeunesse est normalement la période où les tissus du corps sont les plus purs mais il arrive que ce ne soit pas le cas.

[74] Elles reconnaissent plus facilement les polluants et peuvent ainsi les éliminer plus efficacement sans compter que les organes n’ont normalement pas de surcharge en toxines et fonctionnent ainsi de manière optimale, bien qu’ils soient très petits et vulnérables.

[75] Ce que nous mettons constamment sur la faute du vieillissement plutôt que sur la faute de l’encrassement du métabolisme.

[76] Comme nous en parlions dans la première section, les parents se suffisent maintenant à assumer des responsabilités économiques et croient que cela constituent l’essentiel de leurs responsabilités. Cela découle de la manière dont la société conditionne les mentalités.

[77] Étrangement, plutôt que de voir comment l’amour à cette époque avait un sens profond et humble disparu aujourd’hui, on se contente de nous faire croire qu’une minorité d’individus déséquilibrés seraient les justes représentants du comportement de l’homme à l’époque où le mot famille signifiait encore quelque chose de sacré pour bien des gens.

[78] Basé sur les principes de l’alimentation rajeunissante. Voir mon autre livre Guide alimentaire rajeunissant.

[79] Sous le terme nature, j’inclus ici la dimension naturelle de la vie qui tient compte des autres instances que l’humanité ainsi que l’instance humaine se référant au rôle social légitime à chacun.

[80] Ministère de la santé de la province de l’Ontario au Canada.

[81] UdeM nouvelles, « Les adolescents devant l’écran risquent d’engraisser », dimanche 19 septembre 2010, 23 :00. http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-de-la-sante/20100920-les-adolescents-devant-lecran-risquent-dengraisser.html

[82] « Emprunter » dans le sens que le corps ira puiser dans ses ressources musculaires l’énergie dont il a besoin et affaiblira ainsi ses réserves en nutriments et sa capacité d’auto régénération.

[83] Le Qui sommes-nous se veut le fruit d’une recherche personnelle humble, honnête et désintéressé d’intérêts extérieurs  pour savoir et trouver l’essence de notre nature propre. Le Ce que nous sommes est simplement l’expression sociale du personnage que nous avons construit pour vivre dans la société et réussir selon les standards sociaux désaxées des lois universelles de la nature.

[84] Ou du moins laisser mourir l’image de moi-même que j’avais associé à ma véritable nature.

[85] Tout ces facteurs seront traités plus en détails dans une prochaine oeuvre qui traite de la purification du corps.

[86]Par attentes inutiles, je sous-entends tout ce qui est au-delà du simple fait de vivre.

[87] Il est à noter qu’il m’a fallu tomber gravement malade et vivre isolé et alité durant plusieurs années avant d’enfin désembourber mes pensées de ce que les autres avaient pu y mettre et, confronté à une mort proche, voir avec honnêteté la partie de tout cela qui était légitime à ma nature. Confronté à la mort, l’homme peut enfin aspirer à l’humilité nécessaire à son existence qui prend fin et apercevoir soudainement ce qui l’a rendu satisfait et ce à quoi il s’est adonné simplement par conformisme.

[88] Il s’agit ici de la description sommaire de deux archétypes d’individu : les dominants et les soumis.

[89] En fonction de leur potentiel propre et les vocations fondamentales qu’ils peuvent percevoir dans leur nature profonde. Seul l’individu peut apprendre à connaître Qui il est, la société ne peut que l’égarer de sa voie véritable dans la forme qu’elle prend actuellement.

[90] La notion de liberté n’ayant aucune référence aux avoirs monétaires, mais plutôt à ceux qui agissent selon l’impératif catégorique définis par le philosophe Emmanuel Kant. Les impératifs sont admissibles dans une perspective universelle équilibrée, je suis donc d’accord avec l’idée que le règne des fins constitue le seul accès possible à une liberté et le rôle de la société est donc de favoriser une dynamique sociale qui permet d’approcher cette éventualité.

[91] Carl Gustav Jung, Dialectique du Moi et de l’Inconscient, Éditions Gallimard, 1964, pages ?

[92] Carl Gustav Jung, Présent et Avenir, 2e éditions, Éditions Denoël/Gonthier, 1962, Paris, p.134

[93] En fonction de leur potentiel propre et les vocations fondamentales qu’ils peuvent percevoir dans leur nature profonde. Seul l’individu peut apprendre à connaître Qui il est, la société ne peut que l’égarer de sa voie véritable dans la forme qu’elle prend actuellement.

[94] De ces trois éléments valorisés, le pouvoir est le plus important, car on le perçoit autant dans la fortune que dans l’attirance sexuelle, mais vu le fonctionnement de nos sociétés et le pouvoir qu’octroie à l’individu la fortune, cet aspect se retrouve souvent le plus valorisé.

 

[95] Carl Gustaw Jung, Dialectique du Moi et de l’Inconscient, Gallimard, 1964

[96] Voir chapitre la dénaturation de l’humanité dans la première section.

[97] Je néglige ce que l’humain pourrait être conduit à aller chercher comme faveur des animaux, qui en soit, présentent des parcelles de personnalité dont un esprit humain est à même de reconnaître les points faibles et les forces exploitables, mais puisque ceux-ci sont si peu naturellement enclin à s’intéresser à l’homme, la tentation d’attirer leur attention dû vite se résorber.

[98] Cette valeur humaine qui dans le contexte naturel n’est guère modifiable et s’apparente seulement à la capacité de cet humain à être mieux adapté à la vie sauvage qu’un autre ne pourrait l’être.

[99] Kant distingue le phénomène du noumène dans le fait que le noumène est ce que constitue la chose en soi tandis que le phénomène est ce que constitue la chose pour quelqu’un qui l’observe ou pour une opinion quelconque, la manière dont elle apparaît à l’observateur. La notion de noumène de nous-mêmes se rapporte à l’éventualité théorique et idéale (utile comme guide) de vivre exactement dans les schémas de l’inconscient dont les fondements (prescience) son pure et hérités de la nature.

[100] La nature conçoit des individus dominants et soumis basés sur leurs forces et faiblesses. Au contraire, la société crée de faux dominants dont le règne est basé sur d’autres conventions : diplôme, ancienneté, contacts, fortune, etc. Alors que le jeune lion devient un chef dès qu’il prouve sa supériorité en lien avec les nécessités de l’existence et la capacité de survie du groupe, la société impose la notion de respect des rapports hiérarchiques artificiels qu’elle met en place. Cela engendre souvent une frustration des individus dominants qui par instinct se perçoivent à des rôles de chefs, mais qui socialement doivent endurer des circonstances d’obéissances qui ne leur sont pas naturelles, tout ça dans l’éventuel but d’atteindre l’état social qui leur semble légitime vu la structure de leur inconscient.

[101] Comprenez encore une fois que sous le terme « idéal monétaire », je sous-entends idéal de représentation des valeurs matérielles, donc de tous genre de consommation que se soit des biens ou des loisirs.

[102] Richard J. Contrada, Andrew Baum, The Handbook of Stress Science: Biology, Psychology, and Health, Springer Publishing Company, 2009 – p.531-532

[103] Évidemment, l’individu vit une évolution des possibilités qui s’offrent à lui, mais cela à souvent tendance à le propulser plus profondément dans l’univers du matériel et à hypothéquer sa capacité de remise en question et d’évolution personnelle. Il est à noter que même l’individu le plus pauvre possède déjà une infinité de possibilités dans la vie, moindrement qu’il en prenne conscience.

[104] Richard J. Contrada, Andrew Baum, The Handbook of Stress Science: Biology, Psychology, and Health, Springer Publishing Company, 2009 – p.531-532

[105] Hormone du stress qui inclut l’adrénaline et la noradrénaline.

[106] Besoins que l’on croît nécessaires à notre existence, mais qui ne le sont pas nécessairement.

[107] Cannon, WB, “The emergency function of the adrenal medulla in pain and the major emotions”, Am J Physiol 33: 356–372, 1914.

[108] David C. Randal, “Discovering the role of the adrenal gland in the control of body function”, Am J Physiol Regul Integr Comp Physiol 287:R1007-R1008, 2004. doi:10.1152/classicessays.00017.2004

[109] National Institute of Health, National institute of Child Health and Human development, September 9, 2002.

[110] Richard J. Contrada, Andrew Baum, The Handbook of Stress Science: Biology, Psychology, and Health, Springer Publishing Company, 2009 – p.531-532

[111] Idem

[112] Les graisses.

[113] Le corps peut fabriquer plusieurs acides aminés grâce entre autre à la transformation des glucides, mais il n’en reste pas moins qu’il y aura toujours les 8 acides aminées essentiels que le corps ne peut fabriquer et qui sont nécessaires afin de constituer l’apport en protéines entières nécessaires à la santé.

[114] Ce n’est pas le nombre absolu de protéines que nous consommons qui est insuffisant, mais bien ce nombre par rapport à l’apport excessif en glucides qui s’y rattache.

[115] Le glutathion est un antioxydant indispensable produit par notre foie dans le but de permettre l’élimination de nombreux polluants qui encombrent le corps.

[116] Paul J. Rosch, MD, “Effects of stress on the cardiovascular system”, Physician & Patient no.44, November 1983.

[117] Il existe différents phénotypes de métabolisme. Selon chaque type, certaines techniques de compensations sont valorisées au détriment d’autres. Je me base souvent sur les cinq catégories de la médecine chinoise pour classifier sommairement les principaux phénotypes possibles.

[118] The Associated Press news : Alzheimer’s drugs double death risk in elderly, Traduction : Les médicaments contre l’Alzheimer double le risqué de décès chez les aînés. American Journal of Preventive Medicine, 2009; 37: tba. Pensez aussi au cas du Viox et les nombreux cas de décès qui ont conduit à son expulsion du marché.

[119] La qualité dans le sens de sa pureté et ainsi de sa capacité à purifier l’organisme.

[120] Dans le sens de moins stables.


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Alain Paquette (Révo) is an author and musician, also teacher and philosopher. His goal is to try to share information that can help build a better world. Follow him on facebook to be updated on new articles posted on his website.

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